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 Noïd Ochita.

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Noïd Ochita
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MessageSujet: Noïd Ochita.    Ven 15 Juin - 14:50


NOM PRENOM
« « Ce n'est pas la race qui fait la personne, c'est le sens que cette personne impose au monde. Mon sens, c'est mon poing dans votre tronche. » »

NOM - Ochita | PRENOM - Noïd| AGE - Réel : Environ 100 ans, mais lui même n'est pas sûr. D'apparence : 18 ans | RACE - Ange déchu | STATUT - Élève  | ORIGINE - Paradis | OBJECTIF(S) - Rencontrer des gens amusants dans cet endroit et apprendre à vivre en communauté

▪DESCRIPTIONS▪



    « Physique


L'image même d'un ange semble être un bel homme, aux longs cheveux blonds qui scintille avec une paire d'ailes d'un blanc immaculé. Ce n'est absolument pas le cas de Noïd. Depuis sa jeunesse, le garçon a toujours marqué sa rupture avec les autres membres de sa race en se coupant les cheveux, les laissant mi-longs, lui donnant un air féroce.
Ses cheveux, à l'origine blonds, se sont décolorés au fil des années, au fur et à mesure de ses expériences sensitives de plus en plus fortes, de même manière que sa peau, qui même après une longue exposition au soleil, reste d'une extrême pâleur.

Noïd est assez grand, surplombant une grande partie des êtres vivants du haut de son mètre quatre-vingt-dix.
Il n'est pas laid, mais n'est pas non plus beau. Depuis toujours, Noïd s'est battu contre « ces critères à la con » selon ses propres termes, en se coiffant comme il avait envie de se coiffer, et en adressant un splendide bras d'honneur à ceux que cela dérangeait.

Noïd s'habille assez simplement, selon ses humeurs. Encore une fois, il n'a absolument rien à faire des conventions. Un jean troué serait pour lui amplement suffisant, tant que sa coupe lui plaît. De la même manière, Noïd serait capable de porter pour tout haut un T-shirt blanc sur lequel il aurait fait des graffitis. Néanmoins, il a un intérêt tout particulier pour ce qui n'est pas dans la norme.

Son visage, en soi, n'est pas moche. Ses traits seraient même assez harmonieux si ils n'étaient pas pourvus la quasi-totalité du temps d'une espèce de sauvagerie qui les déformaient. Par contre, la première chose que l'on remarque lorsque l'on regarde, ce sont ses yeux d'un rouge vif, le symbole des déchus.

Ses ailes, habituellement cachées, sont d'un blanc cassé lorsqu'elles sont visibles, la faute à de nombreux crashs et à de nombreuses blessures qu'elles ont subies lors de combats ou d'âneries du même genre. Et n'espérez pas voir une auréole sur lui. Il l'a abandonné depuis longtemps.

Modification d'apparence du 15 aout 2013 : voir plus bas


    « Ange déchu

La race des Anges serait, selon certaines rumeurs, à l'origine de la religion du christianisme, ce sont des êtres pourvus d'ailes, chargés, à l'exact opposé des diables, d'apporter sagesse et lumière à notre monde. Les pouvoirs d'un ange sont le reflet de sa vertu. Un ange ayant voué sa vie à aider son prochain sans jamais faire passer son intérêt personnel en priorité disposerait de pouvoir qui pourraient sembler divin.
Manque de bol, Noïd a choisi de faire passer sa pomme avant toute chose, jusqu'à abandonner le « Paradis ». De ses pouvoirs, il ne reste qu'une infime partie, qu'il consacre à sa passion, le combat et la destruction.

Son corps n'est plus à proprement celui d'un ange, mais n'est pas non plus celui d'un homme. Il s'agit d'une espèce d'hybride. Tout ne gardant son attribut angélique, qui lui a une certaine supériorité sur tout humain « de base », il a aussi des faiblesses humaines, comme la sensibilité au froid, à la faim, à la chaleur... alors que la seule sensation physique qu'il éprouvait auparavant était seulement la douleur.

D'un autre côté, son corps de déchu lui a apporté quelque chose, c'est l'ouverture de ses sens. Maintenant, Noïd est capable de ressentir le plaisir d'avoir l'estomac plein, celui d'être bien au chaud... et également le plaisir sexuel.

Les anges ayant par défaut une fonction purificatrice, Noïd a gardé cette capacité, aussi, même si cela gonfle l'intéressé plus qu'autre chose, il est capable de lever quelques malédictions, envoûtements... pour peu qu'ils ne soient pas trop complexes ou trop puissants pour ses pouvoirs limités dans la matière. En plus, ça lui file une migraine atroce.

Modification du 15 aout 2013 (voir plus bas) : Angel Shining utilisable

Points faibles [4] :
– Les lieux ou il est encombré. Noïd a besoin de faire apparaître ses ailes pour manifester son plein potentiel. Et des ailes dans un espace trop étroit handicaperont plus qu'autre chose notre petit emplumé. Tant que vous l'empêchez de rejoindre un espace plus grand, vous aurez un avantage énorme sur lui.
– Les attaques de types ténèbres/ enfers... Noïd a gardé, même déchu, son corps de type angélique, alors tout ce qui peut avoir pour effet de le souiller par des effets obscurs sera très efficace contre lui. Ce n'est pas létal, étant donné qu'il a tourné le dos à la lumière... mais atrocement douloureux, et cela le rend extrêmement faible. Une morsure d'un vampire ou loup-garou, par exemple lui pompera sur la durée énormément de ses forces.
– Comme une grande partie des espèces volantes, tout ce qui a un rapport avec l'air. Quelqu'un pouvant, de quelque façon que ce soit, agir sur l'air de manière assez conséquente alors qu'il est en vol, sera susceptible de le faire se crasher assez violemment sur le sol.
– La stratégie. Ce mec cogne, fonce, détruit, pulvérise droit devant lui et sans s'arrêter, mais a une tendance a ne pas réfléchir DU TOUT pendant les combats. Alors vous pourrez l'attirer dans une piège bien aisément... Pour vous donner une idée, des anges cherchant à le mater ont déjà réussis à le capturer avec un filet pour oiseaux géants.

Points forts [3] :
– La puissance. Tant que ce que vous demandez ne requiert pas trop de subtilité, notre emplumé est capable de pulvériser environ n'importe quoi. Il est capable en effet de projeter des vagues d'énergie, de voler à toute vitesse, de cogner avec un excellent crochet du droit... Bref, tout ce qui s'apparente à de la destruction lui convient.
– Le vol. Ayant vécu une grande partie de sa vie au Paradis, […] est très à l'aise dans les airs, il se déplace à toute vitesse, a une grande maîtrise de ses déplacements... Tant qu'on influe pas sur l'air ou il vole, sous risque de crash.
– La sainteté. Ne me regardez pas comme ça, mais […] possède encore ses attributs lumineux, ce qui fait que ses attaques sont extrêmement efficaces contre les êtres de ténèbres, vampires, zombis... Mais en parallèle il y est aussi vulnérable, ce qui en fait une sorte d'épée à double tranchants.

Caractère


Le but de la vie de Noïd peut se résumer en quelque mots : la recherche du contentement. Noïd est en effet à la perpétuelle recherche de la situation la plus agréable pour lui, et cela à la fois au niveau corporel et spirituel.
C'est à dire qu'il râlera toujours si on le force à sortir dans le froid, lorsqu'il commencera à avoir faim, lorsque l'on lui fera manger quelque chose qui n'est pas bon... Par contre il sera en parallèle extrêmement content près d'une cheminée avec le ventre plein. Le plaisir de la chair l'attire également, mais pas autant qu'un humain. Noïd classe ce plaisir au beau milieu de tous les autres qui peuvent le contenter, sans lui donner une extrême importance.
Tant qu'il le pourra, il évitera toujours une source de déplaisir, mais cela ne le rend pas pour autant égoïste. Il est prêt à donner de sa personne pour aider... tant que c'est pas trop gonflant quoi.

Cependant, une chose le fait bouillir, et c'est le combat, ou plus exactement l'exaltation qui est associée au combat. Lorsqu'il était encore au Paradis, le sens le plus tangible auquel il avait accès était la douleur. Alors, de cette douleur, il s'est bâti son plaisir, en se battant contre des anges de plus en plus haut gradés, juste pour l'exaltation de se battre afin d'éviter à son corps la douleur. Même à présent qu'il a accès à de nouveaux plaisirs, celui-la reste son préféré.

Noïd n'est pas particulièrement asocial, mais par contre, n'hésitera jamais à taper sur une personne lambda qui l'énerve (après tout, ça pourrait déboucher sur un combat). Il est également extrêmement individualiste, étant donné qu'il aime montrer aux autres sa différence. Ainsi, les gens qui cherchent à rentrer dans le troupeau ne lui inspirent que du mépris, tandis qu'il estime ceux qui sont capables d'endurer le regard des autres pour montrer leur individualité.

Impulsif, ça il l'est. Très prompt à se mettre en colère, cela ne signifie pas qu'il sois bête. Au contraire, il est même assez intelligent, mais sa doctrine est : Cogner d'abord, réfléchir ensuite, et toujours sans regrets. Cependant il est néanmoins capable de se retenir face aux personnes qu'il estime.

Noïd ne cherche pas la solitude, donc pour peu que vous n'aillez pas peur de l'approcher, et que vous n'ayez pas honte de ce que vous êtes et qui vous rend unique, il est susceptible de se mettre à vous apprécier. Cependant, l'amour est un concept qu'il ne comprend pas, et qui le laisse par conséquent froid. Pour lui, cela se résume à un acte charnel, point.

Matières Favorites [4] :
– Sport (« La ou on est susceptible de vraiment se défouler. »)
– Philosophie (« Quoi, ça vous étonne tant que ça ? Au moins la-bas on peut argumenter à propos de nos points de vues sans que cela ne dérange personne.)
– Arts Plastiques. (« Première fois que l'on m'a encouragé à exprimer ma sauvagerie. Sur une toile, certes, mais c'est mieux que rien. »)
– Maîtrise des pouvoirs (« Parce que l'on rencontre toujours des gens marrants la-bas. »)

Matières Détestées [3]:
– Culture Humaine (« En quoi la culture de ces insectes faibles que l'on m'a demandé de protéger pendant une grande partie de ma vie est-elle sensée m'intéresser? »)
– Sciences Occultes. (« Grosso modo on fait des enchantements et des malédictions. Et je vous rappelle que je peux en lever quelques unes. Donc à la fin du cours, on me demande de lever les enchantements et malédictions. Je DETESTE lever les enchantements et les malédictions.)
– Magies et Sortilèges. (« Je suis NUL en magie. C'est trop compliqué ! Il faut trop réfléchir ! A quoi ça sert en combat? »)


    POUR FINIR ϟ

    PSEUDO - Babybel | COMMENT AS-TU CONNU LE FORUM ? - Grâce à deux amis, Adam et Mizore| AVEZ-VOUS LU LE RÈGLEMENT ? - Imogen est d'akkeure | DES IDÉES POUR AMÉLIORER LE FORUM ? - Heu, eh eh bien sur le coup, non. | PRÉSENCE - Assez actif | D'AUTRES COMPTES ? - Non ^^ | ANCIENNEMENT ? - Non plus !|
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Noïd Ochita
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MessageSujet: Re: Noïd Ochita.    Mer 20 Juin - 3:11

Histoire

- « Vous me gonflez ! En quoi ça peut vous gêner que j'ai cassé ce truc, hein ? Je l'ai protégé votre humain oui ou merde ? »

Noïd était en pétard. Depuis le début de la semaine, cela faisait trois fois qu'il avait été convoqué en conseil de discipline à cause des dégâts collatéraux. La première fois, c'était parce qu'il avait détruit un abribus en protégeant son humain d'une racaille qui voulait lui voler son porte-monnaie. La deuxième fois il avait détruit un bus, ne faisant cependant aucune victimes en protégeant son humain d'un alcoolique.
Et... la troisième fois, il avait seulement détruit une compagnie de transports en communs, toujours en protégeant son humain, cette fois d'une bande de cambrioleurs vu que cet abruti était resté faire des heures sup'.
La faute à son humain de la semaine, qui, alors qu'il avait un métier emmerdant au possible, à savoir bosser dans une compagnie de bus se débrouillait TOUJOURS pour se mettre dans des situations pas possibles.

- « Ce n'est pas la question. Noïd, Nous sommes sensés agir dans l'ombre, c'est pour cela que nous sommes capable de nous dissimuler parmi les humains. », reprit l'ange supérieur chargé de lui faire la morale. « Vos actes montrent aux hommes que les anges existent, à chacun de vos passages nous sommes obligés d'effacer la mémoire des concernés, or vous savez que ce n'est pas bon pour leur santé... »

Noid eut la vision fugitive de son humain en train de s'éclater, un sourire extatique sur le visage, sur une balançoire au beau milieu d'un parc pour enfants et soupira. « Vous auriez préférés que je le laisse se faire voler, voir tué, c'est ça ?

- Ce n'est pas ce que nous avons dit. Mais n'êtes vous pas capable d'intervenir de façon plus... mesurée, Noïd ? »

L'ange aux cheveux blancs regarda avec un mépris certain son supérieur. « Non. Soit je cogne, soit je le laisse se débrouiller tout seul, c'est aussi simple que ça. Quitte à me demander de les aider, autant que je le fasse à ma manière. »

Le responsable du comité disciplinaire secoua la tête, puis finit par donner un coup sec sur la table. « Quand allez-vous finir par grandir ? Le dernier que l'on a eu comme vous, c'était il y a deux mille ans... et il n'a pas vécu longtemps. Nous ne cherchons pas à créer des problèmes, Noïd, mais à les résoudre. »

L'ange aux cheveux blancs frappa à son tour la table, faisant sursauter l'autre. « Et vous voudriez quoi, hein ? Que je devienne un de vos précieux larbins qui ne cause pas de problèmes et dont vous ne vous souvenez même pas du nom ? Alors je vous le dit, vous pouvez vous enfoncer cette idée ou je pense. Plutôt crever. »

Et sans même attendre de réponse de la part de son supérieur estomaqué, Noïd le planta la. Il savait d'avance comment cela allait se produire, il allait recevoir une lettre disant qu'il était suspendu de ses fonctions pour les prochains jours, le temps qu'il réfléchisse.
Et cela serait accompagné d'un scellage partiel encore un peu plus important de ses pouvoirs, en guise de punition. Il connaissait le principe, à force.
Noïd était un ange relativement jeune, il n'en était pas sûr, mais devait avoir environ un siècle à son compteur. Et en un siècle, cela devait maintenant faire la moitié de ses pouvoirs qui étaient scellés.
C'était la manière qu'avait le Conseil Supérieur de gérer les belligérants. On scellait au fur et à mesure les pouvoirs des rebelles, de manière à minimiser les dégâts et à les faire changer d'attitude. Et si ce n'était pas le cas, l'ange continuerait de s'affaiblir petit à petit, jusqu'à finir entièrement scellé, en corps, en pouvoirs, et en volonté.
Voilà ce qui l'attendait vraisemblablement, car dans tous les cas, Noïd préférait ce sort à une éternité à courber la tête et à obéir aux ordres.

L'éternité, c'était trop long. Au bout de cinq décennies, il s'ennuyait déjà, alors s'il continuait comme ça pour toujours, il finirait par devenir fou. Un ange fou privé de ses pouvoirs. Triste futur.
Noïd lâcha un juron, arrachant un regard outré aux anges qu'il croisait, alors qu'il se rapprochait de chez lui.
Encore une autre raison qui faisait qu'il détestait cet endroit. Ils étaient tous les mêmes, avec leurs préceptes idiots, à croire qu'ils avaient un balai dans les fesses tellement ils étaient coincés. Ici, personne ne le comprenait, et chacun n'hésitait pas à dire du mal de lui derrière son dos.
Tout, ils n'étaient que des vermines qui ne faisaient qu'obéir aux ordres.
Et lui... il n'avait que deux possibilités. Devenir l'un deux ou se faire sceller, sachant que rien que l'idée de la première le faisait vomir.

Noïd déploya ses ailes en sortant du bâtiment, et d'une brusque poussée sur ses jambes pris son envol. Voler, même si c'était quelques instants, lui faisait toujours un bien fou.
Pendant quelques minutes, l'ange aux cheveux blancs vola paresseusement. Il ne se pressait pas, pour apprécier ce temps de silence, mais néanmoins, il ne pouvait pas se permettre de trop traîner, pour la simple raison qu'il savait par expérience qu'ils n'allaient pas tarder à lui sceller une partie de ses pouvoirs. Et que cela se traduisait par une soudaine faiblesse, donc il risquait de se crasher assez violemment s'il était en vol à ce moment la.
L'ange aux cheveux blancs se pose à côté de son logement. Grosso modo, c'était une espèce de baraquement, qui tenait à peine debout. L'habitat d'un ange était proportionnel à son grade, pour encourager à bien travailler. Encore une idée du Conseil Supérieur.
Pour sa part, Noïd se foutait totalement de son confort. La seule sensation physique qu'un ange pouvait ressentir était la douleur, alors entre dormir sur un lit moelleux ou par terre, il n'y avait pas vraiment de différence à son sens. Seul comptait le fait qu'il y ait des murs et un toit, afin que les gens ne voient pas ce qui allait se produire.

- « Paradis ? J'ten foutrais moi... », lâcha Noïd en claquant la porte. Avant de s'immobiliser, en reconnaissant la personne qui se tenait debout dans son chez-lui.

Il s'agissait d'un, enfin d'une ange, à la longue chevelure orange foncée. Elle s'était assise sur le rebord de la fenêtre, regardant les paysages lumineux, mais infiniment trop ennuyeux aux yeux de Noïd, du paradis. Lorsqu'elle l'entendit rentrer, elle se tourna aussitôt vers lui, ses yeux dorés pétillants de joie à l'idée de le voir.

- « Désolé d'avoir fait intrusion chez toi Noïd, mais je ne te voyais pas revenir alors que tu aurai du finir ton service il y a quelques heures, alors... je me suis inquiétée.

- Tch ! Bruna, tu t'es pas encore habituée à ça ? A ton avis j'étais ou ? »

Un vague voile de tristesse sembla recouvrir le visage de la jolie ange, qui le regarda, une mimique préoccupée sur le visage. « ...Encore en conseil de discipline ? Noïd, je...

- C'est bon, pas la peine de poursuivre, je connais le refrain, tu es inquiète pour moi, et tu ne voudrais pas qu'il m'arrive malheur, blabla... », lâcha l'ange aux cheveux blancs. « Pourquoi tu me colles encore ? C'est pas parce que t'étais ma prof particulière pendant mes dix premières années que tu dois te sentir obligée de me suivre, hein. A force, ces abrutis de dirigeants vont finir par croire que je risque de déteindre sur toi. »

Bruna toussota, gênée, avant de reprendre, un sourire aux lèvres. « Tu sais bien que ça ne risque pas d'arriver. J'ai un demi-millénaire de services derrière moi, alors ce n'est pas comme si un gamin comme toi risquait d'être une menace, mon pauvre. »

Noïd étouffa un hoquet ? « Gamin ? Tu cherches à me provoquer, sale mégère ? Je t'en foutrais moi du... »

Elle soupira, ce qui eu l'effet de le stopper net dans sa tirade. Bruna Brumelune était un ange haut gradé, et comme tous les anges de son niveau, elle était chargée, en plus de ses missions d'encadrer un nouvel ange pour lui apprendre le métier. De tous les aspirants qu'elle avait eu, Noïd était le seul qui était considéré comme un « échec » par ses supérieurs, mais il était aussi le seul avec qui elle avait gardé le contact, parce qu'elle considérait qu'elle avait du rater quelque chose quelque part, et qu'elle s'était aussi énormément attachée à lui.

- « Tu comptes continuer comme ça jusqu'à quand, Noïd ? Tu... tu es en train de t'affaiblir, tu le sais bien. Tu veux finir complètement scellé ? »

Il secoua la tête, agacé de dire les mêmes choses à chaque fois. « Plutôt mille fois crever que baisser la tête devant ces crétins du Conseil. A quoi ça sert d'être immortel si on doit passer sa vie à obéir aux ordres, hein ? De toute manière, toi qui est si bien vue par des supérieurs, qu'est ce que tu peux en avoir à faire de mon sort, hein ? Quand je ne serai plus la, tu n'auras plus aucun obstacle à ta carrière si précieuse ! »

Noïd regretta ses paroles dès l'instant ou elles franchirent ses lèvres, mais trop tard. Bruna le regardait, ses yeux dorés rendus flous par quelques larmes, avant de lui envoyer une baffe. Le jeune ange tituba, comme sonné. « Idiot ! Idiot ! Idiot », hurla-t'elle en lui envoyant quelques autres coups. « Ne dis pas de bêtises, Noïd ! Je... je ne supporterais pas qu'il t'arrive quelque chose ! »

Dans la bouche de quelqu'un d'autre, il se serait moqué d'une telle tirade. Mais pas venant d'elle, qui s'occupait de lui depuis qu'il était capable de penser. Noïd ouvrit la bouche, puis la referma, la rouvrit, et la renferma à nouveau. Il ne savait pas quoi dire. Alors il ne dit rien, et se contenta d'essuyer une larme sur la joue de son ancien professeur.
Il était incapable de s'excuser, pas auprès et cela, elle le savait. Mais pour elle, cela valait toutes les excuses du monde. Alors elle l'attrapa, et le serra contre lui, comme on serrait un gamin après l'avoir grondé. Noïd tiqua, mais ne protesta pas. D'abord parce qu'il avait la tête dans la poitrine assez conséquente de l'ange, ensuite parce qu'encore une fois, il ne savait pas quoi dire.
Aussi Noïd la ferma, et laissa Bruna agir comme elle le souhaitait.

Jusqu'à ce qu'un spasme déforme le visage de l'ange aux cheveux blancs, qui repoussa d'un coup la femme qui le tenait dans ses bras. Interloquée, elle recula et... « Pars. », articula Noïd. Il se tenait la tête entre ses bras, et semblait mobiliser toute la force de sa volonté pour se maintenir debout.

- « Mais... Noïd, qu'est ce qui...

- « TU NE COMPRENDS PAS CE QUE JE DIS ? PARS, DEGAGES, FOUS LE CAMP DE CHEZ MOI ! »

Il redressa la tête, et la dévisagea de son regard sauvage. « Je... », commença Bruna.

- « JE T'AI DIT DE DEGAGER ! ».

Il n'arrivait plus à la voir distinctement, mais cela, elle n'avait pas à le savoir. Il pouvait juste deviner les larmes qui avaient recommencé à couler des yeux de son ancienne professeur, à peine apercevoir sa silhouette lorsqu'elle partit en courant.
Noïd patienta quelques secondes, et se laissa tomber sur le sol. Il avait mal, beaucoup trop mal. Le Conseil Supérieur avait commencé le scellage de ses pouvoirs, et cela était toujours assez douloureux pour le jeter au sol.
L'ange commença à gémir, et se détesta aussitôt pour ce signe de faiblesse. Bruna n'avait jamais du vivre ça, et il ne voulait pas qu'elle sache ce que ça faisait. « Je déteste que l'on me voit faible ! », pensa Noïd. Oui, il s'était montré brusque en foutant dehors Bruna.
Mais... il ne voulait pas que quelqu'un le voit comme ça. Surtout pas elle.

*******************************************

- « Foutue pluie... », marmonna Noïd, tout en se protégeant les yeux de la main droite. La pluie ne lui donnait pas froid, mais gênait tout simplement sa visibilité, ce qui pourrait l'empêcher d'apercevoir une menace éventuelle pour sa cliente du jour.

Tout s'était déroulé comme il l'avait prévu, il avait été suspendu pour trois jours, dans un maigre espoir qu'il se mette à regretter ses actes. Non, il ne regrettait rien, il était juste en colère contre ceux qui l'avaient forcés à ramper durant la nuit entière en se tordant de douleur. Le drain devenait de plus en plus douloureux au fur et à mesure des jours. Il avait fini la nuit en pleurant à moitié, de douleur et d'humiliation. Combien de temps il pourrait tenir comme ça ?
Et Bruna... il ne l'avait revu qu'une fois depuis, l'espace d'une dizaine de secondes. Il volait un peu, pour chasser ses idées noires, enchaînant les pirouettes à toute allure. Et elle était en train de rentrer, probablement de retour de mission. Sauf que dès qu'elle l'avait aperçu, elle avait aussitôt fait demi-tour, tout en accélérant, pour disparaître de sa vue.
...Merde, il avait été injuste avec elle, et il le regrettait. Mais c'était la seule solution pour qu'elle parte sur le champ. Il faudrait qu'il s'excuse. Ce serait dur, mais si il ne le faisait pas, ce ne serait plus jamais comme avant, et même s'il prétendait le contraire, Noïd ne voulait pas perdre la seule personne du Paradis qui lui témoignait vraiment de l'amitié.

Le jeune ange sursauta, en se rendant compte qu'il avait perdu la femme qu'il devait protéger cette semaine de vue. Il avait repris le travail il y a quelques heures. Sa cliente était, selon ses critères, complètement space, au vu de sa manière de se déplacer sur la pointe des pieds et de rester en dehors de chez elle tard le soir.
Parce que oui, il était facilement vingt-trois heures, il faisait nuit, et on était un jour de pluie. Quelle personne NORMALE serait encore dans les rues à cette heure la ? Noïd bondit de sa cachette, à savoir derrière une poubelle, et tenta de retrouver du regard la célibataire Mélanie Crimmens. Avec cette pluie, ce n'était pas évident-évident, mais heureusement, ladite célibataire portait un parapluie rose bien moche, mais aussi très repérable.
Noïd était, aux yeux des humains, représentés pour la journée par un mendiant habillé de loques. Cela permettait d'être discret, ça c'était pratique, mais par contre, si elle se rendait compte qu'un type pareil la filait, elle s’inquiéterait très probablement, alors l'ange était obligé de se montrer discret.

Sauf que la,apparemment, elle aussi était en train de suivre quelqu'un. L'ange eux cheveux blancs tilta en s'en apercevant, mais apparemment, sa cliente filait un homme, probablement beau selon les critères humains. Le genre de mecs aux gros biscotos et aux cheveux longs auxquelles les dindes sans cervelles s’accrochent. C'était le genre de la cliente, ou... ?

Noïd n'eut pas le loisir d'approfondir sa réflexion. Mademoiselle Crimmens venait d'arriver à la hauteur du type, et avec une force qu'il ne lui soupçonnait pas, elle l'avait entraîné dans une ruelle sombre. Ça compliquait sa tâche, car dans ce genre de ruelle, se planquer pour lui serait mission impossible.
Noïd vérifia qu'il n'y avait personne aux alentours, puis fit sortir ses ailes. En un sens, la pluie l'arrangeait, car au moins, les caméras de sécurité ne le filmeraient pas. Quelques battements d'ailes plus tard, Noïd était sur le toit d'une maison adjacente, observateur discret de la situation.
Qui était franchement pas banale.
L'homme inconnu s'était fait plaquer contre le mur par l'inconnue qui... lui léchait la joue ? Urk, mais c'est dégueulasse ! L'homme lui-même semblait gêné « Mais voyons mademoiselle, je ne vous connaît même pas, d'habitude ça ne se fait pas comme ça ! »

Sauf qu'elle ne semblait pas l'écouter. « Tu...as l'air délicieux. Et j'ai faim... », ce qui arracha un « Vous m'en direz tant. » de l'homme, en train de jauger les courbes de l'inconnue, ses hanches sensuelles, ses longs cheveux gris soyeux, ses dents pointues et... Heu ?
L'homme cria. Mélanie Crimmens avait sens dents qui grandissaient, alors qu'elle était en train de changer d'aspect, de la fourrure envahissait son corps, ses vêtements se déchiraient, alors qu'elle devenait plus trapue, plus... animale.
Et que le loup qu'elle était devenu venait de planter ses crocs dans la gorge de l'homme. Le hurlement devint un gargouillement, de plus en plus faible, qui finit par s'éteindre, alors que la louve buvait le sang qui s'écoulait de la plaie.

- « Vache... », murmura Noïd, sidéré, en voyant le carnage qui était en train de se dérouler. Elle était en train de dévorer le cadavre encore chaud de l'homme. Il n'avait pas à intervenir, tant qu'elle était en sécurité, mais voir cela était assez déroutant.

Il venait d'apprendre quelque chose en croisant son premier Lycanthrope. Les humains... n'était pas les seuls êtres vivants doués d'intelligence sur terre.
Pour une fois, le reste de sa mission, se déroula sans problème majeur, sa cliente étant apparemment plus du genre à bouffer qu'à se faire bouffer. Aussi, lorsqu'il retourna dans au Paradis, il n'eut pas besoin, fait exceptionnel, de passer par le conseil de discipline.
Pour une fois qu'on lui foutait la paix... Vu qu'il avait du temps, Noïd résolu de passer par la bibliothèque, histoire d'étudier ce qu'il avait vu. Son grade ne lui permettait pas d'accéder à tous les ouvrages, mais c'était mieux que rien.
Après tout... si les lycans existaient vraiment, il n'y avait pas de raisons pour qu'ils soient les seuls. Ça valait le coup d'être vérifié en tout cas.

*******************************************

- « Quel est l'imbécile qui lui a confié cette personne à protéger ? Il n'était pas censé savoir, ce n'est qu'un ange du plus bas rang ! »

Le Conseil Supérieur était en ébullition, les anges principaux en étaient presque à s'arracher les cheveux de hargne. Le secrétaire consulta ses dossiers, avant de répondre.

- « Mélanie Crimmens est devenue lycanthrope depuis moins d'une semaine, la note n'a pas du être transférée au service concernée à temps. », dit-il d'une voix égale. « La question est qu'est ce que l'on va faire ? Ce secret fait parti des mieux gardés, et il a commencé à se renseigner à ce sujet. »

Un ange, un nouveau venu leva la main. « On pourrait l'intégrer dans les plus hauts rangs ? Comme ça cela ne nous poserait pas de problèmes qu'il sache quoi que ce soit.

- Ne dites pas de bêtises ! », le reprit l'ange supérieur. « Noïd Ochita est depuis le début un élément instable, je ne compte plus le nombre de fois ou on a du passer derrière lui pour effacer ses erreurs ! Que penseraient les autres anges si nous faisions ça ! Je pose un veto sur cette idée ! »

C'était une réunion d'urgence, les huit anges principaux, dont deux nouvellement gradés s'étaient réunis pour trouver une solution à cette situation, pas habituelle. Un ange, jeune et surtout de bas rang venait de découvrir l'existence des monstres, des non-humains.
Si la nouvelle se répandait que d'autres créatures qu'eux disposaient de capacités surhumaines, leur autorité en pâtirait. Surtout si on découvrait que la plupart de ces créatures, comme les lycans par exemple, étaient capable de les tuer, alors qu'ils étaient censés être immortels.

- « Je ne vois qu'une solution. », dit lentement le doyen du conseil. « On ne peut pas espérer qu'il se taise. De plus, cet ange nous dérange plus qu'autre chose. Pourquoi ne pas le sceller définitivement ? »

Les deux anges arrivés se crispèrent, l'un pris la parole. « Attendez ! Déjà le processus de scellage partiel est terriblement douloureux pour l'ange, alors si vous décidez de le faire totalement, il n'y résistera pas, et mourra !

- Y a t'il tellement de différence entre le fait d'être scellé ou de mourir ? », reprit l'ancien. « Dans tous les cas, cela reviendra au même pour lui. Même mieux, cela lui évitera de passer une éternité à souffrir, scellé.

- Je suis d'accord », dit un autre ange.

- « C'est la seule solution que j'entrevois. », admis le secrétaire.

- « En effet, c'est l'unique possibilité. », dit encore un autre.

- « De toute manière, ça ne sera pas une grande perte. D'accord également.

- Pour moi, c'est bon aussi. Mais nous avons besoin de votre accord à vous deux également, les nouveaux. »

Un silence plana pendant quelques secondes, un silence très pesant. Puis le nouveau qui avait pris la parole se jeta à l'eau, en levant une main timide, et en ignorant soigneusement le regard de l'autre nouvelle, la seule qui était restée muette. « ...Je soutiens. », murmura t'il, comme si le fait qu'il le dise moins fort pouvait minimiser la portée de ses paroles.
Le doyen se tourna vers la dernière ange. « Il ne nous manque plus que votre voix.

- Veto. », dit-elle simplement.

Un silence interloqué plana lorsqu'il Bruna Brumelune articula ce simple mot. « Ah...c'est vrai. Vous êtes proche de ce Noïd. », dit le doyen d'une voix suave. « Mais... vous savez qu'il n'est pas heureux ici, et je pensais que vous voudriez faire passer l'intérêt du Paradis avant le votre, Bruna. Ou alors, peut-être avez-vous d'autre arguments ?

La jolie ange aux cheveux foncés dévisagea son aîné, une vague impression de mépris profondément ancrée sur le visage. « Tout d'abord, nous n'avons pas le droit de vie et de mort sur qui que ce soit. Les autres raisons, je les garde pour moi, mais retenez juste mon veto. Si c'est tout, je vous abandonne ici. »

Bruna se leva, et sans un mot, quitta la pièce. Juste avant qu'elle ferme la porte, le doyen articula. « Vous devez vous en douter, mais cela ne restera pas sans conséquences, Bruna. Préparez-vous à assumer cela. »

Elle ne répondit pas, et se hâta juste de rentrer chez elle.

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Noïd poussa un soupir de découragement, tout en refermant un livre et en le remettant dans son rayonnage. Il ne trouverait rien ici, apparemment, les anges de son rang n'avaient pas accès à ce genre d'informations.
Il retint un juron, et se dirigea vers la sortie, ou il déploya ses ailes et se prépara à rentrer.
Mais alors qu'il contournait avec aisance un nuage, il se prit à avoir une pointe de regret. Il ne voulait pas laisser cette histoire avec Bruna s'éterniser. L'immortalité signifiait qu'un siècle pourrait s'écouler sans qu'ils ne se parlent.
Il ne souhaitait pas ça.
Noïd s'inclina pour infléchir sa trajectoire, et se dirigea vers les appartements supérieurs.

Il ne venait pas souvent ici, Bruna passant le plus clair de son temps à s'incruster chez lui, l'inverse était rarement le cas. Néanmoins, il y était venu à maintes reprises, alors qu'il n'était encore qu'un angelot, lorsqu'il avait des crises d'angoisse à l'idée de sa tâche et qu'elle l'accueillait sans poser de questions.
Noïd s'arrêta devant la luxueuse maison de Bruna, et toqua légèrement. Personne n'ouvrit.
C'était curieux, elle avait fini son service à cette heure la, alors normalement, cela ne posait pas de problèmes. Ou alors elle l'avait aperçu par sa fenêtre et ne désirait pas lui parler. C'était plus probable, mais aussi plus douloureux d'y penser. Noïd toqua encore quelques fois, avec le fol espoir qu'elle ne l'avait pas entendu la première fois.
Mais la porte resta désespérément close.
L'ange aux cheveux blancs se prépara à repartir, lorsque son ouïe d'ange détecta une chose. Un... râle ? Non, c'était un râle de douleur ?

Tant pis pour la politesse, Noïd actionna la poignée, mais la porte était fermée à clef, alors il leva la main droite, laissant une vague d'énergie la recouvrir, et donna un unique coup. La serrure fut pulvérisée.
Noïd actionna la poignée, et entra en toute hâte dans la maison. Même si cela devait faire une bonne décennie qu'il n'était pas entré, il connaissait la configuration des lieux par cœur. Il se dirigea sans une once d'hésitation vers la chambre à coucher. « Bruna ! », s'exclama-t-il.
Elle était la, vautrée sur le lit, en train de rouler sur elle-même de douleur, tout en se mordant la lèvre afin de ne pas crier. Par contre, les larmes coulaient de ses yeux sans la moindre retenue.

Noïd reconnaissait les symptômes. Bruna était en train d'expérimenter pour la première fois de sa vie le scellage partiel de ses pouvoirs. Mais...pourquoi ? Elle s'était toujours bien comportée, alors qu'est ce qui justifiait une chose aussi atroce ?
Mais il n'avait pas le temps d'y penser, lui aurait voulu tuer n'importe quelle personne qui l'aurait découverte comme ça, mais elle... il savait qu'elle était différente.
Noïd s'assit en hâte sur le lit, à côté d'elle. Il savait qu'elle l'avait perçu, mais elle ne faisait aucun geste pour le chasser. Il déglutit, et la pris dans ses bras. Elle ne résista pas, juste s'accrocha à lui avec une énergie décuplée par la douleur. Et elle continuait à pleurer, les larmes coulant sans s'arrêter sur l'ange qui la tenait dans ses bras.
Et il la berça, pendant de longues heures, lui murmurant, une première pour lui, des paroles apaisantes, lui offrant son bras pour qu'elle puisse le mordre afin qu'elle ne se blesse pas plus en voulant s'empêcher de hurler. Ils restèrent comme cela une bonne partie de la nuit, jusqu'à ce que la douleur s'arrête, et qu'elle reste, aussi soudainement qu'elle était apparue.
Bruna resta, dans une faiblesse extrême, allongée sur le lit. Elle semblait complètement abrutie par ce qui venait de lui arriver.

- « C'est ça... le scellage. Pardon... Pardon Noïd, je ne savais pas que... c'était si difficile. », murmura l'ange. Il en fut estomaqué. Pourquoi ? Pourquoi c'était elle qui s'excusait ?

- « Tu plaisantes... ? C'est moi, moi qui t'ai blessée, Bruna. Je suis désolé de t'avoir dit ça. », elle savait à quel point ces paroles lui coûtaient. Un sourire faible se dessina sur son visage fatigué. Noïd reprit. « Mais...pourquoi ? Toi... pourquoi toi tu as du subir ça ? »

Elle était trop fatiguée pour mentir, elle ne le souhaitait pas de toute façon. Peut-être que s'il réalisait la menace qui pesait sur lui, Noïd chercherait à s'améliorer pour ne plus causer de problème. « Ah. », dit il simplement lorsqu'elle lui eu tout raconté. « C'est encore à cause de moi. Je t'ai blessé... c'est encore à cause de moi. ». Elle se redressa, même si ce fut difficile, et s'exclama « Non ! Ce... Ce n'est pas ta faute ! Ce qui ne va pas, c'est ce système, Noïd ! Je m'en rend compte à prés... », elle s'interrompit. Dans le regard bleu de l'ange qu'elle dévisageait... une petite lueur semblait s'être allumée. De colère ou de sauvagerie, elle n'aurait pas su le dire.

- « On penses pareil alors... », murmura doucement Noïd. « Mais... Bruna. Ils ne s'en tireront... pas comme ça. Pas après ce qu'ils t'ont fait... Je vais... les BUTER ! »

Elle protesta, mais il était déjà dehors. Bruna entendit le bruit des ailes d'un ange qui battaient, de plus en plus inaudible. Il était parti. « Non... », chuchota-elle.

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- « Arrêtez-vous maintenant, Noïd !

- BOUCLEZ-LA, SALOPARDS ! COMMENT... COMMENT AVEZ-VOUS OSE LA BLESSER ? »

Il projeta une nouvelle rafale d'énergie que les anges du Conseil Supérieur en face de lui évitèrent sans difficultés. Ils ripostèrent aussitôt, le forçant d'un battement d'aile à prendre de l'altitude pour esquiver.

- « Nous ne voulons pas vous blesser, alors arrêtez-vous là.

- Pas me blesser ? Vous voulez me sceller, ordure, alors ne prétendez pas que vous vous souciez de moi ! Que ça soit elle, ou moi, ou n'importe quel ange, vous ne vous souciez de personne ! »

La tirade les stoppa nets. Cette nouvelle ne devait pas se répandre, si les anges apprenaient qu'une personne telle que Bruna avait été partiellement scellée, alors ils commenceraient à s'inquiéter pour eux. Bruna incarnait l'excellence pour beaucoup, un modèle irréprochable. Il fallait stopper Noïd avant qu'il ne répande la nouvelle. Peut-être que s'ils le capturaient, et le scellaient, ils pourraient convaincre Bruna de tenir sa langue en disant qu'ils le libéreraient si elle suivait leurs ordres.

- « Qu'espérez vous faire, Noïd ? Vous êtes seul, nous sommes six, et contrairement à vous, nous avons la totalité de nos pouvoirs de disponibles. Rendez-vous, c'est le plus sage. », dit doucement le doyen, en sachant pertinemment que sa réplique n'aurait aucun effet. Et elle n'eut aucun effet. Par contre, la sienne les effraya quelque peu.

- « Et alors ? Oui, vous disposez de pouvoirs qui me dépassent. Mais... même si je suis devenu plus faible, ça ne veux pas dire que vous êtes plus forts que moi ! », hurla presque l'ange, tout en éclatant d'un rire malsain.

Et il chargea. Il fonça dans le tas, frappant, détruisant tout sur son chemin, envoyant des rafales d'énergie, faibles comparées aux leurs, mais qu'ils esquivaient à grand peines. « Les préceptes, les lois, les principes... TOUS CES TRUCS QUI VOUS RENDENT FAIBLES ! HAHAHAHAHA ! » Il s'amusait, il n'y avait pas d'autre mots. Noïd était maintenant envahi de l'exaltation du combat, la joie la plus intense qu'il pouvait ressentir lorsqu'en tant qu'ange, il ne pouvait percevoir que la douleur.
Le premier ange tomba à terre. Les autres le regardèrent, effarés. C'était... complètement illogique. Ce n'était pas de la dextérité qui causait cela. C'était juste... la joie qu'il éprouvait qui faisait la différence ? Et il continuait à rire, alors qu'il distribuait des coups. Jusqu'à ce que le doyen prenne la parole. « Cessez ! Ou alors Bruna en subira les conséquences ! »

Noïd s'arrêta net en plein vol. « Vous... osez... », cracha t'il d'une colère non contenue. « Vous vous abritez derrière elle... ? Pleutres, lâches, pourris, ordures...

- Peut-être, mais c'est nous qui dictons les règles », reprit tranquillement le doyen, plus calme maintenant qu'il avait trouvé un moyen de pression. « Alors si vous tenez véritablement à elle, rendez-vous. Plus aucun mal ne lui sera fait après cela.

- Ils mentent ! », hurla une voix. Tous le monde se retourna. Bruna était la, ses ailes d'un blanc pur pantelantes d'épuisement. « Ils...mentent. Ne les écoute pas. Même si tu te rends, ils m'élimineront dès qu'ils en auront l'occasion... »

Un silence gêné accueilli sa remarque. Noïd, la rage dans les yeux, se retourna vers les anges du Conseil Supérieur. « Vous feriez ça ? Vous êtes vraiment des beaux salauds ! ».
Le doyen redit. « Et qu'allez vous choisir ? Vous préférez que l'on l'élimine tout de suite ou alors qu'elle reste en vie tant qu'elle exécute fidèlement les ordres ? C'est mon dernier avertissement. Rendez-vous.

- Non ! », hurla Bruna derrière. « Je ne veux pas vivre en te sachant mort, Noïd ! »

Il ne savait pas comment réagir. Dans les deux cas, Bruna en subirait les conséquences. Jusqu'à ce qu'une idée lui vienne, si simple qu'il regrettait de ne pas l'avoir eu auparavant. Si simple, mais si lourde de conséquence... Noïd leva le poing.
Une vague lueur déformait ses yeux bleus, mélange improbable entre sérénité et sauvagerie. En cette seconde, Noïd semblait... être autre chose qu'un ange. Un être différent.

- « Au nom des Cieux, moi, Noïd Ochita, j'exprime mon droit de renoncement. »

Tous le monde se figea. Ces phrases... elles faisaient parti du B.A-BA de l'ange. Son dernier droit, celui de renoncer à tout. Des phrases qu'ils apprenaient tout simplement pour la tradition, et que pas un seul pensait utiliser un jour, ce serait-ce qu'à cause des conséquences de ce geste irréversible.

- « Je renonce à l'immortalité, je renonce à mes droits, je renonce à mes pouvoirs... Je renonce à être un ange. Et j'accepte. »

Être mortel. La pire terreur de tous les anges, ce qui expliquait pourquoi ce rituel avait été très rarement utilisé. Ne plus être immortel signifiait vieillir, et cela signifiait également être capable de périr d'une blessure idiote, d'attraper des maladies... De devenir un être proche d'un humain. Et en plus de ça, il y avait...

- « J'accepte les faiblesses, j'accepte les blessures, j'accepte les sensations, j'accepte mon exclusion du Paradis... »

Le renoncement et l'acceptation, les deux parties du rituel qui permettait à l'être de cesser d'exister en tant qu'ange.
Ses cheveux blancs se dressèrent sur sa tête, alors qu'il levait les bras et qu'une fontaine d'énergie s'en écoulait pour se diriger vers le ciel. Il était en train de perdre ses pouvoirs. Et il se tourna vers Bruna, qui étouffa un cri. Ses yeux... Ses yeux d'un bleu profonds étaient en train de virer au rouge vif ! Il lui sourit, conscient que ce serai probablement la dernière fois qu'il en aurait la possibilité. Un « Sois heureuse ! », silencieux fut dessiné sur ses lèvres.
Puis il dit la phrase qui concluait le rituel.

- « J'accepte que moi, Noïd Ochita, soit maintenant un ange déchu. »

Le corps de Noïd se mit à trembler. Il n'était plus un ange au sens propre du terme, maintenant. Le Paradis ne l'acceptait donc plus. Bruna avait la bouche grande ouverte, des yeux qui s'embuaient mais il ne percevait pas son cri. Il percevait juste une chose en fait. Le fourmillement de signaux que lui envoyait son corps et dont il ne comprenait pas la signification ;
L'ange aux cheveux orange foncés vit Noïd devenir flous... jusqu'à ce qu'il ne soit purement et simplement plus la. Noïd avait déserté le paradis.


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- « Gamin ! Gamin, réveille-toi ! »

Il ouvrit les yeux, il se trouvait dans une ruelle sale, et un homme vieux et mal rasé le secouait par l'épaule. Noïd le dévisagea, un peu perdu. Son corps continuait à lui envoyer des signaux, dont le plus virulent était celui du contact de la main de l'homme sur son épaule. Il se dégagea. C'était trop perturbant comme sensation pour durer.

- « Gamin, qu'est ce que tu fais dans une rue comme ça, complètement à poil ? Tu dois mourir de froid ! »

Noïd regarda l'homme, puis se regarda. Ah, en effet, il était nu. Pas plus dérangé que ça, il se redressa. Il sentait une sensation désagréable, qui faisait frémir sa peau et qui le forçait à trembler. C'était ça le froid ? Alors que cela cesse !

- « C'est une fille, c'est ça ? Ça ne peut être qu'une fille. T'as pu te la faire au moins ? »

Noïd, toujours muet, dévisagea son interlocuteur. Qu'est ce qu'une fille venait faire la-dedans ? Il mit quelques secondes à faire le lien avec ce qu'il savait des mœurs humaines. Ah, il croyait qu'il s'était envoyé en l'air, c'est ça ? Peuh !

- « Ce genre de loisirs de bas étage ne m'intéresse pas. », répondit-il fermement, tout en aillant conscience d'être parfaitement ridicule.

L'homme semblait amusé. « Bon, gamin, je vais pas te laisser à poil dans la rue comme ça, viens avec moi. »

Ne sachant pas vraiment quoi faire d'autre, le déchu finit par se dire que ce ne devait pas être pire qu'ailleurs. En plus, si cela lui permettait de mettre fin à ce « froid », alors ce n'était pas plus mal. Ils marchèrent quelques minutes dans les ruelles sombres, les rares passants jetant des regards outrés à Noïd qui leur rendait par un majeur dressé.
Une vieille baraque, à peu près en aussi bonne état que celle qu'il avait lorsqu'il était au Paradis. L'homme lui disait de rentrer, alors il s'exécuta. Aussitôt, qu'il fut rentré, la sensation de « froid », reflua légèrement. L'homme le guida vers une chambre, et se mit à fouiller dans une armoire. « Tiens, mets ça », dit-il en lui tendant un vieux caleçon, un pantalon et une chemise. Le déchu s'exécuta, et lorsque cela fut fait, une délicieuse sensation l'enveloppa. C'était... « la chaleur » ? Lorsque l'on n'avait plus froid, on ressentait « la chaleur », c'était intéressant à savoir. Content de le voir arrêter de trembler, l'homme le guida ensuite vers une autre pièce, une minuscule cuisine ou une femme, pas vraiment belle et surtout un peu âgée, probablement autant que l'homme, épluchait des pommes de terres.

- « Louisa, j'ai ramené quelqu'un, prévoit quelques patates de plus pour ce soir.

- Quelqu'un ? Oh, le mignon petit gamin ! Ou tu l'as trouvé ? »

Noïd, en temps normal, se serait énervé à la mention du « gamin », mais la, il était assez perplexe. Son corps, selon les critères humains, devait avoir l'apparence de quelqu'un d'environ dix-huit ans. Mais ce qui le gênait maintenant, c'est que son corps faisait un bordel monstre, surtout au niveau du ventre. « On parlera de ça plus tard, tu vois bien qu'il est affamé ce gosse ! ».
Affamé ? Il avait faim ? C'était ça ce besoin étrange ?

- « T'excites donc pas, Luciano. Le repas sera prêt dans une dizaine de minutes. Tiens, prends-une chaise le môme, comment tu t'appelles ?

- Noïd.

- C'est pas commun comme prénom ça ! », dit Luciano. « Et tu foutais quoi, tout nu dans la rue Reina ? D’où tu viens ? »

Un vague sourire aux lèvres, Noïd considéra son bienfaiteur avec une vague mimique narquoise sur le visage. « Si je te le disais, tu me croirais pas. On est où ici ?

- T'es chez nous, pardi !

- Je voulais dire, dans quelle ville ?

- … A Rome. »

Oh, en Italie donc. Apparemment, même sa chute n'avait pas eu d'effet sur sa capacité à parler sensiblement toutes les langues. Parce que bon, habituellement, ses clients étaient plutôt aux Etats-Unis, alors il n'était jamais venu dans le coin, mais bon, les anges étaient théoriquement capable de se faire comprendre et de comprendre tout le monde, alors ça ne posait pas vraiment de problèmes.

- « Donc, pourquoi t'étais-la, par terre ? »

Noïd le considéra avec tous le sérieux du monde, et répondit tout simplement. « … Ouais, d'une certaine manière, c'est à cause d'une fille. Mais bon, c'est compliqué.

- « T'as pu te la faire ? », demanda Louisa le plus calmement du monde.

- « Non ! Enfin je veux dire oui ! Enfin non ! »

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Pendant que Noïd découvrait ses sens, il passa quelques jours en compagnie du couple de pauvres travailleurs italiens, Louisa et Lucciano. Mais alors qu'il assistait, blasé de cette scène qui se reproduisait souvent, à une fausse dispute entre les deux, par rapport au sujet épineux de qui allait faire les courses du soir qui de toute manière les conduirait toujours à une partie de jambes en l'air, un autre événement se produisait, quelques rues plus loin.

- « Eh les mecs, eh les mecs... vous avez vu ça ? », dit un voyou qui, sa tirade finie, laissa la bouche grande ouverte, pendant misérablement.

- « Vous la connaissez ? », demanda un autre, qui lui semblait être en train de baver.

- « Tu crois vraiment que si on connaissait une gonzesse comme ça, on l'aurait ramené comme ça ? Atterris mon pauvre ! », répondit un troisième, ne pouvant pas détacher son regard de la « gonzesse » en question.

- « ...et on en fait quoi ? », dit celui qui bavait, une mimique pas vraiment engageante d'affichée. « On peut pas la laisser la comme ça quand même, hein ? »

- « Nooooooon, ce serait irresponsable, totalement irresponsable. Alors...je vous propose qu'on s'en occupe bien tous les trois, hein ? »

Les trois se considérèrent, un sourire pas franchement sain d'affiché. « Ouais les mecs, on va faire ça !

- ...Vous êtes en train de faire quoi la, sérieusement ? », lâcha une autre voix franchement embêtée par les gens qui lui bloquaient le chemin.

Les trois se retournèrent d'un coup, considérant d'un œil vaguement effrayé Noïd qu'il se ramenait, portant un sac de courses vide. Il avait fini par apprendre la géographie des rues, et passer par la lui assurait une poignée de secondes de gagnées, du moins tant que des obstacles humains ne lui bloquaient pas la route.
Autrement dit, rien que l'existence de ces types le dérangeaient. « Vous avez trois secondes pour dégager de mon passage. »
La première fois qu'il avait dit ça, ils avaient rigolé et s'étaient jetés sur lui, ce qui l'avait mis en rogne. La scène qui suivit ce passage ne nécessite pas de commentaires, mais elle a le mérite d'expliquer pourquoi les trois voyous se barrèrent en courant.
Et... libérèrent la vision de Noïd sur la rue, lui arrachant le plus sublime « Oh la vache ! », qu'il ai jamais prononcé, en reconnaissant Bruna Brumelune, allongée par terre.

Aussitôt, il fut à côté d'elle, lui tapotant doucement la joue pour la réveiller. « Bruna, réveilles-toi... Bruna ! »... et devant son absence de réaction, employer une technique un peu plus radicale, c'est à dire la secouer en hurlant « MAIS TU VAS TE REVEILLER, OUI ? ».
Résultat garanti, elle se secoua immédiatement et ouvrit grands les yeux, ce qui provoqua un autre hoquet de surprise de la part du déchu. Les beaux yeux dorés de l'ange aux cheveux oranges foncés... avaient virés au rouge vif, exactement la même teinte que ceux de Noïd.

- « Noïd... C'est toi... ? », dit, complètement groggy, la nouvelle déchue.

- « Mais oui, c'est moi... », grogna l'autre. « Bon, maintenant, tu me dis ce que tu as foutu pour atterrir ici ? Sérieusement, je me suis cassé pour que tu n'ai plus de problèmes, alors... »

Bruna, qui reprenait peu à peu ses esprits, se redressa et le dévisagea, contente de le revoir. « Tu me manquais, c'est tout. Et puis... Aaaah, c'est quoi cette sensation ! Noïd, j'ai un millier de choses à te dire, alors, tu sais que... »

Révisant ses priorités, il tendit un index devant lui, lui imposant le silence. « Il y a plus urgent. Alors suis-moi.

- Plus urgent ? Mais, Noïd... »

Il la dévisagea à son tour, une vague mimique énervée d'affichée. « Oui, plus urgent. Trouver de quoi t'habiller par exemple. »
Elle se stoppa net, regarda son corps, puis Noïd, puis encore une fois son corps, puis Noïd. Avant de pousser un hurlement.

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- « Dites, les vieux, en plus des courses, j'ai du ramener quelqu'un. »

Noïd, pas gêné outre-mesure, venait d'entrer torse nu dans la chambre de Lucciano et Louisa, en train de se faire un câlin bien parti, suivi par une Bruna atrocement gênée, qui portait un T-shirt trop grand pour elle, et trop étroit au niveau de la poitrine.
Bon, au moins, Noïd étant assez grand, cela avait couvert les parties essentielles de son corps le temps qu'ils fassent les courses (le jeune homme ayant quand même traîné Bruna dans le super-marché parce qu'il refusait catégoriquement de revenir sans avoir accompli sa tâche.)
A son entrée, plus surpris que gênés, les deux pauvres se séparèrent précipitamment, arrachant un regard d'incompréhension à Bruna. « Dis Noïd... ils étaient en train de faire quoi la ?

- Un truc d'humain », répondit celui-ci aussitôt. « Louisa, tu pourrais lui prêter des vêtements ? Parce que c'est pas que je me les caille comme ça, mais presque. ».

Lorsque tous les échanges vestimentaires eurent été fait, que par conséquent Noïd ait récupéré son T-shirt. Ils se retrouvèrent tous autour d'une table, un verre d'alcool devant chacun. Ah, l'alcool. Le truc que les anges, qui n'ont jamais rien bu, ne pouvaient pas supporter.
Noïd s'était endormi tête contre la table à la première gorgée la première fois, alors il repoussa prudemment le verre. Sauf que Bruna ne savait même pas ce qu'était de l'alcool, et encore moins son effet sur les anges, alors elle le but d'une traite.
Et elle s'effondra d'un coup sur Noïd, qui ne sut sur le coup absolument pas comment réagir.

- « Mwaha, ta copine tiens aussi bien l'alcool que toi, gamin ! », ricana Lucciano. « Bon allez, tu devrais pouvoir lui filer ton lit pour ce soir, non ? On a pas cinquante places chez nous non plus, hein ! »

C'était en effet exact. La maison de Louisa et Lucciano était carrément minuscule, mais Noïd avait pu récupérer la chambre de leur fils, qui était parti travailler dans l'armée. Alors en effet, ils n'avaient pas de lit en plus à fournir. « Ouais, c'est malin. », grommela Noïd. « Et moi je dors où, du coup ? »
Un regard entendu fut échangé entre les deux adultes. « Avec elle, évidemment ! »

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« J'ten foutrais moi, du avec elle... », marmonna le déchu en allant une fois de plus faire les courses. « Qu'est ce que tu as dit, Noïd ? », s'exclama Bruna à côté de lui. « Rien, rien... »
Lui-même ne savait pas vraiment pourquoi il était gêné. Dormir avec elle, il l'avait déjà fait lorsqu'ils étaient des anges tous les deux, et dans le cas présent, Bruna était tellement bourrée qu'elle n'avait que peu gigoté pendant la nuit.
Mais certains détails avaient changé la donne. Déjà, le lit n'était pas énorme, et en plus, maintenant qu'il était déchu... il avait découvert la sensation de toucher, ainsi que celle de chaleur humaine. De quoi rendre tout ça extrêmement perturbant.
Et au beau milieu de la nuit, alors qu'il ne trouvait pas le sommeil, il avait réalisé encore une chose. Le T-shirt qu'il portait maintenant, pour dormir... elle l'avait porté pendant environ une heure. Et à cette pensée, une bouffée de chaleur qu'il ne comprit pas envahit son visage, l'empêchant, à coup sûr cette fois, de dormir pour le reste de la nuit.

Résultat, il était maintenant à la fois fatigué et de mauvaise humeur. Bruna était en train de s'amuser, en découvrant toutes sortes de sensations inconnues pour elle, comme celle du vent sur son visage, celle de la chaleur qui envahissait le corps après avoir couru, ou encore celle de l'odeur horrible près des ordures.
Les « courses » du jour, consistaient à trouver des vêtements pour Bruna, parce qu'elle ne pouvait décemment pas vivre avec les vêtements de quelqu'un d'autre.
Donc Louisa leur avait confié un peu d'argent pour aller acheter quelques vêtements à la petite.

Bon, après, ils ne roulaient pas sur l'or, alors ils allaient devoir prendre des trucs pas trop cher. Mais alors qu'il s'apprêtaient à rentrer dans un magasin, Noïd aperçu au loin une personne qu'il n'aurait jamais pensé voir ici. Mélanie Crimmens, la seule lycanthrope qu'il savait exister. Celle qu'il avait vu manger sans le moindre états d'âmes un homme. Une espèce de bête sauvage donc. Même de là ou il était, il pouvait voir que la louve semblait... perturbée, comme folle à vrai dire. Elle devait être en recherche de nourriture.
Prudemment, il poussa Bruna dans une boutique. Avec des corps de déchus, même à deux contre un, ce n'était pas sûr qu'ils aient l'avantage, d'autant plus qu'ils ne connaissaient pas les limites des pouvoirs d'un lycanthrope.

Ils finirent pas sortir quelques dizaines de minutes plus tard, portant une quantité de sacs bien trop grandes au goût de Noïd , qui surveilla les alentours soigneusement. Faire ce genre de tâches le gonflait à un point monstrueux, mais bon, il ne tenait pas à ce qu'il arrive quelque chose à... Bruna, l'empotée qui venait de trébucher et qui se serait étalée comme une m... si Noïd ne l'avait pas attrapée en chemin, avec un rictus blasé.
Ouais enfin, qui devait être blasé, mais le contact de la main chaude de Bruna le retourna assez pour qu'il détourne la tête vivement, évitant de peu le torticolis mais esquivant le regard de l'ange aux cheveux oranges foncés, au moins aussi touchée que lui par ce déferlement d'informations sensorielles.

Manque de bol, alors qu'il voulait la lâcher, elle s'accrocha fermement à lui, avec cette force de caractère qu'il lui connaissait depuis toujours, celle qui lui avait permis de mater l'ange aux cheveux blancs à de nombreuses reprises lorsqu'il refusait de l'écouter.
Mais la, c'était dans un autre contexte, autrement plus inattendu et... inconnu ? La forcer à le lâcher étant pour ainsi dire suicidaire, vu comment elle semblait goûter ce flot de sensations nouvelles. C'en était presque... flippant. Surtout qu'elle le dévisageait avec... avec... de l'appétit ?

Inquiet, Noïd accéléra la marche. Peut-être que plus tôt ils seraient rentrés, plus tôt elle lâcherait sa main. Ce flot de sensations n'était pas à proprement parler désagréable... c'était même le contraire. Mais c'était trop intense, cela lui donnait envie de perdre le contrôle de son corps, et cela lui faisait peur, surtout lorsqu'il jetait un regard à la dérobée à la déchue qui tenait se main, il avait envie de se jeter contre elle, de la prendre dans ses bras, de mordre son cou, de respirer ses cheveux de...
Il n'en eu pas le temps.
Dès qu'ils eurent franchit un virage, se retrouvant dans une des ruelles peu fréquentées qui conduisaient à la maison, elle lui sauta littéralement dessus, le plaquant contre un mur et collant avec vigueur ses lèvres contre les siennes. Quelques secondes dans un silence religieux s'écoulèrent, silence qui fut brisé lorsque Noïd lâcha à son tour ses sacs pour empoigner le visage de l'ange et le scotcher littéralement au sien.
Trop de sensations, trop de choses inconnues. Pas un n'était capable de se contrôler, alors qu'ils se rendaient chacun de leurs baisers avec une ardeur démultipliée, alors qu'ils avançaient peu à peu vers la maison. Derrière eux, suffisamment discret pour qu'ils ne le remarquent pas, Lucciano ramassait les sacs tranquillement.

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- « Je sais pas ce que vous avez, vous les hommes à dormir comme ça après l'amour, mais bon, t'es au courant qu'il est une heure de l'après-midi ? », le questionna Louisa. « Ta copine s'est levée à dix heures tu sais ? La elle a dit qu'elle partait se promener. »

Noïd ne réagit pas aux provocations taquines de sa logeuse, et s'assit en soupirant sur une chaise. « Et il est ou Lucciano ? », demanda-il. Louisa le regarda, un petit sourire aux lèvres . « Il dors, pourquoi ?

- Ah... »

Noïd était assez perturbé lorsqu'il repensait à ce qui s'était passé la veille. Etait-ce que c'était l'amour dont tant d'humains parlaient ? Il n'en était pas sûr, après tout, ce qui avait fait office de déclencheur était surtout les sensations auxquels ils n'étaient pas habitués. Leur descente en tant que déchu leur avait au moins apporté ça, leur avait fourni un monde dont ils ne soupçonnaient pas l'existence.
Noïd sursauta en entendant Bruna ouvrir la porte de la cuisine ou il était assis. Elle avait le visage en le voyant d'un rouge soutenu. Clair qu'après ça, se comporter comme avant allait être difficile.

- « Noïd, dehors. Tout de suite.

- Yes, Madame... », lâcha le jeune aux cheveux blancs en soupirant.

Lorsqu'ils furent dehors tous les deux, un silence dans le genre pesant semblait s'être installé. Entre Bruna qui ne savait pas comment lancer la conversation, et Noïd qui se demandait s'il devait trouver une raison bateau pour s'esquiver.
Finalement, Bruna finit par trouver un sujet de conversation :

- « Tu...tu as réfléchi à ce que tu allait faire maintenant ? », demanda t'elle d'une voix hésitante.

- « Ma préoccupation la plus urgente, est si l'on doit se considérer comme un couple si l'on remet le couvert ce so...

- Pas à ce sujet la, idiot ! Je veux dire tu comptes faire quoi de ta vie, maintenant ?

- Je n'y ai jamais réfléchi à vrai dire... », dit Noïd lentement. « Mais c'est vrai que maintenant... On a toute une vie devant nous. Seulement une vie. Ça semble...court. »

Bruna semblait perplexe elle aussi. « Et...on va vieillir aussi. On semble avoir tous les deux dix-neuf ans, mais on ne gardera pas cette apparence toute notre vie, tu le sais, non ? Et... on ne sait rien du monde en plus. »

Noïd, un poil perturbé, tourna son visage vers elle. « Mais tu penses que l'on va garder notre secret combien de temps, Bruna? On vit parmi des humains, mais... tu sais bien que l'on a pas tout perdu en tombant. Tu voudrait qu'on aille faire des études dans un endroit où on se fera traiter de cas sociaux ? »

Bruna l'observa pendant quelques secondes. « Ca...dépend. J'ai entendu parler d'un endroit, lorsque j'étais dans le ciel. Un lycée... enfin une école plutôt. Pour... ceux qui sont un peu comme nous. Des gens qui ont des capacités.

- Une école pour phénomène de foire, hein ? Ils veulent faire quoi, monter un cirque ? », lâcha Noïd, narquois.

- Non, mais nous empêcher de faire exploser une ville par exemple. Ou apprendre à un lycan à ne pas manger n'importe qui n'importe quand aussi. »

Noïd se tourna vers elle. « C'est si commun que ça que ces bestioles bouffent des gens ? » « Plus que tu ne le crois, Noïd. »

Blasé, Noïd se massa les tempes. « En fait, dès que l'on entends parler d'un meurtre sanglant, faut penser lyc... OH PUTAIN ! »
L'ange aux cheveux blancs plongea sur sa compagne, et tous deux roulèrent au sol. La patte griffue qui visait la tête de la femme passa juste au dessus et se planta dans un mur. Bruna poussa un cri de surprise, avant que ses réflexes de combattante expérimentée reprennent le relais.

- « Noïd, en arrière. Attention, il est déjà transformé, donc potentiellement très dangereux, surtout pour nous. Sa morsure pourrait...

- Elle.

- Quoi elle ?

- C'est une fille, je te présente Mélanie Crimmens, Lycanthrope de son état. Bon, quoi à propos de sa morsure ?

- Elle est de type ténèbres, alors... pour nous, des anges, mêmes déchus...

- Ouais, on risque de crever quoi.

- ...Voila. "

Mais déjà la loup-garou attaquait, forçant les deux anges à bondir sur le côtés. Ils échangèrent un regard, croisant leurs vifs yeux rouges. Noïd sentit l'exaltation du combat monter en lui, cela faisait longtemps qu'il ne s'était pas défoulé. Et maintenant qu'il avait ses autres sens, ce plaisir-ci lui semblait encore plus fort, plus brut, plus... bestial.

- « On va se marrer... HAHAHAHAHA ! »

Sans écouter le son de protestation de Bruna, Noïd bondit vers Mélanie Crimmens, accumulant de l'énergie, certes dérisoire comparé à ce qu'il était capable de faire auparavant, mais qui conférait à ses coups une puissance destructrice non négligeable.
Et il commença à cogner, échangeant des coups avec Mélanie avec un certain plaisir. Il savait que la, il se battait pour sa survie. Par conséquent... le taux d'adrénaline était bien plus fort que d'habitude, presque jouissif. D'un pas sur le côté, il esquiva une morsure. Le tout devint plus compliqué lorsque Bruna entra dans la danse, distribuant des rafales d'énergie à tout va.

- « Elle est encore jeune Noïd ! Sa transformation a du être récente, alors... On doit pouvoir gagner !

- Évidemment que l'on peut gagner ! On peut toujours gagner ! MWAHAHA ! », hurla Noïd, toujours ce sourire attaché au visage.

Le combat s'éternisait, chacun groupes ayant un désavantage. Noïd et Bruna n'étaient pas habitués à leur nouveau corps, et la lycan était en désavantage numérique. Par contre, de son côté, elle avait la la faim, qui dictait ses gestes et qui l'empêchait d'hésiter.
Et Bruna commençait à fatiguer, alors que les deux autres étaient infatiguables, absorbés par leur pulsion respectives.
Jusqu'au moment ou Noïd se mangea une droite griffue, qui à défaut de l'assommer, réussit à le sonner pas mal, le faisant tanguer légèrement.
Et pendant qu'il reprenait ses esprits, la louve se jeta sur la personne du groupe la plus sensible aux attaques physiques.
Bruna
Et planta profondément ses crocs dans sa gorge, arrachant un lambeau sanguinolente. Bruna hurla, et s'effondra. Le cri de sa compagne arracha sur le champ Noïd à sa torpeur.
Il considéra, interdit, le corps de Bruna, qui tombait sur le sol. Sa veine temporale tambourina.

- « Toi... JE VAIS TE BUTER, SALETE ! »

Noïd abandonna à cet instant, toute la joie qu'il éprouvait pour ce combat, il abandonna toute logique, il abandonna toute pensée.
Il ne restait que la violence.
Juste la violence.
Mélanie commença à reculer sous les assauts du déchu, dont les yeux rouges se teintaient à présent d'une folie pure et simple. Casser. Briser. Détruire. Pulvériser. Annihiler. Il ne restait que cela.
Et petit à petit, il se mit à dominer, puisant dans de l'énergie qu'il ignorait posséder. Jusqu'à administrer un crochet du droit qui décapita proprement la lycanthrope.
Avant même que le corps de son ennemi se soit écroulé sur le sol, Noïd courrait déjà vers Bruna. L'ange déchue respirait encore. Noïd se servit de ses genoux comme coussin pour la tête de la blessée et... il observa son coup. La plaie, déjà assez grande, noircissait. La malédiction des anges, la vulnérabilité face aux ténèbres. La morsure agissait comme un véritable poison pour son organisme.
Bruna était en train de mourir, il le savait. Et... il ne pouvait rien faire pour empêcher ça. ,
L'ange aux cheveux oranges foncés se savait également proche de la mort, alors, puisant dans ce qui lui restait de force, elle leva le bras pour lui toucher la joue. Aussitôt, le flot de sensations envahit les deux, comme si ils étaient encore la veille, comme si rien ne s'était passé.
Et il l'embrassa, lui disant dans ce dernier baiser combien il avait tenu à elle, son estime, son respect, ses sentiments aussi. Et elle répondit, en disant par ce baiser son affection, ses inquiétudes, et ses sentiments également.
Elle mourut comme cela, touchant du bout du doigt le bonheur auquel elle aspirait.
Noïd maintint le baiser longtemps après sa mort, comme si cela aurait pu lui permettre de rester en vie plus longtemps. Et il pleura.
Longuement.

Lorsque le corps fut devenu depuis longtemps froid entre ses mains, il libéra une vague d'énergie qui le détruisit, répartissant les atomes de la femme qu'il avait le plus apprécié dans l'atmosphère.
C'était le mieux qu'il pouvait faire pour elle.

Il transmit ses adieux à Lucciano et Louisa le jour même. Il allait continuer à vivre, pour elle et surtout pour lui. Et pour cela, une destination s'imposait.
Le lycée Yokai.

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Noïd Ochita
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MessageSujet: Re: Noïd Ochita.    Mer 20 Juin - 3:12

Bon, le tout tenait pas en un seul post, alors j'ai du mettre l'histoire sur un deuxième...

Mais en attendant, j'ai terminé ma fiche ! donc UP =3
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MessageSujet: Re: Noïd Ochita.    Mer 20 Juin - 16:01

Bienvenue sur R+V RPG, Noïd

J'ai lu ta fiche très attentivement, et je te tire une révérence ! Ton histoire était vraiment très intéressante, j'ai croisé environ quatre ou cinq fautes dans toute ta présentation, et niveau pouvoir tu n'es pas de ceux qu'on devrait reprendre, puisque il détient juste une énorme force.

En tout cas, ta présentation était vraiment très agréable à lire, et je t'en remercie.
Je te valide, tu peux aller faire ta fiche de relationship's et commencer à rp :)
Je t'attribue également ton level que tu trouveras dans ta feuille de personnage sur ton profil ;)

Au plaisir de rp avec toi un jour peut être :)
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MessageSujet: Re: Noïd Ochita.    Lun 5 Aoû - 12:03

Un montée d'un demi-niveau pendant l'Event Summer, et d'un niveau complet lors de l'attaque de l'AT. Du rang B+ à S en quelques mois. Tu tabasses, l'angelot.
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Greg Ogramann
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MessageSujet: Re: Noïd Ochita.    Jeu 15 Aoû - 8:54

MAJ du 15/08/13 : rang S, d'où ajout d'un pouvoir et modification d'apparence associée.

Pouvoir supplémentaire : Angel Shining
Les anges de haut niveau sont capables de matérialiser autour d'eux de l'énergie lumineuse très vive... Celle-ci a deux utilités. Un, pendant un combat où cette technique est utilisée, l'utilisateur est protégé de toute technique d'invasion mentale, de malédiction, etc... Pendant le combat seulement. Deux, elle permet à l'ange de se déplacer à une vitesse tout bonnement ahurissante. Suffisamment pour que des yeux ne soient pas capables de le suivre, et que cela fasse plus penser à de la téléportation qu'autre chose. Ce qui se trouve sur sa trajectoire a également tendance à être... pulvérisé. Par contre, il ne peut l'utiliser qu'une fois toutes les vingt secondes... Et surtout, il se déplace tellement vite et en ligne droite qu'il a beaucoup de mal à contrôler sa trajectoire, ainsi que son lieu d'arrivée. Grosso modo, il peut très bien traverser un mur par inadvertance. Ceci reste néanmoins très dangereux pour les ennemis de l'ange.

Modification d'apparence :
Lorsqu'il se bat à sa pleine mesure, Noïd émet passivement de l'énergie lumineuse, qui l'entoure comme un halo, lui donnant pour une fois réellement l'apparence d'un ange. De plus, détail qui a plus tendance à l'embêter qu'autre chose, c'est dans ces moments la que son auréole redevient visible bien qu'il ne le désire pas.
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Noïd Ochita.

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