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 [EVENT HALLOWEEN] "Awh qu'est-ce qu'on est serré au fond de cette boîte !", chante les sardines.

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Lazarus Flanders
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MessageSujet: [EVENT HALLOWEEN] "Awh qu'est-ce qu'on est serré au fond de cette boîte !", chante les sardines.   Mer 30 Oct - 14:06

« Prochain arrêt : rue d'Andromaque. »

Lazarus soupira. Tout était sombre. Le métro humain était tellement mort et sans vie. Et pourtant si animé. Les gens rentraient, sortaient, couraient, stressaient. Ils étaient tout et rien dans les rames de métro. La vie et le vide. Ils étaient vides. Tous. Inexpressifs. Tous cloîtré derrière un masque d'indifférence. Comme des automates qui avançaient dans leur train de vie.

Le train avançait, grinçait sur des rails vieilles et usées. Le sorcier était assis dans un fauteuil, le regard dans le vague. Il n'avait jamais visité cette ville humaine. Pourtant elle était juste de l'autre côté du Kekkai. Jamais il n'avait pensé à jeter un coup d’œil dans les environs et à la visiter, découvrir ses spécificités. Jamais. Jusqu'à il y a quelques jours. Il avait été sélectionné pour une visite scolaire ; et il n'avait pas dit non. Pour prendre l'air. Juste prendre l'air. Sortir. Avoir l'impression d'être libre. L'impression de s'éloigner de ses problèmes. Juste l'impression.

Alors il avait pris la première rame de métro qui venait. Pour aller à un endroit. N'importe lequel. Un musée, un cinéma, un parc. Tout était possible. Il n'avait pas vraiment d'idée sur ce qu'il voulait voir. Alors il laissait la chance agir, choisir à sa place, l'emmener là où elle voulait. L'androgyne se leva et se dirigea vers la sortie.

« Prochain arrêt : Rue du Missionnaire. Attention à la marche en descendant du train. »

Le métro s’arrêta brusquement. Déséquilibré, il se rattrapa à la première chose qui lui tomba sur la main... une paire de sein moelleux. Lazarus mit quelques minutes à comprendre  ce qu'il avait entre les mains. Il se redressa, son regard remontant au dessus de la paire pour enfin apercevoir la propriétaire. Ou le propriétaire d'ailleurs. Qui sait ? Les humains étaient si imprévisibles... Il avait à faire à une demoiselle. Cheveux rouges. Minois fin. Et une grosse poitrine.

« Veuillez m'excuser. Et encore merci de m'avoir soutenu. Votre nom ? »

Neutre. Sa voix était dénuée d'expression. Il recula et se tourna vers les hublots. Noir. En dehors du wagons, tout était sombre, quelques lumières illuminant les lieux. Les gens chuchotaient, s’inquiétaient. Le métro était à l’arrêt. Et ce n'était pas normal.

« Votre attention s'il vous plaît. En raison d'un problème technique, nous sommes dans l'obligation d'évacuer le train. Merci de quitter votre wagon dans le calme. »

Il fallait sortir. La tension montait d'un cran. Enfin... parmi les humains.

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Bruna Brumelune
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MessageSujet: Re: [EVENT HALLOWEEN] "Awh qu'est-ce qu'on est serré au fond de cette boîte !", chante les sardines.   Mer 30 Oct - 18:21

Puanteur, c'était la première chose que l'on remarquait en entrant dans ce wagon. Relent de nourriture, eaux de toilette frelatées, crasse humaine et surtout sueur. Froide. D'angoisse. De chaleur. Pestilence humaine qui pulsait par vagues d'effluves, au rythme des entrées et sorties de la morne foule entassée dans ce wagon.

Pestilence, tout simplement. Luna avait l'impression d'être un loup obligé de se tenir tranquille au milieu d'un troupeau de cochons venant juste de sortir de leur fange.

Une main venant froler ses fesses. Encore.
Et un caleçon qui se contracte comme par magie suivi d'un petit glapissement de douleur. Encore.

Elle jeta un vague regard perplexe à l'homme qui se contorsionnait derrière elle, tout comme les gens autour d'elle, avant de retourner à la morne contemplation de la barre qu'elle tenait. Intérieurement, elle poussa un soupir, peinant à profiter de la douleur dégagée dans cet environnement si humain. Une sortie, oui, elle était d'accord, mais fallait-il vraiment qu'on les lâche dans la fosse aux cochons à l'heure de pointe ? Vraiment. Ce serait un miracle si aucun de ses camarades ne commettait de massacre avant l'heure du déjeuner.

Mouvement de foule, un siège se libéra dans un carré. Elle y prit place, et ce sont désormais ses genoux qu'elle regardait au lieu de la barre. C'était ça ou observer cette foule de victime en puissance et risquer de craquer. Un simple luminaire qui se détachait ou une porte qui s'ouvrait en plein trajet, et l'inertie deviendrait panique douloureuse qui générerait ses propres victimes. Ce qu'elle aimerait revivre ça...

Non. Petite Bruna, chose gentille et mignonne. Calme.

Mais d'un coup, le métro freina. La foule se retrouva brutalement propulsée en avant. Quelqu'uns tombérent parmi les malheureux debout... Et son voisin de devant lui tomba dessus, se raccrochant de la main à sa poitrine.

Luna se sentit rougir sous la colère et la honte en sentant ce type serrer ses seins mais se retint de justesse de le chatrer d'un tour de main - ou de caleçon. Trop de témoins. Elle serait soupçonnée. Forcément. Calme maintenant, lui pardonner. La vengeance était un plat qui se mangeait froid...
Le garçon se releva, rougissant lui-même. Fin d'aspect, il avait les yeux et cheveux bleus et Luna le catalogua immédiatement comme émo-goth riche ou yokai lui même.

« Veuillez m'excuser. Et encore merci de m'avoir soutenu. Votre nom ? »

Sa voix était neutre, posée. L'air de s'en moquer. Elle faillit lui répondre vertement, mais les pleurs de panique d'un enfant un peu plus loin contribuèrent à la calmer avant qu'elle ne céde à cette pulsion.

"Je su..."

Le haut-parleur crachota son texte, la coupant. Le train était immobilisé. Coupure de courant vraisemblablement. Les usagers allaient devoir rejoindre à pied la gare la plus proche. Dangereux, ça. Tout pouvait arriver. Une attaque de rat. Un plafond qui s'écroule. Des rails vicieux qui tordent des chevilles. L'électricité revenant subitement et grillant sur place quelques malheureux. Tout. La faute à pas de chance. En aucun cas la faute de Bruna Brumelune.

Qu'allait-elle bien pouvoir faire de cette foule si proche de la panique ? Perspectives délicieuses... mais d'abord, sortir. Et s'assurer d'un alibi. Ce grand benêt ferait l'affaire.

"Je suis Bruna Brumelune, reprit-elle, devant hausser le ton pour couvrir le bruit ambiant. Est-ce que vous pourriez m'aider s'il vous plait ? Pour sortir d'ici ?"

Elle mordilla sa lèvre inférieure dans une mimique qui faisait d'ordinaire fondre les hommes et renfonça sa tête dans les épaules. Elle regarda l'homme un instant avant de reporter son regard sur ses genoux, l'aveu qu'elle allait faire étant trop gênant pour qu'elle soutienne son regard.

"C'est que... j'ai peur dans le noir..."
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Sven Alexanderson
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MessageSujet: Re: [EVENT HALLOWEEN] "Awh qu'est-ce qu'on est serré au fond de cette boîte !", chante les sardines.   Jeu 31 Oct - 6:13

Le métro japonnais ne valait pas le métro suédois. C'est ce que pensa Sven en entrant dans ce moyen de transport. Les métros suédois étaient de bonnes qualités, beau, rarement bondé, même pendant les heures de pointe. Ce qui tranchait radicalement avec le train délabré, une odeur venant, selon Sven, d'un subtile mélange entre du vomi frais, de l'urine, de l'alcool, de la sueur et quelque chose d'inidentifiable. Quelque chose qui prenait la tête quoi. De la même manière que la foule, qui avec ses va-et-vient ainsi que ses discussions, ne permettait pas au nouveau surveillant de travailler son japonais. En effet, Sven se tenait assis, un manuel de japonnais dans ses mains. Cela ne le tentait guère d'apprendre cette langue qui lui paraissait inaccessible du fait des kanji, mais il devait le faire afin de s'intégrer au sein du lycée et de la société. En attendant il utiliserait l'anglais.

Le train s'arrêta à une station. Sven en profita pour tourner quelques pages de son manuel jusqu'à tomber sur une photo. La photo d'un jeune homme élève du lycée, les traits fins et les cheveux mi-longs. Lazarus Flanders. Il avait reçu l'ordre de surveiller ce jeune garçon après ses derniers agissements au sein du lycée. De manière instinctive, il se mit à toucher Kulis, mise dans son dos pour l'occasion et protégée du regard humain par des runes. Puis commença à rouler une cigarette. Finalement, son travail au sein du lycée ressemblait beaucoup à ce qu'il a fait pendant 13 ans au sein d'Hemlig. De la traque. Sauf que là, il ne fallait pas recueillir une information, encore moins tuer la personne, mais juste la surveiller afin qu'elle ne fasse pas de bêtises. Sven avait l'impression d'être une nounou. Et cela le consternait au plus au point. Mais bon, c'était pour le travail.

Le métro s'arrêta brutalement. Si brutalement que Sven ne put retenir son manuel, qui tomba non loin... de Lazarus Flanders, qui s'était retrouvé dans une position plus qu'étonnante à la suite de l'arrêt du train. À savoir ses mains sur la poitrine d'une jeune femme. De plus, cela ne semblait pas le déranger le moins du monde. La jeune femme allait sûrement lui faire passer un sale quart d'heure lorsque le haut -parleur expliqua la situation. La foule se mit à paniquer presque instantanément à la suite de l'annonce. Quant à Sven, il cherchait un moyen de récupérer son manuel sans que cela n'ai l'air suspect. Ne trouvant pas de solution adaptée à la situation, il s'avança parmi la foule en direction des deux personnes. Devant eux, il marmonna un « excusez-moi » en japonnais et se baissa afin de ramasser son manuel. Seulement, la page ouverte était celle de la photo. Et du coup, ils devaient l'avoir vu. Le jeune suédois se releva, rangea le manuel dans une de ses poches et, par pur réflexe, se mit à vouloir dégainer Kulis. La règle était claire dans la mafia : il fallait tuer tous ceux qui était au courant de la filature, même lorsqu'il s'agissait de la cible elle-même. Il voulait dégainer son arme, mais quelque chose l'en empêchait. La peur. La peur de redevenir celui qu'il souhaite faire disparaître. La peur de se retrouver seul. La peur de devenir définitivement un monstre.

Sven lâcha son arme, alla se placer près de la porte du wagon et alluma une cigarette. Il se devait de poser cartes sur table. Puis, dans un anglais proche de la perfection, s'adressa aux deux jeunes gens.

Sven : Je me nomme Sven Alexanderson et je suis ici afin de vous surveiller, Mr Flanders. Sachez que cela ne m'enchante guère, mais vous allez devoir venir avec moi, ainsi que la demoiselle se trouvant avec vous. Nous allons sortir d'ici, avant que la situation ne se gâte.


Dernière édition par Sven Alexanderson le Jeu 31 Oct - 8:14, édité 1 fois
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Anod Itochi
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MessageSujet: Re: [EVENT HALLOWEEN] "Awh qu'est-ce qu'on est serré au fond de cette boîte !", chante les sardines.   Jeu 31 Oct - 7:20

Le métro japonais est un lieu réellement enrichissant, humainement parlant. Lorsqu'autant d’humains sont compressés dans le même lieu avec l'élégance et le viscosité d'un troupeau de sardines à l'huile, certains comportement ont tendance à apparaître. Des comportements qui révèlent la nature profonde de ces humains, pervers et colériques. De nombreuses bagarres, et des tripotages intempestifs de poitrines et de postérieurs... Tant d'indications sur la sagesse apparente de ces pitoyables créatures... fragiles, mais néanmoins persuadées d'être les plus évoluées dans l'univers. Magnifique paradoxe.

Mais le plus beau restait dans tout cela les réactions des monstres qui tâchaient de se dissimuler et de ne pas révéler leur vraie nature. Dans un lieu qui puait l'humain comme celui-ci, il pouvait être très facile d'avoir envie de lâcher la bride. De, juste une fois, se laisser aller à son instinct et de dévorer tous ces êtres inférieurs... Une fois, juste une fois. Bref, le métro était une vraie mine d'informations psychologiques... Et également un excellent terrain de jeu.
Le psychologue du lycée Yokai, Anod Itochi, envisageait toutes les possibilités avec un vague sourire. Il y avait de bonnes raisons qui justifiaient sa présence ici... Outre l'intérêt psychologique, décrit ci-dessus, la présence d'une certaine élève, Bruna Brumelune, avait éveillé un appétit de prédateur chez lui.

Oh, ce n'était pas ses formes à en faire hurler un mâle en rut, ni son joli minois qui l'intéressaient, mais bien le fait que cette personne était à la fois la seule Origine présente dans le lycée, et également une sorte de réincarnation de la femme que Noïd Ochita, son ennemi juré... avait aimé. En la torturant, non seulement il jouissait d'un plaisir inégalable, mais il torturait également Noïd... Magnifique combo.
Cependant, il devait rester prudent. Bruna Brumelune, ou plutôt l'Ombre qu'elle hébergeait était une adversaire de taille. Il ne pouvait se permettre d'être imprudent. Pour l'instant, il était protégé par le fait qu'elle ne connaisse pas son identité, mais c'était précaire, comme protection... De toute façon, au yeux de tous, il n'était que Anod Itochi, le gentil psychologue du lycée Yokai. Seules deux personnes avaient une idée de ce qui se cachait vraiment derrière ce masque... Et Bruna Brumelune n'en faisait pas partie.

Une main furtive qui vient peloter les fesses de sa cible... Un râle de douleur qui s'en suit. Elle n'était pas femme à se laisser faire.

- « Gazouille, petit rouge-gorge... Profites de tes instants de liberté... », murmura Anod pour lui-même.

Ce fut à cet instant que le métro s'arrêta. Anod se rattrapa in extrémis à la barre, et esquiva la charge maladroite d'un gros porc d'humain, et reprit son observation. Bruna venait de se faire... saisir sans ménagement la poitrine par une autre personne. Lazarus Flanders, élève instable. Anod se souvenait avoir lu son dossier car depuis peu, on disait qu'il faudrait qu'il l'accueille dans son bureau... C'était très intéressant de le voir ici.
Lui semblait se moquer de la situation. Elle était rouge d'humiliation... Anod se régala de se spectacle. Ainsi donc, elle se souciait de son honneur... Ou de sa vertue ? Peu importe, c'était une faiblesse dans une cuirasse. Il pourrait l'exploiter, un jour.

« Votre attention s'il vous plaît. En raison d'un problème technique, nous sommes dans l'obligation d'évacuer le train. Merci de quitter votre wagon dans le calme. »

Un problème technique, hein... ? Très bien, il allait obtempérer. Mais pour l'heure, il y avait plus intéressant. Les humains ne réagissaient pas encore, ne réalisant pas tout à fait ce qui se passait... Mais une troisième personne intéressante était apparue. Sven Alexanderson, nouvellement embauché en tant que pion au lycée Yokai... Lui aussi, on lui avait transmis son dossier, en insistant lourdement sur le fait qu'il exigeait un entretien avec le psychologue... Pauvre petite créature fragile, tu as besoin d'un soutien ? Ne t'inquiètes pas, tu l'auras ce soutien... Le psychologue t'aidera à y voir clair.

Enfin, pour l'heure, il y avait plus urgent. Bruna, instable, fière, prête à tuer. Lazarus, instable, fou, prêt à tuer. Sven, instable, fragile, prêt à tuer... Pauvres personnes, comment allaient-elles gérer la panique ?
Anod compte brièvement le nombre de personnes présente dans le wagon... Quarante-six... Vingt-trois fois deux, dans un espace qui faisait qu'ils étaient serrés comme des huitres. Il pouvait en tirer parti. L'Ombre s'approcha d'une femme, un peu perdue... Et sans même qu'elle se rende compte que c'était lui qui lui parlait, il se mit à lui susurrer des paroles à l'oreille, invisible aux yeux de la masse... Pourquoi le métro s'était-il arrêté ? Il devait y avoir un problème... Un feu, peut-être... ? Ou un tueur à bord... D'ailleurs, cette odeur, n'était-elle pas une odeur de gaz... ?
Elle hurla. Cria qu'elle ne voulait pas mourir, et se rua vers la sortie. L'assemblée trembla... Puis la panique commença à se saisir d'eux. Ils ne savaient pas ce qui se passaient... Mais il se passait quelque chose . Non. Pas la mort, pas maintenant.
Bientôt, ce fut la débandade. La panique la plus totale... Comment est-ce que ces pauvres monstres qu'étaient Bruna, Lazarus et Sven allaient-ils pouvoir gérer cela ? Les humains avaient peur, les humains courraient, bousculaient tout. N'ayez pas peur, mes chous, laissez-vous juste aller...

Anod se fraya un chemin vers yeux, voulant jouer son rôle à la perfection. Il les entoura de ses bras, ces trois pauvres créatures ballottées par les événements. Il parla, obligé de lever la voix pour qu'on l'entende.

- « … Vous trois, surtout ne paniquez pas. Je suis Anod Itochi, le psychologue... Il faut s'extraire du wagon de toute urgence. Je répète, ne paniquez surtout pas ! »

Sauf qu'il avait distillé son aura dans ces derniers mots. Et ce « paniquez-pas », devait sonner dans l'esprit des trois comme... « PANIQUEZ, ICI ET MAINTENANT ! »
Sur des esprits forts comme ceux-ci... Cela ne devrait pas avoir grand effet. A la rigueur, peut-être... créer un vague sentiment de peur chez eux ? Possible, il n'attendait que de voir.
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Bruna Brumelune
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MessageSujet: Re: [EVENT HALLOWEEN] "Awh qu'est-ce qu'on est serré au fond de cette boîte !", chante les sardines.   Jeu 31 Oct - 18:59

Un type qui surgissait de nulle part, roulait des mécaniques au milieu de la foule et déclarait surveiller l'androgyne aux cheveux bleus. "Mr Flanders". Quelqu'un de dangereux, donc.

Bruna se renfonça dans son siège, ouvrant des yeux perplexes ou se lisait l'inquiétude. Ce jeune homme était-il dangereux ? Pour être surveillé ainsi, et par un homme aussi inquiétant, il devait l'être... ou était-ce une erreur ? Il semblait si normal... Mais dans son for intérieur, Luna prenait en note ces informations. Le tripoteur était donc potentiellement quelqu'un de mauvais. Mieux encore, quelqu'un de mauvais au point d'être surveillé. Une proie avec laquelle jouer, donc.... Oh, ce qu'elle aimerait ça. Lui faire payer cet affront dans le sang, et ce avec la bénédiction de Bruna... Aussi tout en jouant la jeune fille effarouchée commença-t-elle à graver dans sa mémoire le minois du jeune homme, ses caractéristiques physiques, ses gestes, tout ce qui lui permettrait de l'identifier dans le futur et de l'abattre une fois ses méfaits confirmés.
.
Quant à sortir accompagné d'eux deux... Excellente idée. Un alibi en or pour appuyer la thèse de la gentille Bruna, même si elle devrait paraitre réticente à l'i-

Un cri d'horreur. Terreur. Claustrophobie galopante, besoin de sortir, de respirer, de vivre. Elle le sentait. Elle tourna brusquement la tête dans sa direction.

La marée humaine, auparavant inquiéte mais calme, commençait à s'agitait. Elle sentait presque physiquement ce pouls humain collectif qui s'emballait. Une chamade endiablée, un rythme effréné qui faisait tressauter les membres et convulser les coeurs. Qui lui donnait envie de plonger ses mains dans cette marée, violemment, de créer de vagues de panique et d'éclabousser les murs de sang. De participer, non, d'amplifier le chaos humain, de tout ressentir encore plus fort, plus vite.

Ses genoux. Regarder ses genoux. Timide et frêle, effrayée de tout. Petite proie perdue.
Petite proie qui sentit quelqu'un arriver, qui sursauta volontairement. Le psy du lycée, un grand homme. Elle croisa son regard, éprouve un vague sentiment de déja-vu. Détourne les yeux. Timidité. Qu'il était impressionnant, cet homme...

Encore un yokai. Vague sentiment d'énervement qui se mêleait à son euphorie ; combien y'avait t il de yokai dans ce wagon ? Avec combien de personnes devrait elle partager ses proies ? Et combien devrait elle en éliminer pour cacher la trace de ses actions ? L'agitation en elle augmente à cette idée ; et si elle lâchait prise ici même ? Devait tous les tuer ? Les exterminer ? Que lui arriverait-elle ? Et comment se vengerait-elle ensuite de l'Ombre qu'elle traquait ? Elle ne pouvait pas sortir de ce wagon sans user de ses pouvoirs, sans se démasquer, sans -

Des innocents. Que des innocents. 

Pensée qui surgit, la calma en même temps qu'elle l'agacait. Des innocents, oui. Luna ne tuait que les coupables. Luna et Bruna devaient tenir... Non. Elles étaient plus fortes que ça, bien plus fortes. Elles avaient déjà vaincu la mort nom d'un chien ! Alors pas de possibilité d'échec : elles allaient tenir.

Alors juste se rassasier de cette panique, de cette terreur. S'en servir pour alimenter le masque. La panique n'est que pour les autres, pas pour elle. Et si son sang bout d'impatience, que ses muscles tremblent d'entrer en action, elle n'a qu'à s'en servir pour rendre son personnage d'élève terrifiée plus crédible encore.

Bruna reléva la rête, étreignant dans le même temps son sac. Ses doigts serraient la bandoulière, serrent au point que les jointures en soient blanches. Son regard alterna entre les deux adultes responsables, cherchant sur leur visage un quelconque réconfort dans les circonstances actuelles. Sortir avec cette foule affolée serait trop dangereux, mais rester ici...

Sortir et pouvoir frapper de façon anonyme  serait un délice. Mais ce sont eux qui doivent en prendre la décision. Elle tend son pouvoir vers les parois du wagon.

"Que devons-nous faire ?" demanda-t-elle d'une voix tremblante. "C'est la panique. Si nous nous levons, les gens vont nous écraser... Et on ne peut pas se servir de nos pouv-"

L'alarme retentit. Une vitre non loin d'eux explosea dans le même temps, alors qu'une des portes péniblement ouverte par les humains se refermait soudainement sur l'un d'eux, entaillant profondément sa jambe. Cri de douleur. De terreur. Un enfant tomba et hurla lorsqu'une chaussure s'abattit sur lui et l'écrasa. Et le sang commenca à répandre son odeur douceatre dans l'air, cuivrée, sucrée.

Bruna trembla sur son siège, se recroquevilla. C'est d'excitation qu'elle tremblait et non pas de frayeur, mais bien malin qui saurait faire la différence.
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Lazarus Flanders
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MessageSujet: Re: [EVENT HALLOWEEN] "Awh qu'est-ce qu'on est serré au fond de cette boîte !", chante les sardines.   Ven 1 Nov - 14:23

La peur. Un sentiment sifflant, rampant et se déplaçant de manière vicieuse. Elle allait ça et là, se glissant dans les cœurs avec plus ou moins de force. Elle y prenait place, s'accrochait. Elle plantait ses crocs dans le cœurs des gens. Surtout les plus sensibles. Alors, eux, victimes, allaient agir. Hurler, courir, pleurer, tuer.

Alors que ferais-tu Lazarus, toi petite bête qui se fait mordre par la peur ? Hurler ? Courir ? Trembler ? Pleurer ? Tuer ? Tout à la fois ?

Oui, bien sur qu'il la sentait se disperser dans ses veines, sans pouvoir l'arrêter. Elle rodait, attaquait. Un virus qui se répandait et qui ne se contrôlait pas. Il avait peur. Mais peur de quoi ? Question intéressante... et sans réponse. Il n'y avait aucune raison d'avoir peur. Des gens du personnel Yokai étaient là. Et puis, il y avait ce Sven, celui qu'on avait collé à son derrière pour éviter qu'il ne fasse du mal à personne. Le surveiller. Comme si c'était quelqu'un de dangereux.

Mais le danger ne venait pas de lui. Il venait des autres. De ces humains qui commençaient à s'agiter, atteints par le virus purulent. Ils criaient secouaient les portes, devenaient violents entre eux. Les instincts de survies se manifestaient, chacun craignait pour sa survie. Des vitres explosaient, le sang coula. Odeur riche et complexe. Odeur de rouille et métallique.  Alléchante. Juste tout simplement sublime. Et ces cris. Terreur. Douleur. Tout se mêlait comme les odeurs de sang qui flottaient dans l'air.

Avec tout ça, il fallait rester calme. Ne pas se laisser envahir. Ne pas perdre le contrôle. Ne pas montrer sa peur. Pour ne pas agir par instinct. L’instinct était là, noir et cruel, attendant patiemment derrière les barreaux. Il attendrait le temps qu'il faudrait. Lazarus n'allait pas rester aussi calme d’apparence. Non non, impossible. Il y aurait cette faille qui s'ouvrirait. Et l'Instinct sortirait appelant la Mort. Et comme une bombe à retardement, le sorcier exploserait. Et cette odeur de sang qui l’enivrait, remontait le long de ses sens, le faisant frisonner.

« Sortons alors. Tentons. »

Sortir. Rester ici se solderait en un échec. Enfin... seulement si ils restaient trop longtemps. Se mêler à la foule inquiète et qui suait l'effroi. Foule de victimes potentielles, foule de souffre douleur. Mais il ne fallait pas se laisser gagner par la peur. Non. Ne pas craquer. Pourtant le sang sentait si bon. Au pire... Il pouvait partir. Tenter de sortir. Les laisser derrière. Et tuer dans l'ombre. Semer sa nounou Sven d'amour et les autres. Et laisser le sang couler. Juste quelques gouttes. Non il ne fallait pas. Surtout pas. Ne pas céder. Ne pas laisser l'Instinct prendre le dessus.

Alors il fallait se mettre parmi eux et se retenir. Être plus fort que ça. Rester pas loin des autres. Surtout du psy qui tentait de les rassembler. Pas loin de cette Bruna qui... tremblait. Avancer. Toujours avancer. parmi ces humains fragiles et peureux.Voir la porte se rapprocher. Et...

Quelqu'un hurla. Qu'il ne voulait pas mourir. Qu'il allait mourir.Qu'il avait une famille. Une femme et des enfants. Qu'il tuerait pour passer devant les autres et sortir. Il poussait, frappant, hurlant, insultant. Sortant un canif de sa poche. Fonçant comme un animal blessé. Fou. dangereux. Il avançait parmi cette foule, arme devant. Un instinct de survie déclenché

Alors que ferais-tu Lazarus Flanders ?

C'était une proie facile. Quelque chose qui parmi la foule n'était plus rien. Le tordre parmi ces gens passerait inaperçu. Ou bien utiliser les ombres et en finir avec sa peur. Trop dangereux. Il pouvait blesser. Faire couler le sang. Facilement grâce au manque d'espace. Il était un danger. Quelque chose qu'il fallait éliminer. Tuer.

Non. Il ne fallait pas. Rester calme. Ne pas agir par instinct. Raisonner ce fou qui risquait de blesser tout le monde.

Raisonner...

Monsieur Itochi. Lazarus le saisit par la manche et le plaça devant lui.

« Psychologue, c'est à vous. »

Lui, qui était un spécialiste serait quoi faire. Et puis... Si blessure il y a, ça sera quelqu'un d'autre.
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MessageSujet: Re: [EVENT HALLOWEEN] "Awh qu'est-ce qu'on est serré au fond de cette boîte !", chante les sardines.   

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