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 Requiem aux damnés [pv Furu]

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Flandre A. Scarlet
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MessageSujet: Requiem aux damnés [pv Furu]    Sam 26 Avr - 7:42


En son antre dévastée, Boucle d'Or était au plus mal. Depuis combien de temps n'avait-elle bu la moindre goutte de sang ? Petit Vampire se torturait en s'assoiffant et retardant l'heure de chaque nouveau repas. Hélas, en cette heure elle n'avait plus la force d'aller chasser en forêt. C'est à peine si elle arrivait à raisonner correctement et mettre un pas devant l'autre. Ses pouvoir l'aidaient à se mouvoir, et donner le change en cours sur une bonne condition. Il lui restait peu de temps pour se décider qui mordre. Elle avait juste la tête ailleurs depuis les récents évènements. Et elle se refusait à aller trouver Jimena, la pauvre humaine en plus de risquer la goulification, retrouverait la mémoire sur d'affreux cauchemars. Flandre aura bien pensé demandé cela à la jeune Furu, qui lui devait un grand service pour la fois dernière. Hélas la donzelle sembla s'être volatilisée. Fut-elle victime d'une des quelques guerres menées contre Antithèse ? Possible, agaçant, ennuyeux, se dit-elle.

Filant sous la douche, en flottant, le mort-vivant allait perdre d'aventure en forces. Là était l'effet néfaste de l'eau sur sa race. Mais de cette faiblesse ridicule elle n'avait que faire. Et tandis que sa carcasse retouchait terre, manquant de s'écrouler sous sa faiblesse du jour, des étincelles bondirent sur sa belle peau. Fort heureusement pour elle, la douleur n'existait pas. Elle laissa le jet d'eau la tremper, dans un même temps elle peinait à se savonner la pauvre. La voir ainsi était écœurant, si triste pour cet enfant qui entretenait une grandeur éteinte depuis fort longtemps. Boucle d'Or rêvassait, entendant des pleurs infinis, des hurlements et autres horreurs sans nom. Son esprit étriquée était au plus mal, sa raison s'effritait et elle ne voulait réveiller sa moitié l'habitant pour être soulagée. Qu'elle dorme la pauvre, pour apaiser sa tristesse. Flandre endossait toujours le pire pour les autres, mais cela personne ne le savait. On ne voyait d'elle qu'une aberration, qu'une cinglée égoïste.

Le titan minuscule trouva la force d'achever son premier travaux du jour. Et se tirant de cet Enfer aquatique, elle y alla doucement pour ne pas aller embrasser le carrelage et s'éclater les crocs. Ses pouvoirs lui reviendraient d'ici peu. Elle ne pouvait qu'attendre et rester forte. Gagnant alors son armoire, l'être impudique se sécha à l'aide d'une serviette d'albâtre et la laissa trainer au sol en véritable déchet. Le ménage de printemps serait pour plus tard. Elle pris son temps pour enfiler sa plus belle tenue, celle qu'on lui connaissait (ici). Il ne lui manqua plus qu'une chose. Chose qu'elle s'empressa d'aller quérir. A genoux devant son lit, elle tira une valise marron en cuir et se releva. Elle était fin prête à sortir. Déportant alors ses petits souliers de pourpre, sans bruit, Petit Vampire filait par la fenêtre. Elle parvint, à défaut de pouvoir voler ou planer, ralentir sa chute. Se faisant elle atterrit sur ses jambes qu'elle dut cependant bien fléchir. Puis elle entamait une marche toute tranquille.

Fin des cours depuis peu, la multitude fondait à son inverse. D'entre la mer de monde, elle se faufila, l'air effrayant faisant s'écarter ces pleutre de son passage. Tous bien censés, et méfiant, ne cherchèrent nullement à savoir ce que contenait son paquet. Flandre avait la réputation d'être dangereuse et excentrique. Son faciès figé, elle terrorisait ces camarades. Non qu'elle ne veuille au fond, simplement qu'elle le devait. Pour rester intouchable, pour masquer sa faiblesse pouvant la faire victime du jour, pour ne pas être importunée. Du reste, que trop mauvaise empatte, il était bien rare de la voir sourire ou montrer des traits autres. Il fallut du temps mais elle parvint à destination, la salle de cours de musique. C'est dans ce lieu désert et paisible qu'elle comptait s'adonner à l'une de ses passions. Elle alla déposer sa malle sur une table, pour en sortir une étui aux courbes reconnaissables. De là elle extirpait, tout en douceur, un ravissant instrument de musique, un violon étrange (là).

Il appartenait d'abord à feu Maria, sa bonne servante à nouveau fraichement trépassée. Puis il devint la possession de l'illustre virtuose, seul connu de la Nation Vampire, sa jumelle Flore. Il n'était entre ses mains que pour être gardé et leur rendre hommage. Du reste, Flandre avait malencontreusement perdu le sien chez elle. Un regrettable accident lors d'une crise de démence, alors qu'elle était enfant. Ceci dit, elle savait toujours en jouer et émouvoir quelques gens. Ce fut le cas de Jimena, le jour de leur rencontre. Petit Vampire fit le vide dans son esprit et soupira. Puis elle laissa l'archet danser pour son cœur. Elle se tint là, debout, et joua jusqu'à capter une odeur à défaut d'entendre des pas. « Entre je te prie, Furu ... Long time no see, my child ... » Le petit monarque avait la voix fatiguée, comme ayant laissé découlé mille discours. Elle demeura les prunelles en sommeil, toute aussi éreintées. Flandre pouvait dégager, très subtilement et pour un bon observateur, des signes alarmants sur sa condition. Elle restait forte, comme toujours, sacrée Scarlet.


Dernière édition par Flandre Scarlet le Ven 2 Mai - 12:17, édité 1 fois (Raison : J'ai changé l'image de la tenue :p)
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Furu Sakine
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MessageSujet: Re: Requiem aux damnés [pv Furu]    Mer 30 Avr - 18:38

Le jour se lève, les oiseaux chantent.
Je suis du genre à attirer toute la poisse du monde- du genre à me prendre la tête, pleurer, angoisser, pour rien. Mais en ce moment, cela va bien. Et c'est plutôt étrange, car, quand on sait que ça va bien, on se dit forcément que quelque chose cloche, et alors, qu'est-ce qui cloche ?
Je ne vis plus au Lycée Yokai. Cela fait quelques mois que je suis devenue trop vieille pour me fondre parmi les élèves. Je regarde avec avidité les autres, ceux qui semblent avoir plus de mille ans et qui endossent encore la peau de l'étudiant chaque jour. Alors, pour m'occuper, je traîne.
Je voyage aussi. J'étudie, parfois. Je passe beaucoup de temps dans les bibliothèques où je tente d'apprendre ma langue maternelle, le français, en lisant des romans dans cette langue. Les romans, ça n'est définitivement pas mon truc. Je suis trop émotive et il m'arrive de me mettre dans des états incroyables lorsque ça fini mal. Lorsque le roman est un roman que je pourrais qualifier de 'mauvais' -angoissant, perturbant-, je me retrouve à ne pas dormir de la nuit.
Je traîne aussi avec Kururo. Je suis amoureuse et c'est peut-être à cause de cela que je me prends la tête avec lui. C'est agréable d'être guidée, de pouvoir marcher les yeux fermés en sachant que quelqu'un veillera toujours sur nos pas.
J'apprends, je grandis. Je ne suis pas devenue sociable pour autant. Je suis toujours agoraphobe et plus qu'introvertie. Je n'aime pas la compagnie des étrangers, et j'ai eu l'occasion de vérifier que ce n'était pas faute d'être entourée. Je commence à me comprendre moi-même également. Je me promet que si j'ai un enfant, il devra savoir parler français et se débrouiller en communauté. Je ne serais pas une bonne mère. Je ne sais pas comment je ferais si je me mettais à m'angoisser et pour moi, et pour mon enfant.
Les entraînements ont reprit. Kururo et Kuruta s'en donnent à cœur joie pour m'apprendre à me défendre. Je dois dire que cela ressemble plus à des séances de torture qu'autre chose... Enfin, je sais assommer quelqu'un avec un bâton et j'ai eu l'occasion de vérifier que si je dois protéger quelqu'un... Je fuirais en l'emmenant avec moi ou je ne fuirais pas. L'hiver, j'hiberne. En ce moment, il fait trop froid pour moi mais pas assez pour hiberner. Alors je cogite. Je fixe ce soleil haut dans le ciel et je pense à mon avenir.
Et je retourne à Yokai, un panier pleins de cupcakes achetés en ville dans les bras. Il y a beaucoup de gens qui en mériteraient un. ...Enfin, pas tellement 'beaucoup', mais quelques uns quand même.
Ainsi, je me fais discrète et erre dans les couloirs. Je passe jusqu'au dortoir des garçons et je retrouve ce même numéro de chambre que j'eus appris par cœur à mon arrivée. Toyz. C'est sa chambre. Je ne sais pas vraiment ce qu'il fait au lycée. A vrai dire, je ne lui ait plus parlé depuis l'année dernière et ça, c'est terrible. J'ai entendu dire qu'il s'est renfrogné et c'est bien dommage. J'ai aussi entendu dire qu'il a mise une élève enceinte et ça, c'est carrément gênant pour lui ! Enfin, du coup, j'espère qu'il s'occupera quand même du bébé si bébé il y a. Les rumeurs, je les entends sans les comprendre. J'ai toujours, au fond, peur qu'elles me concernent. Je dépose un cupcake devant sa porte. Au passage, je tombe devant l'ancienne chambre d'Areku. Je ne me perd pas. Je lui laisse aussi un gâteau devant sa porte. Je ne sais même pas s'il est encore au lycée ni si la chambre est encore habitée. Je dépose un dernier cupcake pour les dortoirs devant la chambre de mon petit frère Shin. Il fait certainement l'école buissonnière mais je m'en fiche. C'est pour le geste. Il traine également avec Kizuki, cet effrayant garçon qui m'avait attaqué lors de ma première journée. Je déteste ses fréquentations et je sais que ça l’emmènera dans un endroit où il aura énormément de problèmes. Je tente de fermer les yeux là-dessus et refrène rage et jalousie.

Je passe devant le CDI et je dépose également une pâtisserie sur le bureau de Kuro. Je ne connais pas le numéro de chambre de Jimena et je l'ai vu bien trop peu pour oser la déranger avec mon manège. En route, je mange une pâtisserie également. Je ne m'en rend pas compte, je la mange, c'est tout. Je traîne encore dans les couloirs. Le temps file vite. J'observe les élèves qui passent sans me voir, j'ai l'impression d'être invisible. J'ai conscience d'avoir l'air un peu niaise mais ce petit jeu, celui de jouer au petit poucet, m'amuse. De plus, tout ça est anonyme. Si le gâteau ne leur plait pas tant pis pour eux. J'ai les paroles d'une chanson française que je me suis obligée à apprendre en tête. Le soleil éclairant les murs colore le monde d'une lueur agréable.

Je passe devant la salle d'art plastiques sans m'arrêter, me rappelant fugacement le cadavre. Mon estomac se soulève quant aux images revenant devant mes yeux. Tuer, c'est mal. Faire souffrir les autres également. Mais je commence à saisir que mon chemin sera pavé de sang qu'importe la voie que je décide d'emprunter. Il suffit juste de m'y habituer et de tout faire pour préserver ceux qui me sont chers. C'est... Aussi simple que cela.
C'était un air de violon. Si j'ai un enfant, il aura des leçons de violons. J'ai toujours adoré cet instrument. La musique qui s'en dégage est agréable bien que triste. Cet air ne va pas avec la chanson que j'ai en tête. J'abandonne la chanson que j'ai en tête et me dirige en direction de la porte, la source du bruit. Je marche à pas feutrés pour éviter de cacher le bruit. Mes oreilles deviennent de plus en plus sensibles, le temps aidant. Le moindre bruit de pas pourrait me cacher la mélodie.


Entre je te prie, Furu ... Long time no see, my child ...

La porte se poussa. Je n'avais pas oublié celle à qui était réservé le dernier cupcake -bien que l'attention, j'en étais sûre, était à côté de la plaque. Je posais mon panier sur un des bureaux, déçue d'avoir par ma présence, brisée une telle musique.

Je ne voulais pas t'interrompre.

J'étais... Eh bien, heureuse de la revoir ! Je lui souriais doucement, timidement, et j'avais envie de lui raconter toutes ces expériences que j'avais vécues. Mais je fus freinée en chemin, me rendant compte qu'elle n'était pas de cette humeur. La Vampire m'avait toujours apparue telle une forme hors d'atteinte. Une entité, une divinité peut-être. Je l'adorais et la respectais car sa force, son calme et surtout son intervention m'avaient plusieurs fois sortis de mauvais pas. Je voulais aussi l'en remercier pour ne plus me sentir redevable. Mais je savais également qu'elle était quelque chose que je ne saurais jamais comprendre. Hormis une Vampire -faibles à l'eau, bonne vitesse et force physique, se nourrissent de sang mais peuvent s'en passer. Les plus jeunes seront impulsifs. Un pieu dans le cœur ne suffit pas toujours, trancher la tête est le meilleur moyen de s'en débarrasser. Leurs pouvoirs divergent selon les régions et les familles et sont parfois propres à chaque individus. Je connaissais par cœur cette leçon, grâce à Kuruta qui m'avait fait entré ces données dans la tête de manière à ce qu'elles jaillissent en réflexe.- ...Hormis une Vampire, disais-je avant que ce toc nouvellement apparut ne m'interrompe et qui est une espèce que je saisissais parfaitement, c'était une amie. Mais une amie qui me semblait avoir plus d'un millénaire et à qui je n'osais parler de peur de commettre l’impardonnable gaffe qui la retournerait contre moi.

Je... J'peux aider en quoï que ce soit ? Je m'assis sur un bureau, en face d'elle. Mes yeux fixés sur la belle Vampire enfantine, ce qui me réclamait un courage et une force constante. C'était toujours aussi dur pour moi de ne pas baisser les yeux. Mais là, il y avait bel et bien un message à faire passer : Je voulais aider. Aaah comme si c'était facile ! Ça doit être quelque chose pour lequel je ne peux strictement rien faire ! Une situation tellement importante que je ne comprendrais pas le moindre mot même si elle passait l'année à me l'expliquer ! Enfin, je voulais, du moins, à défaut de réussir, essayer. Dans tous les cas... Je suis contente de te revoir. Tu m'as manqué. Sourire timide, qui se veut compatissant. Je la voyais triste, c'était tout. La mélodie qu'elle jouait était triste également et cela se pouvait que je me fasses des idées d'après cet air de violon mais... Non, elle avait vraiment l'air... Je sais pas, préoccupée ? Il était arrivé quelque chose de grave, certainement.
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Flandre A. Scarlet
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MessageSujet: Re: Requiem aux damnés [pv Furu]    Mar 27 Mai - 8:44

Il venait enfin une multitudes d'odeurs aux narines de cette pitoyable créature. Le déchut écarlate était bien mal en point, tant sur le plan moral que physique. Et bien quelle fasse grande figure, la frêle enfant démontrait des signes évidents de faiblesses, comme de légers tremblements ou des retards en toute chose. Son esprit sembla embrumé par ce flot de saveur lui chatouillant les nasaux. Elle n'avait certes plus le sens du goût mais il lui était encore permis de reconnaitre ces choses-là au critère olfactif. Ainsi Boucle d'Or rivait lentement son regard éreinté, vers ce panier pleins de bonnes choses. Elle avait si faim que sa gorge était devenue aussi aride que ses lèvres, tel un désert. Son esprit vaquait à l'analyse et classification de ces diverses odeurs. Elle en arriverait presque à halluciner et sentir le bois. Elle susurra d'une faible voix, assez audible pour l'animal.

« Rassure-toi mon enfant, tu ne me dérange nullement. »

Sa pittoresque condition, l'amenant aux frontières de l'imaginable, l'amenait parfois à vivre des expériences étranges, comme des chimères visuelles, auditives et olfactives. Elle avait soufflé le discours avec lenteur, révélant l'affreuse vérité, Flandre Scarlet était faible aujourd'hui. Elle entendit la proposition de l'innocence et presque immédiatement elle su quoi lui rétorquer. La Vampire avait soif, de nectar de vie. Il fut bien imbécile de repousser l'heure de l'abreuvement à si tard, hélas elle avait ses raisons. Elle craignait que celle qui le lui cédait avec grande bonté, Jimena, ne finisse par muter en horreur sans nom. Car Petit Vampire non content de lui prélever son espérance de vie, lui en fit don à deux reprises. Elle savait qu'abuser de ce pouvoir salvateur, provoquerait l'évolution à un moment donné. Et seule Flore la belle pourrait l'empêcher, hélas cette dernière ne pouvait s'éveiller qu'une fois par mois.

Ceci laissait alors Flandre dans la crainte de détruire son amie. Elle avait grand peur pour cette chétive créature lui rappelant trop son amie Lisa, la petite goule qui avait été suppliciée à l'extrême. Le sang noir maudit de l'ancêtre, s'écoulant dans ses veines et porteur de la folie, dévorerait l'esprit faible de la Sorcière et la transformerait en abomination sans âme. Voilà ce qui poussait Flandre à attendre de frôler le point de non retour avant d'aller s'abreuver au coup de son amie. Qu'est-ce qu'un martyr en semaine à côté de la souffrance qu'éprouverait Jimena, si ce n'est rien, se disait-elle. Elle était perdue dans ses pensées en regardant le panier à victuailles. Mais elle n'osait en demander offrande. Ceci ne l'aiderait nullement du reste. Puis elle scellait à nouveau ses prunelles à demi aveugle, pour les soulager de la lumière même faible de l'astre diurne. Lentement mais surement elle tendit les bras au griffes tremblotantes.

« Le plaisir est partagé, l'amie. Mais avant d'entamer un nouveau récital, en l'honeur de nos retrouvailles, j'aimerais te demander service. Que sa dette s'acquitte dès aujourd'hui. Et que ton nectar de vie me rende la folle vigueur de mes beaux jours, je le veux et t'en prie. »
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Furu Sakine
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MessageSujet: Re: Requiem aux damnés [pv Furu]    Mer 28 Mai - 4:35

Rassure-toi mon enfant, tu ne me dérange nullement.

C'était difficile pour moi d'accepter une telle idée. Si j'avais toujours l'impression de déranger, j'en avais également la certitude. Là aussi, je me dis qu'il devait me manquer une case... Ou alors était-ce tout simplement un manque de pratique ? Aucune idée.

La situation me mettait mal à l'aise. Si mes rencontres avec Flandre s'étaient toujours déroulées dans une atmosphère nullement propre à la réflexion, celle-ci était bien trop calme pour que je me sente rassurée. Fermant les yeux quelques secondes, je tentais de remettre mentalement mes pendules à l'heure. Nous étions dans le lieu le plus sécurisé que je connaisse et Flandre m'avait sauvé la vie. Je n'avais pas le droit d'avoir peur !
Retenant un soupir que je laissais filer le plus discrètement possible, je ne la quittais pas du regard, tentant de faire preuve d'un tant soit peu de maturité. Je me rendais pourtant désormais compte à quel point j'avais peu changé malgré tout.


Le plaisir est partagé, l'amie. Mais avant d'entamer un nouveau récital, en l’honneur de nos retrouvailles, j'aimerais te demander service. Que sa dette s'acquitte dès aujourd'hui. Et que ton nectar de vie me rende la folle vigueur de mes beaux jours, je le veux et t'en prie.

Je dû mettre un moment pour analyser la phrase -l'étude d'autres langues, plutôt que de m'aider, ayant totalement embrouillé mon japonais-, les métaphores ne faisant pas réellement partie de mon registre linguistique. ...Pour être plus précise, j'ai toujours la trouille de comprendre de travers.

J'hôchais la tête, un peu idiote et tendis maladroitement et vivement mon poignet, un œil à demi-fermé. 'Outch' craignais-je alors que je savais pertinemment que ça n'allait pas faire plus mal que lorsque, mal éveillée le matin, je me plantais la main dans les épines en voulant me la passer dans les cheveux.
J'étais assise juste en face d'elle mais me levais tout de même et m'approchais un peu plus de manière à ce que ce ne soit pas elle qui ait à se déplacer. Des questions se bousculèrent dans ma tête mais je me retenais de les poser. Les leçons inculquées sur les vampires me firent soudainement faux bond -du calme, tu crois sérieusement que tu vas te changer en vampire pour une morsure ? Et même si, est-ce que ça serait si grave que cela ?- et je me demandais sérieusement ce qui avait empêché celle qui m'avait apparut capable de prendre ce qu'elle désirait d'attaquer un élève à la faveur de la nuit.

S'était-elle laissée mourir de faim ? Non ? Inconsciemment, je fronçais les sourcils. Le poignet toujours tendu, j'allais jusqu'à ignorer la morsure tant l'idée me troublait. Je ne doutais pas une seule seconde qu'elle comptait ne pas tout prendre. Si j'en avais douté, j'aurais certainement paniqué ! Mais trop occupé sur mon interrogation, l'idée ne m'était même pas venue en tête.


Je... Qu'est-ce qu'il s'est passé pour que tu sois dans cet état ? Tu n'as pas l'air d'aller bien.
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Flandre A. Scarlet
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MessageSujet: Re: Requiem aux damnés [pv Furu]    Jeu 19 Juin - 7:29

Bien rares étaient ces jours où elle mandait service. Hélas, avec l'injonction du comité, Flandre ne pouvait plus se nourrir au cou de sa bien aimée sorcière. Elle n'osait plus l'approcher depuis, de peur de rarviver d'insoutenables cauchemars et blessures enterrées. Petit Vampire était trop peu doué pour saisir la subtil poignard que représentait sa démarche. En effet, plus le temps passait, et plus elle rejetait Jimena sans le savoir. Bien loin de le vouloir du reste, Boucle d'Or ne désirait que son bonheur qu'elle pensait loin de ses morsures et de ses yeux impies. Au fond, le déchut écarlate était un poison, sans cervelle. Car il n'apprenait jamais de ses erreurs. Flandre désirait changer, être utile aux autres et surtout assez fort pour protéger ses trésors. Alors, plongeant son regard éreinté dans celui de la belle, elle l'y comptait encore. Furu avait ce droit à un protecteur, à une amie et au bonheur. La voilà qui s'avançait en crainte, en effet les morsures sont pires à des seringues, quoiqu'elle n'en savait rien.

Un bien fin sourire s'aiguisa aux lèvres de la bête malade. Elle avait dû intimé de la pitié mais l'acte de Furu en semblait totalement dépourvu. Elle ne voyait là que bonté et générosité, en plus d'une solidarité due à leur lien d'amitié. Flandre ne précisa, en murmure, que l'on ne pouvait se changer en vampire par morsure mais bien par don de sang, à répétition. Loin d'être écervelée, la petite blonde savait que ceci était dans les pensées les plus courantes avant la première fois. Puis, glissant ses petites griffes au bras, elle attrapa cette délicieuse chair. Une main s'offrait à celle de la rune, histoire qu'elle puisse la serrer durant le phénomène, et l'autre maintiendrait en place le poignet à croquer. Soudain, elle vint apposer ses lèvres au lieudit, puis tout en délicatesse, elle piquait la chair avant d'y enfoncer lentement ses crocs. Elle savait douloureuse l'opération, Jimena y avait goûté à maintes reprises mais ne s'en plaignait plus. Elle voulait la revoir, pour rire et jouer, son amie lui manquait diablement.

Elle ne songeait plus à rien, se laissant enivrer par la petite extase de se sentir revigorer. Cette collation était divine, si bien qu'elle s'arrêta un chouilla en retard. Certes le nectar de vie n'avait plus le moindre goût, du fait de sa perte du sens éponyme. Mais elle se plaisait à en imaginer encore, la fadeur, l'amertume ou la douceur. Naguère lui était offert celui de son aimée, la sœur jumelle vivant en elle. Elle avait d'ailleurs bien entendu les propos de sa compagne et ne soufflerait mot sur Flore. Au détour d'une bien frêle léchouille, bien douce et chatouilleuse, petit vampire soignait la plaie superficielle. Elle l'aura bien gratifiée d'un bandage à l'aide d'un mouchoir en soie, sortie comme par magie. Ce ravissant accessoire la rendait bien plus mignonne. Puis elle lui rendait enfin sa liberté. Quoiqu'elle la soutiendrait au cas où elle aurait des vertiges ou autre. Après tout, on venait de la déposséder de sa force vitale, tout juste le contenue d'une petite cannette de soda.

« Avant de te conter une histoire, j'aimerais que tu trouve un siège à ta mesure. Et je voudrais m'assurer que tu ne fasse pas un malaise, car si mes forces reviennent, les tiennes s'envolent. »
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Furu Sakine
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MessageSujet: Re: Requiem aux damnés [pv Furu]    Mar 24 Juin - 14:21

J'attrapais machinalement la main libre de Flandre et me laissais croquer, perdue dans mes pensées. Une seule question tourniquotait en rond dans ma petite cervelle : Qu'avait-elle ? Certes, il arrive qu'on ait tous notre coup de blues, mais je croyais les vampires, ces êtres si profondément savants de par leur grand âge, immunisés contre de tels soucis. Se laisser mourir de faim ? Réellement ? Ça me semblait si hors de propos de la part de la respectée Flandre !

C'est un peu idiot, mais j'ai l'habitude d'avoir mal au poignet. Durant mon kidnapping, j'avais de nombreuses fois essayé, en vain, de mettre fin à mes jours. Mes folies dépressives, plus intenses depuis lors, s'en prenaient généralement à ma gorge, mais il m'arrivait encore de m'attaquer à mes poignets. Les marques duraient rarement, mon don de guérison dû à ma parenté lycanthrope s'étant éveillé, même s'il était plutôt récent. L'hémorragie, une fois que mon sang cessera d'être source de nourriture, se stoppera très rapidement de toute façon. Je pouvais me rassurer quant à l'idée que la plaie aura totalement disparue d'ici cinq à six heures.
Mine de rien, je gardais toujours ma vieille appréhension quant à l'idée de me faire blesser. Je n'avais pas encore l'habitude de me régénérer.

Flandre ne me répondit pas. Du moins, pas tout de suite. Je penchais doucement la tête sur le côté et attendit une réaction de sa part, un quelconque geste qui m'aiguillerait sur le comportement à suivre. Mes yeux tombèrent sur la plaie et je frémis. Je n'aime pas la vue du sang, elle me soulève et le cœur et l'estomac.
La vampire donna un coup de langue sur la plaie, ce qui me rappela le geste d'un chat s'occupant de sa proie. Éloignant l'image occasionnée par l'idée du mot "proie", je me dis qu'elle devait bien avoir quelque chose de félin. Ses yeux, son attitude... On dirait un adorable petit chat. Non ! On parle d'une vampire âgée de je ne sais combien d'années, là ! Une fille qui a tué plusieurs fois devant moi sans broncher.
'Un adorable petit chat'... Qu'est-ce que je vais penser moi...! Haha...

Je me laissais faire, bander le poignet même, me gardant de signaler qu'à ce niveau là j'étais désormais autonome. C'était une fière nouvelle, oui, mais je ne me sentais pas le courage de briser la situation pour insérer une telle révélation. Je tripotais doucement le bout du mouchoir, intimidée et perdue. Je reculais de deux pas et attendis l'autorisation de m'assoir sur le bureau d'étudiant, juste derrière moi.


- Avant de te conter une histoire, j'aimerais que tu trouve un siège à ta mesure. Et je voudrais m'assurer que tu ne fasse pas un malaise, car si mes forces reviennent, les tiennes s'envolent.

- Un... Un siège 'à ma mesure' ? Répétais-je, idiotement et incrédule. Le bureau derrière moi ne suffisait-il donc pas ?
Je compris qu'il y avait derrière le mal-être de Flandre bien plus qu'un simple coup de blues. Comme souvent, la souffrance provient d'une partie de notre histoire, un mauvais souvenir profondément ancré en nous. Quelque fois il s'agit d'un résidu de notre enfance, parfois si loin dans notre passé qu'il nous détruit doucement sans que nous même ne le sachions. Il n'y avait nul doute que quelque chose qui pouvait troubler un Vampire si imposant, c'était pas les épinards de la cantine ! Non, ça devait être quelque chose d'énorme, comme la fin du monde ou alors un drame familiale digne d'une série télévisée... J'avais la tête qui me tournait. Ayant le mauvais réflexe de très peu boire (boire me donne la nausée), ma circulation se fait très mal. Prélever un peu de sang m'affaiblit donc de manière conséquente. Mais je ne risquais rien et puis... Ça ne serait pas la première fois que je m'évanouis, hein ? Je tentais de prendre les choses de manière optimiste mais j'avais très peur que ça tourne mal -pas envie de tomber dans les pommes-, je ressentais donc plus de l'angoisse qu'autre chose et cette peur était totalement irrationnelle.
Mais je n'allais pas tomber dans les pommes. Je tentais de m'en convaincre -mais m'assis tout de même sur le bureau derrière moi pour prévenir ce risque- et de cacher mon trouble. Je suis influençable, il vaut mieux ne jamais me dire que je risque de tomber malade ou cela risque d'arriver.
Fermant les yeux cinq secondes, je me rassérénais. Je dissimulais du mieux possible mon trouble mais il m'avait rendu si pâle que la neige à côté apparaitrait jaune fluorescent. Ma respiration se forçait à être calme mais j'entendais mes battements cardiaques s'affoler et résonner dans mes tympans -jamais bon signe, ça-.
Je secouais la tête, nerveuse. D'une voix enrouée, je forçais la discussion.
Ne t'en fais pas, je suis solide. Je n'en croyais pas un mot mais c'était certainement très proche de la vérité. Je veux savoir... Ce qu'il y a- pourquoï tu n'as pas l'air d'aller bien. Et si je peux faire autre chose pour toï, aussi. Ma voix s'était fait calme, posée, et emplie d'empathie. Pour être franche, j'aimais beaucoup ce ton-là. J'avais l'air tellement plus sûre de moi que je ne l'étais ! Je me promis de l'utiliser bien plus souvent !
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MessageSujet: Re: Requiem aux damnés [pv Furu]    Sam 12 Juil - 8:30

Petit Vampire estimait que le facteur Antithèse n'avait besoin d'être narré. Après tout, la pauvre enfant ne devait savoir que son haros était autrefois un cerbère enragé et aliéné. Furu n'avait besoin d'entendre que le strict nécessaire, la vérité à propos de la véritable Flandre, le Vampire, le monarque. Un très léger soupir s'évada de ses lèvres tandis qu'elle scellait ses prunelles, pour mieux se rafraichir la mémoire. Tant d'évènements étaient survenu, l'ayant accablée, l'ayant bouleversée. Elle débuta par le triste épisode de cette attaque terroriste d'Antithèse, sur le lycée. Flandre ne souffla mot à propos de son ultime trahison, laissant alors le mystère bien entier sur ce récit assez bref. Elle aura juste appuyé le comité de sécurité. Ce qui pu soulager la petite Sakine devait être cette nouvelle faculté que s'était découvert Boucle d'Or. Au détour d'une morsure, elle avait fait don de sa force viale, pour sauver leur amie commune, Jimena.

Se gardant bien de révéler le revers à la médaille, le fait que ce transfert d'énergie vitale affaiblisse odieusement le déchut écarlate; la petiote se permettait une légère pose en sa tirade. Le temps d'un soupir, afin de se ménager e rester digne. Soudain elle enchainait sur la chute de cette nouvelle, le mal avait été défait et la vie repris son cours. Un léger blanc marquait la fin de cette aventure, déchiré par la caresse d'une légère brise engouffrée par la fenêtre. Cette bonne douceur, enjoua la mélodie des cristaux, dans le dos de l'orateur. Cette agréable transition sufisait à réchauffer le coeur des vivants. Et elle enchainait sur la suite, autre évènements odieux de l'histoire de Yokai, la guerre des fougères. Elle n'avait été en ville ce jour-là, pourtant on lui conta toute l'horreur qui s'y trama. Des plantes et des monstres végétaux agressant tout un chacun, des vaisseaux de guerre, une technologie totalement inconnue à Boucle d'Or, et des petits groupuscules de survivants.

Loin de là, où leur nouvelle amie, lutait pour survivre, Flandre visitait la coline aux sorcières. Outre la splendeur de ce champ de tournesols, elle se garda bien de dire que l'armée verte désira la voir aider à décimer la population citadine. A ce jour, l'organisation n'avait pas encore apprit sa défection. Flandre ne se laissa ordonner par la gente florale et avec l'aide de son groupe, elle en trucida quelque unes. Ces sottes créatures n'avaient eu la moindre chance face à sa meilleure servante, Marya, elle et Jimena qui se révéla assez adroite à l'épée. Pénétrant alors le manoir de la colline, l'épicentre du mal à l'œuvre. Elles parvinrent à trouver une sorcière manipulée par Fairy Tales. La bataille fut des plus féroces, l'ennemi rendait son pantin surpuissante. Mais le bien triompha. Hélas, la servante de Flandre s'était sacrifiée pour sauver ces cadettes, se faisant Petit Vampire hésita à épargner le patin. Mais elle le fit, l'invitant même à Yokai.

La suite fut que Jimena avait été profondément marquée par toutes ces aventures macabres. Si bien qu'elle en dépérit et désira le trépas. A l'instar de quoi on lui effaca la mémoire et Flandre ne l'approcha plus, de peur de raviver ces maux. Mais elle n'était la seule, le monarque avait perdu l'être qu'elle aimait comme sa propre mère. Elle n'eut besoin de narrer sa détresse et ses pleurs tant ils furent évidant. Et soudain elle remarquait des gouttelettes s'écrasant au carrelage, leur sonorité l'ennuya fort mais elle ne pouvait les tarir. Elle en était encore bien bouleversée la pauvre. Combiner le fait qu'elle ne pouvait plus se nourrir de nectar de vie, à la perte d'un être chair, l'ébranlait d'aventure. Ainsi s'achevait la complainte de la créature, quoi qu'elle pu interrompre sa comparse, pour étrangler son mal être. Elle dit avoir une nouvelle amie, Lyra Ether, un très puissant yokai. Loin de révéler leur pacte et sa nature, Flandre essuya ses perles de rosée.
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Furu Sakine
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MessageSujet: Re: Requiem aux damnés [pv Furu]    Mar 15 Juil - 15:47

Au cours de ma courte existence, j'avais réussie à apprendre de nombreuses choses que mes parents avaient eu l'indiscrétion de me cacher. L'une d'elle était le dévouement de ma famille à une cause nommée Fairy Tale. La révélation, d'abord si difficile que je ne serais jamais vraiment sûre d'en être réellement sûre, fini par devenir un fait, indéniable de mon existence. Ma famille était chez les méchants.
Mes premiers pas au lycée, enveloppés dans ce brouillard que l'on m'avait inculqué, m'avaient mis en danger de nombreuses fois, n'était-ce que par ma curiosité sans réels bornes et mon doute sur cette organisation. Lorsqu'enfin les choses furent claires au possible, je m'étais décidée à prendre le plus de distances possibles avec ces agents du mal. Néanmoins, une petite phrase, une seconde explication, aurait très bien pu m'aider sur le sujet et, qui sait, peut-être me pousser à changer d'avis sur ma position. J'ai ce défaut d'être très facilement influençable.
Mais ce n'était pas le point de ce soir. Échappant de peu à une partie de l'histoire qu'il ne me fallait pas entendre, je me concentrais sur ce que j'écoutais, un air placide mais néanmoins exagérément concentré sur le visage.

Je n'étais pas très au courant de ce qui s'était passé au lycée durant mon absence. A vrai dire, Shin, mon petit frère, n'avait même pas pris la peine de me signaler qu'il y avait eu des incidents dans cet établissement. Je tentais avec énormément de mal d'accumuler les informations, ma faculté de concentration réduite par la récente montée d'adrénaline. Je n'en saisissais que le tiers, et j’espérais bien pouvoir me targuer d'en avoir saisi intégralement ce tiers mais je n'en étais même pas sûre !
Un peu inquiète de ne pas comprendre tant de choses, j'étudiais tout de même chaque phrase, me la répétant mentalement pour l'enregistrer. Ma mémoire est visuelle mais je me voyais mal écrire au tableau tout ça ! Non, il me fallait faire un effort... Et semblant que j'avais tout compris.
Ce que je saisissais, par contre, c'était que le lycée était bien plus effrayant que je ne l'avais sû au premier abord. Ma scolarité s'était passée non sans deux-trois événements dérangeants mais globalement calme. Plus les années passaient, plus j'avais l'impression que cet établissement devenait de plus en plus dangereux. N'y ayant pas de véritables attaches sinon les gens y vivant, j'aurais, si je l'avais pu, fermé un tel lieu. Dans ma tête, la faute n'était nullement à rejeter sur l'Antithèse. Le lycée tout entier, qui avait été la cible d'une telle attaque, était responsable.

Flandre fit une pause dans son récit et je ne sus quoï répondre. Embarrassée, je jouais avec l'une de mes épines, attendant la suite sans oser la demander. Je me sentais nerveuse, inquiète pour Shin, qui avait dû assister à tout cela et, le connaissant, avait dû foncer dans le tas et se faire assommer au premier combat. J'étais tout de même soulagée de l'avoir revu depuis, sachant donc pertinemment qu'il allait bien.
Kururo ne m'avait pas parlé de cela non plus. Ne travaillait-il pas ici ? Pourquoi m'avoir caché de tels événements ! Je me sentais quelque part trahie, jouée. Tout ce beau monde pensait-il donc que m'informer de cela ne servait à rien ? Que j'aurais été incapable de leur venir en aide si l'occasion m'en avait été donnée ?! Consciemment, je me jurais que non, j'aurais très bien pu les aider, ne serait-ce qu'en œuvrant pour les faire s'enfuir d'un lieu aussi dangereux !
Des attaques terroristes, l'Antithèse, le Comité. J'avais élégamment échappée à ce genre d'intrigues et voilà que mes proches s'y trouvaient embarqués sans moi. L'attaque de la bibliothèque me revint en mémoire, le combat contre les Jasdavid, le premier, finalement, que j'avais eu à mener pour sauver ma peau. J'en frissonnais. L'Antithèse devait bien avoir raison de vouloir détruire le lycée Yokai s'il était incapable de protéger ses propres élèves ! Incapable d'empêcher une attaque !

Ma logique était à revoir, je m'en doutais. Mais au fond, je savais que j'avais raison. Le lycée m'avait plut car j'avais pu y étudier, moi qui avait vécue recluse jusqu'ici pour me cacher des humains. J'avais, pour la première fois, pu faire face à des semblables, être moi-même. C'était un plus dans mon existence mais rien ne pouvait équivaloir le risque de perdre un de mes proches à cause d'un lycée stupide ! Mes parents avaient, tout compte fait, bien raison de nous enfermer dans une bulle si c'était pour nous éviter de tels dangers.

Bien sûr, le sort de Jimena m'avait inquiétée durant ce récit. Mais il n'y avait pas qu'elle qui tenait mon attention et je voyais dans le sort de mon petit ami et dans celui de mon petit frère un intérêt plus persistant. Au vu de ce qui s'était passé, comment blâmer Flandre d'aller si mal ? Oh que j'aimerais avoir la force de lui dire de partir d'ici ! Au cours de mon initiation, j'avais trouvée tant d'endroits où je m'étais sentie parfaitement en sécurité. Pourquoi rester ici ? Pourquoi en prendre le risque !

J'étais tant troublée que la seconde histoire fut encore moins bien comprise. Une seule pensée m’obnubilait : fuir. Et en même temps faire s'enfuir tout ceux que je connaissais, qui me tenaient à cœur ! J'étais horrifiée par de tels événements, plutôt que captivée par l'épique d'un tel récit.
Lorsque le flot de paroles diminua, je compris dans la détresse de ma senpai la douleur qui serait également mienne si je n'obligeais pas les miens à partir. Si je ne trouvais pas un moyen pour leur faire quitter définitivement ce lieu, cette ville.
Mon regard s'était fait fuyant, nerveux. Mes mains tremblaient d'une rage dont je ne connaissais pas l'origine et mon estomac se tordait sous des impulsions d'angoisses malsaines.

Pire encore, je n'arrivais pas à la comprendre.
Elle, Jimena et son amie ont sauvées la ville, le lycée, soit ! Peut-être même le monde, mais, et alors ? Elle avait perdue ce qu'il ne fallait à tout prix pas perdre, ce qui comptait ! Comment avait-elle osée risquer autant pour le bien d'autrui ?! Ces personnes, ces étrangers qu'on ne verra sans doute jamais, ces êtres ingrats, dangereux ! Ils ne valent en rien, tous autant qu'ils sont, pas même une minute de la vie d'un de ceux que je chéris.
Alors que je sentais affluer dans mes veines l'influence malsaine d'un caractère atrabilaire, ma tension redescendit soudainement. Je cherchais à la regarder dans les yeux, à la questionner du regard. Pourquoi avait-elle faite cela ? Il y avait, c'est certain, une autre solution, une qui aurait pu éviter cette douleur.

Le monde a besoin de héros, mais je n'en suis certainement pas une.

Je cherchais à lui attraper la main, tentant par ce geste de la rassurer. J'étais, quelque part, reconnaissante du sacrifice qu'elle avait fait même si je n'étais pas du tout sur sa longueur d'ondes. Je me dis que je n'avais pas le droit d'imposer un quelconque avis. Elle allait mal et c'était tout ce qui comptait. Il fallait donc se montrer compréhensive, même si je ne pouvais pas l'être. Empathique également, de celle qui se veut généreuse. Refouler mes émotions me donnait l'impression de m'arracher la peau à l'épluche-légumes mais je fis de mon mieux. L'heure n'était pas à la révolte même si dans ma tête pulsaient d'affreux scénarios.

Le récit était fini. Je n'avais pas relevé le nom de Lyra, qui m'était inconnu, pas plus que le souvenir de Gayel, mon cousin, n'était venu s'assembler telle une pièce de puzzle aux derniers événements narrés.
Une pensée, fugace, me traversa l'esprit.


- Mais nous sommes dans un univers de Yokai ! Regarde autour de nous ! Il y a des nécromanciens, des fantômes, des zombies...! Il y a forcément un moyen de la ramener. Mon ton, loin d'être naïf et empli d'espoir, était constitué d'une lugubre sévérité. Je n'étais qu'une novice dans tous cela, me noyant dans les leçons si rébarbatives de Kuruta, mon grand-frère et les quelques anecdotes de Kururo qui savait tant. D'instinct, je savais qu'il y avait toujours un prix à payer à ramener les morts. Je savais que les choses tournaient toujours mal et que cette idée n'apportera que plus de malheurs. Mais, ayant de tout mon être voulu comprendre Flandre, je ne pouvais désormais m'empêcher de lui imposer la réaction que j'aurais eu à sa place. Je n'aurais certainement pas laissée la morte... Morte ! Je l'aurais ramenée de la première manière possible, paniquée et hagard, sans penser aux conséquences. Mon cœur battait la chamade, envoyant du sang frais dans mes neurones ternis par mes pensées négatives. Des idées s'enchainaient alors qu'une de mes mains se colla contre mon visage, le voilant partiellement pour m'aider à réfléchir. Mes yeux, démesurément agrandis par le stress, se perdaient dans le vide de mes pensées. Les démons peuvent aussi ramener les morts ! C'est eux qui gardent les âmes ! On peut également demander aux... A...
Fantôme, Zombie, Résurrection, Nécromanciens, Pacte avec Démons, Invocation grâce à un objet appartenant au défunt...
Je connais des Démons ! Cette partie de ma famille qui fait le mal, ne pouvais-je pas l'utiliser pour aider Flandre ? Je n'attendais d'elle qu'une simple approbation !

Si Jimena va désormais mieux grâce à notre magie, pourquoï Flandre s'en priverait-elle ?
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MessageSujet: Re: Requiem aux damnés [pv Furu]    Jeu 31 Juil - 8:15

Absorbée par la cruelle mélancolie, et profonde tristesse, soulevées par ces tristes chansons de geste; Boucle d'Or put sembler absente. Soudain on attrapait sa petite main, inerte et glacée. Mais la petiote ne le senti, elle ne le vit même pas. La pauvre avait depuis longtemps, perdu le sens du toucher. Ceci couplé au dépouillement du sens du goût avait rendu son éternité profondément invivable. Quoiqu'en vérité, sans sa dulcinée, la vie n'avait plus la moindre saveur. Envolée la caresse du vent sur la peau, oublié l'exquis arôme du thé, le moindre contact physique n'avait plus d'incidence pour elle. Douleur et douceur rimaient de concert, tout comme sottise et gourmandise. Petit Vampire semblait à bout, et pourtant elle encaissait encore la cruauté du destin. Soupirant encore, la beauté des blés porta sur sa compagne, un regard sans haine. Et ses froides prunelles, toutes aussi effrayantes que mornes, traduisaient ses pensées. Elle était las de tout ceci, de ce cercle vicieux de perte broyant chaque instant de renouveau.

« Un jour peut-être comprendras-tu, ce que cela fait de voir tomber les tiens jusqu'au dernier. Imagine-toi, pantin dansant dans la griffe d'un diable qui prendrait un malin plaisir à te les rendre pour les reprendre peu après. En seize années d'existence, j'ai vu bien trop de morts. Aussi, tant que mon ennemi ne sera pas passé dans l'outre-monde, je ne ferai plus courir le moindre danger aux miens. Du reste, elle est partie en paix, je le sais. Alors je serai patiente. »

Le déchut écarlate avait fait preuve d'une grande maitrise de ses émotions, pour une fois. La nouvelle Flandre, le monarque en devenir, savait que la voie de la sagesse était à portée et qu'elle seule lui assurerait un avenir viable. Elle n'abandonnait pourtant le moindre plan. La famille Scarlet serait au complet, un beau jour, et toutes prendront le thé en terrasse. Se berçant de ce genre de rêve, Flandre pouvait tenir bon et sourire à la fatalité. La grande faucheuse ne lui prendrait plus personne, elle se l'était jurée et de ce serment dépendait plus qu'on ne pouvait le croire. Chassant donc sa morosité, le vampire se laissa choir de son perchoir, pour fouler du soulier cette terre impure. Entre temps, elle avait scellé de nouveau, l'instrument du maitre et de la sœur, pour le jalouser. L'être étriqué prit le ton du départ, elle ne lança le moindre regard à sa compagne alors qu'elle gagnait la porte pour la franchir, et s'engouffrer dans le couloir. Elle envisageait de gagner la cafétéria, sans doute pour l'inviter à se restaurer et récupérer ses forces.
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MessageSujet: Re: Requiem aux damnés [pv Furu]    Mar 5 Aoû - 10:56

Ses paroles me jetèrent dans un trouble profond. Moi qui m'étais parfois répété que l'immortalité, ça serait top, je comprenais à présent que plus on vit, plus on souffre. Mieux valait-il mourir de maladie avant de voir le monde s'effondrer. Exit, l'hypocondrie ?
Non. D'autres souvenirs, peut-être plus douloureux, me vinrent en mémoire. Je me rappelais l'hôpital, les années passées à croire que j'avais à jamais perdu les miens.

J'ai perdu mes parents à l'âge de six ans. Littéralement perdus.
Le kekkai entourant la maison s'est refermé derrière-moi cette nuit-là pour ne jamais s'ouvrir à nouveau. La maison devenait invisible pour toujours alors que je m'étais mise à courir pieds nus dans l'herbe humide.
Puis le noir absolu.

L'enlèvement. La sensation glaçante d'avoir replongé dans un passé, dans ces images diffuses, m'oppressa tellement que je manquais de suffoquer.


- Peut-être que je le sais déjà. Murmurais-je alors que dansaient devant moi toutes ces années à compter les gouttes d'eau s'échappant d'un tuyau qui se trouvait au dessus de ma tête. La raison retrouvée manqua d'être à nouveau perdue, j'avais plus que froid... J'étais frigorifiée !




Non, ne pas penser à ça. Haha... Allez, c'est fini quoï ! Raichu est là. Raichu est bien là. Et Kuruta aussi et Shin ! Plus jamais je ne serais...
Et Maman ? Et Papa ?
Est-ce normal qu'ils ne m'aient pas donnés de nouvelles alors que tous savent que j'ai été retrouvée ? Que j'ai été sauvée ?
Sont-ils toujours dans ce kekkai, à attendre mon retour ? Papa... Toujours en vadrouille... Il aurait dû trouver le temps de venir me voir.

J'ai les yeux humides.
Il faut que je pense à autre chose. J'ai envie de pleurer.

Flandre... Doit certainement se sentir pareil. Ha, c'est égoïste. Il faut que je me change les idées.

Et si j'avais été... Abandonnée ?

Non-non-non... Tiens où est Flandre ?
Je regarde autour de moi. Personne. Où est-elle... Mince ! En a-t-elle finie avec moi et donc elle est partie ailleurs ? Ou...
Je sors en vitesse dans le couloir, oubliant là mon panier de gâteau et manque de déraper sur le sol glissant. C'est bon ! Je la tiens ! Elle est déjà au bout du couloir. Courant à toute allure, je la rattrape, un peu essoufflée. Je n'ai pas courue longtemps mais j'ai beaucoup stressée.


- Pardon ! J'étais dans la lune. Au vu de la température qu'il y faisait, c'était clairement pas le soleil ! Je... On va où ? Je redresse la tête, tente de me rappeler de la disposition des pièces dans le lycée. Uh ? Hmmm.... La cafétéria ? Pour quoï faire ? Pardon... 'Pourquoï on y va ?' Oui, c'est plus adapté comme question. Et pour le coup... Je m'arrêtais de marcher et demandais à voix basse. Celui que tu appelles ton 'ennemi', c'est qui ? Fairy Tale ? Ou bien quelqu'un en particulier ?

Ça va, je ne suis pas dupe ! Un peu fière, actuellement, de pouvoir affirmer que j'en sais sur le sujet, mais tout de même... ! Il m'a bien fallut des mois avant d'assimiler ce qu'était Fairy Tale.
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MessageSujet: Re: Requiem aux damnés [pv Furu]    Mar 19 Aoû - 12:02

Voyant fondre la belle, toute essoufflée, non pestilentielle mais bien sotte de ne s'être ménagée; Flandre se figea. Lentement mais surement, elle glissa le regard du nanti sur sa personne. Afin de l'étudier. Furu lui sembla déboussolée, comme ayant vu un spectre. La beauté des blés pensa lui avoir ravivé de douloureux souvenirs, des hantises épouvantables. Mais elle n'en souffla mot, elle n'aimait s'excuser à tout bout de champ. Aussi, sans cligner des paupières, elle écouta ce cafouillage. Une interrogation retint son attention, celle concernant l'adversaire du monarque. Un brin intriguée, Flandre désira savoir ce qui l'amena à lui poser cette question. Furu connaissait peut-être des gens de l'ordre. Qu'importe, se dit-elle. Petit Vampire songeait à quoi répondre, elle avait tant de détracteurs, de cibles et d'ennuis. Mais là encore, elle ferait preuve d'adresse, car elle ne désirait en rien, voir la brune se sauver en hurlant. Mais elle savait déjà que la blonde ne faisait dans la dentelle.

« Tu devrais te ménager, Furu, rien ne presse. Du reste, je t'invite à te restaurer, pour retrouver des forces. Et en ce qui concerne ta question ... L'ennemi qu'il me faut occire, arbore plus d'un masque. Ces horreurs sans noms sont légion. Je ne les compte plus. Mais Fairy Tales en fait bien parti, car elle menace ce rêve qui est le mien; une monde de paix et d'harmonie, où il ferait bon vivre pour tous. »

Petit Vampire avait bon espoir que ses manigances, jeux d'alliances et prises de risque, conduise l'organisation à la ruine. Bien que mal vue du Comité, Boucle d'Or était en accord avec son général, et elle œuvrait de concert avec cet ordre décadent. Du reste, elle ne redoutait tant l'Antithèse, elle avait déjà assez de tracas avec la lance noire et ce regard horrible se glissant dans ses rêves. Elle avait peur de savoir qui l'épiait, qui était encore de ce monde, sa Némésis. Délaissant cette funeste pensée, la petiote prit la main de son amie; avant de lui emboîter le pas en ce dédale de couloirs. Au rythme des souliers, se jouait une nouvelle mélodie, celle des ailes aux cristaux. Cet aria désordonnait lui ravivait le souvenir d'un carillon, d'une journée aimée des hommes, la Noëlle. Elle guidait l'enfant, en sureté, à pas lents, en l'antre des délices. Un lieu désert et paisible, où naguère elle demanderait ce qui lui plairait d'avaler. L'argent n'était pas un souci.
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