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 Enfer et conséquences [pv Yami]

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Lazarus Flanders
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MessageSujet: Enfer et conséquences [pv Yami]   Lun 1 Sep - 16:07

Le monde change. Les arbres fredonnent, frissonnent et se penchent au-dessus de la misère du monde. La brume est tenace, s'accroche aux visiteurs perdus. Non il ne partira pas. Il ne partira plus. Celui qui a mis les pieds ici n'est plus l'ombre que lui-même, une sorte de brume parmi une autre. Il ne voit rien, les yeux et l'esprit s'embrument et perdent pied. Le corps tombe lourdement sur le sol, laissant des marques dans la terre de bruyère. Il suffoque. Inspirer. Expirer. Mélodie saccadée. Qu'il y a-t-il ? Le jeune homme s'est-il perdu ? A-t-il peur ? Pourquoi tant de difficultés à respirer ? Il fait sombre, il fait noir, il se saurait où  aller. La végétation le happe, chaque feuille venant caresser son visage déformé par l'émotion. Non il ne quittera pas ses lieux.  Le ciel est rieur ce soir dans son bel habit pourpre, rouge...

Sang.

Hurlement.

Les loups arrivent. La meute vient. Elle a faim. Et une proie se dessine à l'horizon. N'est-ce pas ce jeune homme perdu que l'on aperçoit ? "Nulle part. Tu n'iras nulle part." murmurait le vent. "Reste avec nous, oublie le reste" font les feuilles qui se plissent sur son passage. Il titube. Il halète. Que fuit-il ? Pourquoi tremble-t-il ? Et les carnivores approchent. Ils grognent, ricanent, s'humectent les babines. La chair sera fraiche ce soir. Elle serait couleur

Sang.

Les larges troncs se sont empourprés. L'herbe s'est teintée de rouge Bismarck. Douces nuances de rouilles répandues en giclées dans cette forêt brumeuse. Les esprits virevoltent et observent. Ils frémissent et pensent, passent derrière le corps du jeune homme recroquevillé et les fourrures étendues. La nuit s'était revêtue de sa plus belle tenue. Rouges. Ecarlate. Pourpre. Vermillon. Rien ne viendra laver cette nuit meurtrière. Le vent chante des louanges aux morts. Les âmes se libèrent, se mêlant à la brume persistante. La Mort passe, récolte son dû, un rictus aux lèvres. La faux s'est levée. Encore une fois. Non, pas la sienne. Incontrôlable. Sans pitié. Couleur

Sang.

Un frisson parcourt le corps du jeune homme. Il respire ; il halète. Plus rien autour de lui bouge. Les feuilles ; se sont figées dans la peur, les canidés dans la mort. Son visage et son corps sont étendus dans l’humus. Le doux cresson rattrape son esprit… non, il  essaye. Ses yeux voient sans apercevoir le tableau macabre fait de chair et de sang. Son tableau. Le silence mortuaire entourait les lieux. Plus un seul craquement d’os ni même de gémissement ne se faisait entendre. Morts. Ils l’étaient. Éventré. Vidé. Tué. Des fontaines rouges ne cessaient de quitter leurs corps de loup.

Sang.

L’odeur cuivrée était… délicieuse. L’odeur rendait fou. Oh non. Il l’était sans ça. Perdu au milieu de la forêt sans savoir pourquoi. Ses sens lui jouaient des tours. Le monde qu’il voyait se différenciait du réel.

Fou.

Et il tuait. Le sang était si attirant. Alors il quittait son manteau de courtoisie et de bonne conduite pour devenir la Bête qu’il haïssait. L’envie est insurmontable. Rien ne peut l’arrêter. A part le

Sang.

Derrière son regard effaré, on peut deviner le monde dans lequel il vit. Les larmes coulent enfin. La réalité finit par l’atteindre un instant. Non. Il ne voulait rien de tout ça. Et il sombre. Fou. Il l’est sans doute. Son poing se resserre sur cette terre humide qu’il avait souillée.. Et cette respiration qui repart dans des symphonies décousues.

Angoisse.

Inspirer. Expirer. Envie d’hurler toute la rage et le dégoût qui l’habite. Inspirer. Ça fait mal. Tout fait mal. Tout allait mal. Il rechutait. Il sombrait plus bas qu’il ne l’avait été. Alors il se perdait dans un sanglot silencieux.  « Où sont ses médicaments ? »  Les arbres et le vent reprenaient leurs bruissements, répétant en boucle la même question.

Où sont ses médicaments ?

Croiser le regard laiteux et vide des bêtes qui gisent. Essayer d'y lire la suite événements qui avait mené à ça. Essayer de se rappeler. Tout et n’importe quoi.

L'herbe crisse. Quelqu'un approche. Quelqu'un arrive. Quelqu'un est là. Quelqu'un voit l'illustre fresque faites de giclées de chairs et de cruor dans des nuances de verts. Quelqu'un le voit lui, étendu, s'enivrant des quelques senteurs cuivrées perdues. C'est alors que ce quelqu'un peut saisir l'interrogation de la forêt.

Ce quelqu'un arrive bien trop tard ma foi.

L'oeuvre est terminée. L'oeuvre est éphémère. Mais la démence est tenace. Elle tâche, ronge et s'imprègne. L'esprit chancelle. Tout menace de s'effondrer pour ne laisser que des vestiges.

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Yami A. Fujimi
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MessageSujet: Re: Enfer et conséquences [pv Yami]   Sam 4 Oct - 10:49

« Clic ! »
C'est le petit bruit que produisent les loquets des fenêtres dans les dortoirs du lycée. Un simple sons qui résonne aux oreilles de la vampire, étrangement son cœur bat fort, pas vite, mais fort dans sa poitrine. Elle tire délicatement la fenêtre vers elle de façon à ce que sa colocataire ne soit pas réveillé par la brise fraîche qui souffle dehors cette nuit.
Yami jeta un coup d’œil en bas, juste un étage à descendre, c'était du gâteau. La jeune fille avait le sourire aux lèvres, même si ce qu'elle comptait faire était très certainement rédigé dans le règlement intérieur au paragraphe : PROSCRIT. En plus cela doit être mal vue quand c'est un comiteux qui enfreint les dites règles. La seule chose qu'elle espérait c'était de ne pas tomber sur Kuyo pendant sa ronde... mais il n'irait jamais la chercher là où elle comptait se rendre.
La petite vampire posa son regard améthyste sur la forêt avant de plaquer une de ses mains sur sa casquette (c'est normal la casquette la nuit ok ? xD) et de sauter.

Chasser.

Yami se réceptionna bien dans ses baskets et sur l'herbe du parc sans le moindre bruit. Elle jeta deux rapides coups d’œil à droite puis à gauche avant de fourrer ses mains dans les poches de sa veste du Comité. C'était la version courte, elle l'avait passé par dessus son tee-shirt au cas où elle croiserait un élève insolant sortie après le couvre feux, mais il y avait peu de chance qu'elle croise qui que se soit de toute façon.
La vampire commença à traverser la pelouse qui la séparait de la forêt d'un pas un peu pressé.

Chasser.

L'idée lui courrait sur le haricot depuis qu'elle s'était levé le matin même. Elle c'était nourrit, proprement comme tout les matins pour garder un rythme régulier, mais pourtant il y avait eu cette étrange sensation, limite gênante qui l'avait dérangé toute la journée. Yami n'était pas sûre de l'origine de cette chose qu'elle a fini par traduire par un manque tout de même, mais au fond elle était prête à mettre sa main au feu que c'était ça qui lui manquait.

Chasser.

Quand la vampire reprit lentement conscience de là où elle était, elle se rendit compte qu'elle se trouvait dans une petite clairière non loin de l’orée de la forêt. L'endroit plu à Yami qui se relâcha et laissa sortir ses crocs ainsi que ses yeux rouges. Ce n'était pas la soif qui l'animait en cet instant, ni qui l'avait poussé à se rendre dans la Forêt Brumeuse cette nuit... non c'était une toute autre chose, une pulsion qu'elle avait bien trop essayé de faire taire depuis qu'elle était à Yokaï, c'était celle de la...

Traque.

Laisser ressortir ses attributs vampiriques, humer l'air à la recherche d'une susceptible proie, puis détaler à une vitesse incroyable pour s'en abreuver. Ce n'était vraiment pas une question de soif, mais plutôt de qui est le prédateur et qui sera la victime, une histoire de chaîne alimentaire peut-être et de savoir où est la place de chacun. C'était purement de l'égoïsme que de se croire au sommet, mais cela fait tout de même partie de sa nature et il est parfois bien dur d'enterrer les instincts primaires.
Yami se mit à courir, tranquillement au début, comme sur la piste du terrain de sport et progressivement elle laissa ses jambes se déployer de telle façon qu'on aurait cru qu'elle volait. Cela avait son petit côté amusant et en même temps dangereux, ils suffisait d'être déconcentré moins d'un quart de seconde pour se manger un arbre en pleine tronche ; en parlant d'arbre, la jeune fille escalada un immense chêne qui était au moins centenaire.
Elle avait le vent face à elle et en plein dans les cheveux. Elle inspira un grand coup détendu. Rien que le fait de s'être laissé aller à sa nature lui avait fait un bien fou, un bien qu'elle n'aurait pu imaginer.
Yami observa le frisson que produisait le vent sur la cime des grands arbres, c'était semblable à une mer noire pleine de bruissements inquiétants. Elle sourit avant de s’apprêter à redescendre pour aller trouver un cerf ou quelque chose dans le genre pour ensuite rentrer au dortoir, comme si elle ne l'avait jamais quitté.
Mais, il y avait cette odeur, cette senteur âcre, forte, trop forte pour être anodine et ignoré. C'est suave, cela flotte dans l'air en arrivant du sol, c'est encore chaud. On dirait celui d'un prédateur, non pas d'un... de plusieurs, d'une meute. Yami connaît bien l'odeur que porte les loups, mais là quelque chose cloche. Une sirène d'alarme se déclenche dans la tête de la vampire, qui range bien ses crocs et ses yeux rouges avant de se laisser tomber du haut du chêne jusque sur la terre meuble et de partir en courant.

Sang.

Elle sent qu'elle approche du lieu, l'odeur devient plus forte, plus persistante. Yami ralentit, encore un peu plus, elle était entrain de marcher prudemment quand elle est arrivé à la lisière d'une autre clairière. La terre était écarlate, des cadavres de loups gris jonchaient le sol, leurs yeux exorbités et blanchâtre regardaient le ciel sans le voir. Des petits ruisseaux de sangs qui commençaient déjà à coaguler, sillonnaient l'endroit de long en large, formant par endroit des flaques, des mares, des lacs de couleur pourpre.
Étrangement Yami eu l'impression que c'était un peu comme si quelqu'un c'était amusé à faire de l'art abstrait, bien sur elle se demandait qui pouvait bien avoir un esprit aussi tordu pour faire une chose pareille... c'est alors qu'elle leva la tête vers une ombre un peu en retrait dans la clairière, non loin du centre.
La vampire plissa les yeux et inspira un coup avant de s'avancer en se préparant au pire.
C'était un garçon et l'odeur lui était légèrement familière, elle continua de s'approcher encore un peu, quand soudain elle se stoppa net.
Yami ne le connaissait pas vraiment, mais il semblait bien que c'était son voisin de chambre aux cheveux mis-long violets. Elle tendit une main vers lui en fléchissant un peu sur ses genoux.

« Lazarus Flanders... c'est bien toi ? »

La vampire attendit une quelconque réponse, mais avant que cela n'arrive elle croisa le regard améthyste du jeune homme. Yami ne su pas comment il fallait identifié ce regard... cela lui sembla être celui d'un fou perdu...
Soudain une nouvelle alarme se déclencha dans sa tête, elle hurlait.

Danger.
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Lazarus Flanders
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MessageSujet: Re: Enfer et conséquences [pv Yami]   Dim 16 Nov - 8:16

Respirer. Respirer lentement. Non. Rien n’est possible. Le monde s’écroule. Il éclate. Tout se brise en de multiples éclats colorés. Plus rien n’a de sens. Les sons. Le toucher. La vue. L’odorat. Le gout. Plus rien n’a d’unité. Même lui, le sorcier fou. Tout se décompose. Explose dans un silence plus que macabre. Chaque fragment vole, se dissocie des autres pour se planter comme des pieux au milieu du thorax. Et la douleur vient avec.

Subir.

Il ne reste que ça. Plus rien ne peux être fait. Hurler. Crier ne sert à rien. Et le son ne sort pas, coincé dans la gorge. Personne n’entend. Personne ne voit. Personne ne comprend. Et même quand il essaye de retenir les morceaux, ils lui échappent, devenant de la fumée grisâtre et sans odeur. Tout perd de sa fragrance, de sa couleur, de son aspect. Les couleurs se ternissent. Les odeurs deviennent acres, identiques. Et la terre… le sol n’a que cette sensation froide et tiède à la fois.

« Lazarus Flanders… C’est bien toi ? »

Tâche de couleur. Une voix le rattrape. Une voix fige la déchéance. Le son l’atteint en quelques séquences disparates. Il enveloppe, stoppe l’implosion. Mais il est vide de sens. Juste un écho sans nom qui rebondit sans cesse contre les parois restantes de son monde à lui. Ses yeux s’étaient posés sur lui. Mais la chose ne comprenait pas. Elle ne comprenait rien. Rien de ce qui se passait sous ses yeux. Et pourtant… elle le retenait à la réalité. Sans comprendre. Sans s’en rendre compte.

Un fil. Fin. Fragile.

Le sorcier la regardait sans la voir. Plus rien n’avait d’unité. Ni même l’image de la jeune fille qui se tenait devant lui. Amas d’informations visuelles qui se bouscule dans son esprit. Rien ne s’assemble. Une sorte de reflet distendu, déformé. Irréel.

Tout fait mal. Tout brise le fil.

Respirer. Suffoquer. Perdre pied.

La réalité essaye de s’imposer à ses yeux en quelques flashs de prise de conscience. Rouge. Vert. Gris. Odeur de pourriture. Nausées. Mais tout ça est vite balayé. Tout disparait.

Sombrer.

Mouvement.

Danger. Ne pas savoir. Ne plus savoir ce que c’est. Plus de repères. Ne plus rien comprendre. Tout est noir. Tout est étrange. Tout est angoisse. Respirer. Suffoquer.

Agir par instinct de survie.
Tuer.

Encore et encore. Jusqu’à ce que cette envie disparaisse. Tout est tellement facile. Planter son arme et arracher la vie. Brutalité. Bestialité. Pulsion qui fait hurler une voix dans la tête. Tuer, tuer, encore tuer. Car c’est seulement ça qui donne de la couleur à son monde monochrome. Par tâches multiples. Par agonie lente et violente.

Qui es-tu ?

Les ombres réagissent. Les ombres vibrent et rejoignent leur maitre meurtri. Elles sifflent dans la brume épaisse. Elles parlent pour celui qui n’a plus la force.

Qui es-tu ?

Flash de conscience. Vif mouvement. Distance mise entre lui et la chose. Il se redresse. Respirer. Ne plus suffoquer. Essayer de tenir debout. Le monde tangue. Le monde flanche. Ses genoux heurtent l’humus. Son souffle est rauque. Imprécis. Douloureux. L’air qu’il inspire brule. Suffoquer. Se calmer. Ses poings se resserrent avec rage dans la terre.

Hurler. Rugir. Faire sortir ce qui fait mal. Ce qui se brise. Ce qui disparait. Ce qui fait peur. Tout dans un seul cri. Expulser cet air qui fait mal. Arracher les pensées avec les dents. Tout arracher. Faire vibrer tous ses sentiments entre les feuilles. Faire frémir la mousse des arbres. Faire trembler les ombres.

Les ombres.

Les rendre frénétique. Les faire trancher la chair sans tuer. La sienne. Pour tout expulser. Mieux respirer. Mieux se raccrocher au monde réel. Garder la conscience de la réalité. Ne plus sombrer. Ne plus.

Se calmer enfin. Respirer librement. S’effondrer. Le sol accueillit son visage pâle dans ses bras. Respirer la terre de bruyère. Sentir l’herbe comme une caresse. La mousse et les brindilles lui forment un lit apaisant. Basculer sur le côté.

Chercher.

Chercher du regard quelque chose pour l’aider. Quelque chose qui l’empêcherait d’entendre les mêmes voix sans cesse. Quelque chose qui l’empêcherait d’entendre les arbres ricaner. De voir le monde s’effondrer. D’avoir le même gout acre dans la bouche.

Il y a cette chose non loin. Cette chose qu’il n’arrivait pas à reconnaitre. Car il la regardait sans la voir. Pas la force.

Juste la force de faire siffler les ombres.

Aide-moi.
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Yami A. Fujimi
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MessageSujet: Re: Enfer et conséquences [pv Yami]   Mer 24 Déc - 13:18

La réponse ne vient pas, pourtant Yami l'attend même si elle est presque sure que c'est lui. Elle le regarde et il la regarde, mais ses prunelles sont vides... c'est comme s'il n'arrivait pas à la voir. Il est complètement perdu, voire déconnecté du monde réel, pourtant Yami a cette étrange impression que sa voix il l'a capté, un peu et que cela l'a en quelque sorte stoppé.
Stoppé quoi ? Ça elle ne le sait pas...

Soudain il se met à suffoquer. La vampire plisse les yeux et lentement son regard se rive vers le sol...
Le sang.
C'est très certainement l'odeur âcre de sang qui entre en putréfaction qui doit dérangeant le jeune homme. Yami va pour tendre une main vers lui quand tout à coup des sueurs froides commencent à couler le long de son dos, hérissant au passage les poils de son échine. Il y a quelque chose, quelque chose qui rampe lentement, qui se faufile en passant juste à côté d'elle pour atteindre le garçon. La jeune fille est totalement pétrifiée, sa respiration est moindre, elle...

Qui es-tu ?

Yami bondit au son de cette étrangement voix sifflotante qui se mouvent dans la brume, qui glisse vers elle en écho jusqu'au garçon... elle avait l'impression que la Nuit elle-même était entrain de lui parler. La voix ou les voix reposèrent la question, cette fois ci la vampire déglutit et répondit :

« Je suis Yami... Yami Fujimi. »


Lentement elle se retourne vers Lazarus qui vient d'essayer de se relever... elle s'approche de lui pour l'aider, mais soudain il se met à hurler de rage, sans pour autant prononcer des mots, il cris et c'est tout. La jeune fille s'arrête en pleine action, un peu médusée par cette expression si violente qu'il exprime et qui est toujours aussi incompréhensible pour Yami. Étrangement elle le trouve bien plus vivant comme ça, dans cet état que tout à l'heure, il semble faire moins peur. Le souffle de son hurlement fait trembler toute la clairière... la Nuit... La vampire relève la tête encore plus surprise, c'est exactement le même frisson qui la traverse et qui se mouve dans la clairière que tout à l'heure avec cette étrange voix.

Quelque chose fend l'air et vient entailler la chair du garçon, plusieurs fois. Yami retient un petit cris en voyant les lames noires et vivent mettre à sang... leur maître ? Étrangement Lazarus commence à se calmer, il s'écroule sur le sol alors que la vampire essaye de faire de l'ordre dans sa tête.
Elle réfléchit... et plus elle le fait, plus elle repense à son oncle atteint de délires psychotiques, le jeune homme en face d'elle doit être touché du même mal en quelque sorte ; mais une chose tracasse Yami, lors des crises de son oncle se dernier prend généralement sa véritable forme, alors que là, la vampire n'a pas noté de changement apparent. Soudain elle repense aux lames noires comme la nuits... qui lui ont parlés plus tôt ? Des ombres ? Yami posa son regard sur Lazarus, qui s'était retourné, semblant chercher quelque chose de son regard améthyste perdu. Alors que la vampire s’accroupit pour le regarder droit dans les yeux, à ce moment là, les voix se remirent à parler :

Aide-moi.

Yami lui sourit, comprenant que les ombres étaient une part de lui et se souvenant vaguement l'avoir déjà entendu parler de magie à travers le mur de chambre qui les séparaient tous les soirs. C'était donc un sorcier, un étrange sorcier avec des problèmes d'une ampleur bien trop importante aux goûts de la jeune fille, mais aussi un puissant sorcier... oui avec ce qu'il avait fait à une meute de loup, la vampire ne voulait pas vraiment qu'il se retourne contre elle de si tôt.

Il lui avait demandé son aide, alors elle allait l'aider et ce qui lui semblait le plus logique de faire dans l'immédiat c'était de le sortir de cette clairière.
La vampire saisit Lazarus et le fit doucement basculer sur son épaule avant de lentement se lever, elle l'installa le mieux qu'elle pu avant de s'en allait en prenant bien soins d'éviter les cadavres des canidés. Yami se promis de revenir plus tard faire le ménage, pas question qu'un mioche tombe dessus et alerte tout le lycée pour rien.

La jeune fille se souvint être passé non loin d'un petit ruisseau à l'allée, cela sera sa première escale avant l'infirmerie, car il est clair que le jeune sorcier à bien besoin de prendre quelques pilules.

Yami approchait de ruisseau. Quand elle y fut, elle assit Lazarus contre un rocher droit et s’accroupit en face de lui avec un fin sourire pour le mettre en confiance. Elle gardait tout de même un bon mètre de distance avec lui au cas où il... s'en prendrait à elle. La vampire claqua des doigts sous le nez du sorcier avant de lui demander :

« Ça va ? Tu veux boire ? »

Elle espérait intérieurement que cette fois ci il allait réussir à lui répondre.
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MessageSujet: Re: Enfer et conséquences [pv Yami]   

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Enfer et conséquences [pv Yami]

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