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 Mitsuki E. Northanger

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Mitsuki E. Northanger
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Nombre de messages : 3
Age : 16
Date d'inscription : 29/04/2015

MessageSujet: Mitsuki E. Northanger   Mer 29 Avr - 18:06


 Mitsuki
 
Euphrasie  

Northanger


"la bêtise est la chose la mieux partagée au monde, à la fois relative et universelle!"


 

Informations

Nom(s): Northanger
Prénom(s): Mitsuki Euphrasie
Age: 16 ans
Sexe: féminin
Race: goule
Origines & Nationalité: anglo-japonaise
Orientation Sexuelle: bisexuelle
Statut: élève
Objectif(s): apprendre, et fuir son passé.
Alignement: neutre

Derrière l'écran

Pseudo: Mitsu
Comment as-tu connu le forum: Google, notre Dieu à tous...Amen.
Avez vous lu le règlement ?Bien sûr, Ô Grand Admin!
Des idées pour améliorer le Forum ? (Que pensez-vous du design, du Staff, etc.)Un peu trop rose peut-être, mais c'est certainement à cause la Saint-Valentin...
Présence: Le week-end, passages rapides en semaine.
D'autres comptes:  //
Quelque chose à rajouter jeune yokai ?  J'aime les gâteaux.

Physique

  « Mitsuki  se planta face à son miroir, contemplant son reflet d’un œil critique, et laissa échapper un soupir, constatant comme chaque matin que l’éventualité  d’une carrière dans le mannequinat lui était définitivement exclue. Non pas qu’elle fut laide, bien au contraire : le problème était surtout une question… d’échelle. Car du haut de son mètre soixante, la jeune fille était un peu trop petite pour arpenter les podiums, et elle se félicitait de ne trouver aucun intérêt à jouer les cintres ambulants pour mettre en valeur les créations plus ou moins esthétiques de couturiers octogénaires.  Pour autant, force était d’avouer qu’elle n’aurait pas refusé une dizaine de centimètres en plus. Mais il semblerait que sa croissance soit définitivement stoppée, et qu’elle allait devoir se résigner à lever les yeux chaque fois qu’elle s’adresserait à quelqu’un de plus de douze ans, et ce jusqu’à la fin de sa vie-qui risquait d’être longue-…

Elle fixa longuement sa figure dans la glace. Son visage, ovale,  était extrêmement régulier, d’une admirable symétrie, et elle pouvait se targuer d’avoir hérité de ses parents des traits fins, que certains décrivaient même comme étant racés, aristocratiques.  D’immenses yeux dorés, presque trop grands pour sa tête, lui renvoyaient un regard d’une absolue candeur, si emplis d’innocence qu’on aurait pu croire qu’ils appartenaient à un enfant. Ses cils interminables, dont la noirceur tranchait avec la couleur  ambrée des iris, jetaient leur ombre sur ses joues pâles. Son teint était blême, si blanc qu’il en paraissait maladif. Seules ses pommettes, hautes et légèrement saillantes, se paraient d’une délicate nuance rosée, à  peine perceptible.  Sa peau était lisse, dépourvue de toute imperfection. Le nez, petit et fin, surplombait une bouche étroite, aux lèvres pleines et d’un doux incarnat.

Pour compléter le tout, elle possédait une chevelure lustrée d’un blond lunaire, presque blanc selon l’éclairage, qu’elle n’avait jamais coupée depuis ses six ans : aussi, de longues mèches caressaient ses mollets.  Son front un peu bombé et ses sourcils étaient cachés par une frange parfaitement coupée. En somme, la figure de Mitsuki était absolument charmante, d’une beauté délicate et ingénue : tout son visage respirait la jeunesse et l’innocence. Un peu trop à son goût, par ailleurs.

Son expression était étrange : si la pureté de son regard aurait pu lui donner un air niais au possible,  elle était compensée par son air sérieux, empreint d’une douce mélancolie.
Une moue un peu dépitée déforma brièvement ses traits alors qu’elle examinait son corps, dont elle pouvait voir tous les détails sous la lumière crue de la salle de bain. Pas qu’elle en eût honte –de toute façon, quel que soit son avis sur la question, les chances pour qu’elle puisse en changer étaient assez limitées-. Cependant, elle déplorait son apparence frêle.  Il est vrai qu’avec ses quarante kilos toute mouillée-voire trente sept les mauvais jours-, la première chose qui frappait en la regardant, autant que ses prunelles à l’aspect séraphiques, était  son extrême minceur, flirtant avec la maigreur selon les critères de la personne. Son ossature était délicate, avec des attaches d’une incroyable finesse. Les os du poignet étaient assez saillants, ainsi que ceux de ses mains. Les épaules étaient étroites, de même largeur que les hanches. Elle possédait une petite poitrine, certes menue, mais bien visible,  ainsi qu’une taille fine et bien marquée.  On pouvait deviner un peu ses côtes, sans pour autant pouvoir les compter et en redessiner le contour. Ses membres étaient longs, un peu grands proportionnellement à son corps. Les bras étaient très fluets, tout comme ses mains aux longs doigts.

Quant à ses jambes, elles étaient faites sur le même modèle que les bras, longilignes, et se terminaient sur des petits pieds en adéquation avec le reste. Ses gestes étaient raffinés, empreints  de grâce.  

Il était difficile de donner un âge à l’adolescente, car si son visage était juvénile, et son corps à peine formé, ses paroles, ses attitudes et ses expressions démentaient cette allure enfantine.

Mitsuki ressemblait à une petite poupée de porcelaine, si fragile qu’il suffirait d’un effleurement pour la briser en mille éclats.

Un rire amer lui vint à cette pensée, tandis que l’image du jouet Mitsuki gisant, cassée, sur le dallage s’imposait à son esprit.

Elle se coiffa rapidement et enfila un peignoir avant d’aller dans sa chambre s’habiller. Ouvrant une penderie débordante, elle choisit avec soin une robe blanche et courte, avec un corsage dans le dos et des manches bouffantes dévoilant ses bras.

Son style vestimentaire était très féminin, faisant la part belle aux jupes et aux robes. Elle faisait cependant attention à ne pas se rendre ridicule à force de dentelles et autres fanfreluches, ou encore au moyen de vêtements inadaptés à son corps menu. Elle accordait une importance particulière à ses habits, et avait à cœur de porter des tenues la mettant en valeur.

Mitsuki  avait beaucoup de mal à accepter que sa croissance se soit arrête à ce stade, et que ce visage enfantin, ce corps d’adolescente seraient siens jusqu’à sa mort. Bien sur, elle était consciente qu’elle n’avait pas à se plaindre. Elle savait que beaucoup auraient tué pour obtenir ce qu’elle avait, à savoir l’éternelle jeunesse, couplée à une beauté naturelle amplifiée par l’ aura et le pouvoir de séduction inhérents à sa race. Pourtant, elle ne se pensait pas si enviable. Etait-ce réellement un atout, de garder l’apparence d’une jeune fille de seize ans, lorsque l’esprit en aurait trente, cent,- cinq cent peut-être- ? De voir  l’esprit évoluer et le corps rester immuable ?

Elle referma l’armoire d’un geste sec.

Les questions philosophiques attendraient.
»


Goule

 « Toutes les créatures ayant du sang de vampire dans les veines, sans en être un à part entière, sont classées comme goules.  C’est donc un terme générique, regroupant tous les « vampires impurs ».

Leurs caractéristiques physiques  sont assez similaires à celles des vampires, ce qui est relativement logique. Les goules sont séduisants, et possèdent un charme hypnotique leur permettant d’attirer et d’éblouir leurs proies. Ils se meuvent à une vitesse folle, et leur force est surhumaine.  Ils ont également la capacité de se régénérer ;  mais si les blessures sont trop importantes, il leur est impossible de guérir spontanément. Ils sont théoriquement insensibles au vieillissement, et ne subissent pas les effets du temps sur leur corps  tant qu’ils ont un approvisionnement régulier en hémoglobine. Toutefois, en pratique, ils doivent s’abreuver de sang très régulièrement, plus souvent même qu’un vampire, et leur état se détériore bien plus vite que ces derniers lorsqu’ils sont dans l’impossibilité de se sustenter.

Les premiers signes de la soif sont l’impulsivité, l’énervement et un comportement lunatique. Si le besoin de sang  n’est pas comblé, le charme du goule s’amoindrit, ce qui risque d’enclencher un « cercle vicieux », où il serait plus dur d’attirer des victimes alors même que se nourrir devient urgent. Enfin, le dernier stade de cette dégénérescence est la folie, irréversible. La démence est permanente, et le goule n’est plus qu’une bête soumise à ses moindres pulsions, ayant pour unique but de tuer et de se repaître tout être ayant du sang dans les veines.

Les goules sont vulnérables à l’eau, mais dans une moindre mesure comparativement aux vampires. Cependant, un combat sur l’onde les épuise très rapidement.

A part une invitation à Aquaboulevard, il y a deux façons d’ abattre définitivement un goule :  le démembrement complet, et la destruction de son cœur.

Mitsuki  n’ayant pas une ascendance à 100% vampirique, elle est donc considérée comme une goule.

Par conséquent, elle possède les pouvoirs propres à cette race, avec quelques particularités.
Tout d’abord, Mitsuki est totalement dépourvue de thermorégulation, ce qui la rend très vulnérable aux températures extrêmes. Car malgré sa résistance accrue de goule, une exposition trop longue à température inférieure à 0 degré ou supérieure à 40 degrés peut lui être fatal. De plus, son agoraphobie la pénalise si le combat a lieu dans un espace trop grand et trop vide.

Elle possède, sous ses dehors frêles, une exceptionnelle forme physique, et une bonne formation au combat. Elle maîtrise assez bien les armes blanches, et est capable de maîtriser le sang d’une  tierce personne, à condition qu’elle soit blessée (pas besoin d’une balafre laissant déborder les entrailles, une simple piqûre de moustique qu’on aurait un peu trop grattée suffit…)  .

Elle peut, par extension, maîtriser  les mouvements de son adversaire en contrôlant son sang. Toutefois, cette pratique est épuisante, et elle ne peut utiliser ce pouvoir sur une longue période sous peine de s’écrouler de fatigue.

Son pouvoir de séduction lui permet de troubler momentanément les esprits, voire d’infliger des maux de tête aux plus influençables, mais elle ne peut évidemment pas modifier la mémoire des gens sur le long terme.  De plus, l’utilisation abusive de cette capacité lui cause de douloureuses migraines.
»

 †Points faibles : vulnérabilité extrême à la température extérieure, agoraphobe, grandement affaiblie dans l'eau, résistance assez moindre au manque de sang, incapable d'utiliser la maîtrise du sang trop longtemps sous peine de burn-out.
 
Points forts : pouvoir de régénération, maîtrise du sang, vitesse et force surhumaines, charme, entraînement au combat.


Caractère

 «Paradoxale. Voilà ce qui résumerait le mieux Mitsuki. Il est difficile de classer  son âme de façon manichéenne, tant sa personne est complexe, composée de multiples nuances de gris.  Si elle est capable de faire preuve de cruauté, et est parfois sujette à des pulsions de violence qu’elle ne retient qu’avec difficulté , au prix d’immenses efforts sur elle-même , la goule blonde n’est pourtant pas foncièrement quelqu’un de méchant. En effet, elle fera toujours son possible pour aider un autre dans la difficulté ; cependant, elle n’offrira jamais d’elle-même ses services, considérant qu’il serait impoli de s’imposer alors qu’on ne lui rien demandé de façon explicite. Aussi, elle serait capable de laisser quelqu’un étouffer à côté d’elle si aucun signal de détresse n’est émis à son attention, et ce sans le moindre soupçon de culpabilité.

En revanche, elle s’en voudra profondément d’ignorer un appel au secours, quel qu’il fut : il lui est très difficile moralement  de refuser d’accéder à une requête, bien qu’elle puisse le faire si nécessaire.  

L’adolescente au regard ambré est quelqu’un de très neutre, calme et sérieux. Elle déteste le bruit, la foule et préfère largement s’isoler dans un coin et bouquiner que de rester avec une bande de « jeunes abrutis piaillards », comme elle dit. Elle n’est pourtant pas asociale, et apprécie grandement la discussion, pour peu que son interlocuteur l’écoute un minimum et ne soit pas trop turbulent. Mitsuki est quelqu’un de très ouvert : en fait, elle se fiche royalement de l’orientation sexuelle, de la race, des opinions, en un mot, des particularités de ses amis et connaissances, pour peu que la personne ne tente pas de la convaincre sans relâche d’adhérer aux mêmes idéaux. Ainsi, elle ne verra aucune objection à être la meilleure amie d’un nazi militant pour le génocide des petits chatons innocents, du moment qu’il n’essaye pas de la persuader de l’accompagner dans ses raids contre les pauvres félidés.

Mitsuki n’a aucun attachement aux liens du sang, et ne comprend pas en quoi la consanguinité est un critère valable pour être redevable à quelqu’un d’autre. En vérité, elle a peu d’idéaux moraux, car elle considère qu’aucun but n’est louable en soi et que personne ne détient la vérité. Le seul principe lui tenant réellement à cœur est le respect de l’autre, de ses droits et de son intégrité. Mais là encore, si elle n’est pas fermée au débat, et avance toujours dans une démarche de compréhension des différents points de vue, elle n’est pas vraiment du genre à imposer ses idées coûte que coûte, et abandonne très vite lorsque son interlocuteur est manifestement borné et totalement hermétique.

Notre jeune fille accorde une grande importance à la bienséance, au respect de l’autre, et s’applique à parler de la plus polie des manières qui soient. Il est très rare qu’elle perde son self-control, et garde la tête froide presque dans toutes les circonstances. Mais lorsqu’elle outrepasse ses limites, elle perd toute mesure, devenant carrément effrayante : car si ses émotions finissent par la dépasser, si elle échoue à les endiguer, elle bascule rapidement dans sa forme « surnaturelle », bien moins mesurée que l’habituelle Mitsuki. Dans ces cas-là, elle devient excessive, dans la peur comme dans la joie, et dangereuse : en effet, le passage dans ce mode « monstrueux » signifie la perte de tout contrôle, et correspond à une réaction instinctive de survie.

La jeune héritière sourit assez peu : elle ne fait certainement pas partie de cette catégorie de gens qui affichent leur bonne humeur tout au long de la journée.  Non, elle est plutôt du genre à garder un air grave et pensif du matin jusqu’au soir. Elle n’est pas pour autant inexpressive, et pour peu que les personnes alentour n’émettent pas une aura trop inquiétante, elle pourra se montrer confiante, voir attendrissante dans ses agissements ; car si son intellect est manifestement très développé par rapport à son âge, sa maturité émotionnelle, elle, n’a pas vraiment suivi le même développement : aussi, elle attendra de ses amis qu’ils se montrent affectueux avec elle, et, bien que cela soit parfaitement inconscient, elle se place pratiquement toujours en situation « d’infériorité », attendant de l’autre qu’il la rassure et comble sa confiance en elle quelque peu défaillante.

Car Mitsuki, bien qu’elle soit très exigeante avec elle-même, a une estime de soi frôlant l’asthénosphère de notre belle planète. Lorsqu’elle réagit à un comportement, c’est toujours sur le principe, et jamais pour les dégâts causés sur sa personne. Autre particularité notoire, son instinct de survie, en dehors des cas extrêmes, est assez limité ; aussi, elle ne fuira pas immédiatement devant un grand danger, et serait capable de rester en compagnie d’un troll furieux pour examiner son comportement.

La jolie buveuse de sang est très pudique, et ressent un malaise certain lorsqu’elle constate une certaine concupiscence à son égard (bien qu’elle ne soit pas vraiment perspicace sur ce plan là…) : elle considère comme un fardeau le pouvoir de séduction propre à sa race.

Mitsuki adore courir, pratique assidûment l’escalade et danse avec acharnement depuis ses son enfance : elle ne pourrait concevoir une vie statique et sédentaire. Elle pratique le chant et étudie la musique, jouant du piano depuis son plus jeune âge (mais c’est en vérité une violoniste contrariée…). Depuis son arrivée au Japon, elle s’intéresse de près aux origamis. Elle est avide de connaissances, et dévore les livres avec un appétit vorace, jamais rassasiée,  s’intéresse à tous les sujets ou presque, depuis la réalisation des macramés à la physique quantique.

Pourtant, elle est un peu paresseuse scolairement, habituée à tout comprendre et à obtenir de très bons résultats scolaires, et comprend que cela lui sera surement préjudiciable. Bien qu’il ne lui soit pas nécessaire de manger, elle a gardé l’habitude de consommer quantité de gâteaux et choses sucrées, se désolant chaque jour d’être d’une nullité abyssale en cuisine.
D'autre part, elle évite au maximum l'alcool, car elle ne le tient manifestement pas très bien... Elle apprécie les jeux de carte, et adore jouer aux dames, qu’elle trouve pour sa part beaucoup plus simple et amusant que les échecs qu’affectionnent de nombreuses personnes.
»

 †Matières Favorites : Mathématiques, philosophie, histoire, langues.
 
Matières Détestées : Ne sait pas encore, tout dépendra de l'enseignant...


Histoire

 « Dans quelques minutes, un nouvel an commencerait. Les douze coups de minuit sonneraient, et  tous ceux encore debout en cette nuit du 31 décembre se confondraient  en « bonne année ! » sur tous les tons, tandis que des blagues d’un bon goût discutable fuseraient en arrière plan, que les couples d’amoureux transis s’embrasseraient, étalant leur bonheur mièvre à la face du monde et que les noceurs ayant un peu trop forcé sur l’alcool vomiraient tripes et boyaux enfermés dans les toilettes, entamant l’année en tête à tête avec la cuvette.  

Dans quelques minutes, un nouvel an commencerait. Et Haruna, du fond de son lit d’hôpital, s’en souciait comme d’une guigne.

Haruna avait mal. Et malgré le soutien indéfectible et muet de son mari, les encouragements des infirmières, elle ne pouvait s’empêcher de se dire,entre deux contractions, que ce jour était définitivement le pire de sa vie.

« -Poussez madame, poussez ! C’est la dernière  ligne droite, la tête est sortie !»

La presque-mère tourna lentement la tête vers la sage-femme à l’origine de ces paroles, une lueur sanguinaire dans le regard. Que s’imaginait-elle, cette idiote en blouse blanche, qui la regardait s’échiner depuis maintenant deux heures ? Peut-être pensait-elle que sa patiente faisait du tricot, allongée, les jambes écartées et le visage rougi par l’effort !

Haruna caressa quelques minutes l’idée d’arracher la tête de cette débile aux yeux vitreux et au sourire factice, trouvant un bref réconfort à cette vision, avant de pousser une dernière fois.

Elle retomba lourdement sur le matelas, épuisée, et ferma les yeux alors que l’infirmière se saisissait du bébé. Ca avait été, sans nul doute, le pire combat qu’elle n’ait jamais mené : et elle sentit une admiration nouvelle poindre en son cœur vis-à-vis de ses ancêtres capables d’enfanter à la chaine.

Il  était 23h59 minutes et 18 secondes très exactement.

Elle souleva à grand peine ses paupières, exténuée, et darda ses prunelles dorées sur son enfant, toujours dans les bras de l’aide-soignante. Cette dernière étira doucement les lèvres et lui tendit le petit être avec moult précautions :
« -Vous voulez la prendre ? Je vais appeler votre mari, durant ce temps là.

La figure d’Haruna se radoucit, et elle fit un petit hochement de tête avant d’attraper délicatement le minuscule poupon. La peau du bébé lui parut froide lorsqu’elle la prit, et incroyablement lisse, bien qu’un peu humide. Elle dévisagea sa progéniture, ce pourquoi elle avait support sept mois d’attente et de contraintes.

C’était un petit être sanguinolent, encore un peu rouge, dont les hurlements s’étaient éteints dès qu’elle avait touché sa mère. Le nourrisson souleva ses paupières et examina la pièce du faisceau ambré de ses yeux, un air interrogatif peint sur le visage.

Du sang maculait encore le corps menu, tellement fragile dans ses bras. Haruna n’était pas particulièrement grande. Pourtant, en tenant le nouveau né, elle eût l’impression fugace d’être immense, par rapport à cet enfant à la figure régulière et intriguée.
Minuit sonna.
La jeune mère sourit, et glissa tout bas à son enfant :
« -Bonne année, ma petite Mitsuki… »

L’infirmière revint, avec à ses côtés un homme blond, mal rasé, dont les traits aristocratiques étaient ornés de cernes violacées. Il fixa longuement son enfant, n’osant même pas le toucher. Puis, il tourna la tête vers sa compagne.

Ils eurent tous deux un sourire fatigué, mais victorieux. Un sentiment étrange étreignait leur cœur.
Ils étaient parents.  

La tête d’Haruna retomba avec un bruit sourd sur l’oreiller.

Elle s’était endormie.
***
Haruna, pour la première fois depuis presque un an, se sentait bien. Sereine. Ses joues n’étaient plus creusées, les ombres noirâtres qui mangeaient son visage avaient disparu, en même temps que la faiblesse due au manque de repos qu’elle avait pu précédemment ressentir.

Etendue mollement sur un sofa, un livre dans les mains, sans aucun hurlement pour troubler le silence, elle se demanda si c’était là la définition du bonheur. Assurément. Un soupir de contentement passa la barrière de ses lèvres. Son époux, Gabriel, était occupé à classer ses dossiers, assis à son bureau, non loin de sa femme ; Mitsuki était dans son berceau, dormant paisiblement… La jeune mère goûtait avec délice à ce moment de tranquillité.

« -Mamaaaaan ! Mitchounichou il est casséééééé ! fit une petite voix aigue et larmoyante près de son oreille.

Haruna se redressa avec toute sa célérité surhumaine, stupéfaite, et dévisagea la petite fille qui venait d’émettre ces mots. Gabriel cessa son rangement, inquiété à la fois par l’atrocité du nom de la peluche de sa fille et par sa présence dans le salon. Il demanda, l’air anxieux :

-Mitsu-chan,  comment tu es sortie de ton lit ?

Le bambin lui lança un regard un peu méprisant, étonné par la question :
-Si tu viens  guérir Mitchounichou j’te montre !

Son père la fixa un instant, la figure blasé.  Du chantage à cet âge là…Qu’est-ce que cela serait plus tard ? Cependant, il suivit son rejeton, qui marchait d’un pas gaillard vers sa chambre, et s’arrêta près du lit à barreaux dont elle n’aurait théoriquement jamais dû sortir. Il estima mentalement la hauteur du meuble, puis la taille de sa progéniture, et réitéra sa question, perplexe :
-Mitsu-chan, tu peux me montrer comment tu es descendue, maintenant ?

L’enfant lui jeta un regard méfiant du haut de ses 70 cm, avant de répondre, intraitable :
-Nan ! Sinon tu guériras pas Mitchounichou !

Gabriel se pinça brièvement l’arrête du nez, s’exhortant intérieurement au calme, et déclara solennellement :

-Je te promets que je guérirai ton doudou si tu me montres d’abord.

La gamine le toisa, l’air songeur, puis fit de sa voix flûté :
-Promis ?
-Promis, répéta son géniteur.

Il s’apprêtait à se baisser pour attraper sa fille, afin de la remettre dans son lit, quand celle-ci sauta, faisant un bon d’une hauteur phénoménale, et atterrit sur la rambarde avant de se laisser tomber sur son matelas avec toute la grâce et la délicatesse d’un bébé mammouth endormi. Gabriel se figea, interloqué.

Mitsuki se releva, se mit en équilibre sur la rampe de son lit, et se propulsa vers son père, qui la rattrapa dans un état second. Un tic nerveux agitait la paupière du buveur de sang, qui fixait tour à tour le lit puis la blondinette dans ses bras, si petite et légère.  La petite patienta cinq minutes, avant de s’énerver :

-Bon, maintenant, tu peux soigner Mitchounichou ?
L’homme la reposa à terre, acquiesça et s’avança vers le berceau, dans lequel reposait le fameux Mitchounichou alité, un lapin blanc en peluche. Il l’attrapa, examinant ses « blessures de guerre », et constata que de nombreux petits trous ronds et réguliers, comme ceux qu’aurait causés une aiguille un peu large, défiguraient le museau du pauvre animal. Il fronça les sourcils, se penchant vers la gamine aux prunelles d’or :

-C’est un gros bobo, dit moi ! Comment il s’est fait ça ?

L’enfant lui répliqua de sa voix naïve, le regard soucieux :

-Je sais pas ! Je lui faisais un bisou et après il était tout cassé ! »

Gabriel observa sa fille, avant de lui dire de sourire, ce qu’elle exécuta de bon cœur, dévoilant une bouche édentée, à l’exception de huit petites quenottes blanches. Quatre incisives et quatre canines.

Bonté divine. Il intima à son enfant de rester dans la chambre, et regagna le salon, tenant le lapin en peluche dans ses bras. D’une démarche légère, il s’approcha de sa femme, et murmura tout bas :
« -Haruna…
La jeune mère leva les yeux vers le grand homme blond, constatant sa figure soucieuse.
-Oui ?
-Tu sais comment elle a déchiré ça ? dit-il en brandissant la peluche balafrée.
Haruna souleva un sourcil interrogatif, rejetant sa chevelure noire et lustrée d’un mouvement de tête agacé.
-Elle l’a fait avec ses dents, reprit-il,  avec un air désespéré presque comique.
Le sourcil monta un peu plus haut sur le front de la jolie vampire, alors qu’elle demandait ;
-Avec ses dents ? Avec ses ridicules canines qui sont poussées il y a à peine une semaine ?
Il secoua vigoureusement la tête.
-Tout à fait. Elle m’a dit qu’elle lui avait fait un bisou et qu’après, il « était tout cassé », je cite. Et le meilleur, c’est qu’en plus de marcher, elle peut sauter jusqu’à son lit.
-Mais elle n’a que neuf mois ! s’exclama la petite femme.
-Je le sais bien, merci. Neuf mois, et elle parle, elle marche, elle bondit comme un kangourou et mord ses peluches.

Gabriel Northanger affichait un visage profondément découragé. Il savait bien qu’il n’aurait jamais du faire d’enfants. Quelle idée stupide avait-il eu ! Il aurait du se douter qu’une famille de buveurs de sang, ça risquait d’être vite un peu compliqué à gérer !
Son regard gris croisa celui mordoré de son épouse. Ils poussèrent un soupir.

Elle n’avait que neuf mois…
***
»

© Luka & Yûko ♥


Dernière édition par Mitsuki E. Northanger le Dim 24 Mai - 15:10, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: Mitsuki E. Northanger   Ven 1 Mai - 11:55

Bonjour et Bienvenue sur Rosario Vampire RPG!

Tout d’abord, le code du règlement n'est pas le bon, je t'invite donc à relire ce dernier pour trouver celui qui est juste ~

Ensuite, je te te prierai de faire des paragraphes avec des espaces pour rendre la lecture de ta fiche plus agréable.. Parce que la comme ça, ça ne donne pas vraiment envie de la lire. :/

Pour la partie pouvoirs, les goules ne sont pas aussi sensibles à l'eau que les vampires.

Ensuite, les goules ne sont pas immortelles. Elles vivent plus longtemps qu'un humain, mais elles finissent bien par mourir de vieillesse/de faim/de folie/ect. ..

En faite.. Pour être sure, tu fais quoi exactement? Une goule? Un vampire inférieur? Oo parce que la j'avoue que je suis un peu perturbée.


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Paroles en #00CC66 || Rien ne m'importe tant que tu restes à mes côtes

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MessageSujet: Re: Mitsuki E. Northanger   Ven 1 Mai - 15:46

Voilà,j'ai changé le code et fait des paragraphes, histoire de rendre ça plus attrayant.
Concernant les pouvoirs, j'ai également édité.
Mitsuki serait plutôt un vampire inférieur, dans le sens où elle est née buveuse de sang, ce n'est pas une humaine transformée: cependant, je l'ai définie comme goule car elle n'appartient pas à une famille pure.
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Andrew C. Hatfield
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MessageSujet: Re: Mitsuki E. Northanger   Mar 5 Mai - 17:42

Ne met pas goule alors, met Vampire Inférieur :).

Merci pour les espaces et le code est bon!

Bonne continuation pour la suite!


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MessageSujet: Re: Mitsuki E. Northanger   Mar 12 Mai - 6:27

Des nouvelles de la fiche?
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MessageSujet: Re: Mitsuki E. Northanger   Mar 12 Mai - 11:37

Oui, je n'ai pas abandonné, simplement je n'ai pas encore fini l'histoire, que je posterai dès qu'elle sera complète.
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MessageSujet: Re: Mitsuki E. Northanger   Mar 12 Mai - 11:45

D'accord, bon courage!
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MessageSujet: Re: Mitsuki E. Northanger   

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Mitsuki E. Northanger

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