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 Et toi, de quoi as-tu peur Grande Sœur ?

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Saphir A. Jinx
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MessageSujet: Et toi, de quoi as-tu peur Grande Sœur ?   Ven 22 Jan - 4:59

Et toi, de quoi as-tu peur Grande Sœur ?


ft. Priecia Ark





La nuit battait son plein en cette calme soirée.. Calme, pas si calme que cela. Dans l'un des couloirs de l'aile Sud, on pouvait entendre une jeune fille pleurer. Elle se trouvait la, assise sur le sol, ses genoux repliés contre sa maigre poitrine. Seule une personne avait entendu la détresse de cette fillette, une jeune femme blonde s'approchait, sans méfiance. Plus elle s'avançait, plus elle pouvait distinguer la petite qui était recroquevillée sur elle même. Avec le peu de lueur qui lui était offerte, elle pouvait voir que la petite fille qui lui faisait dos, ne portait pas de vêtements et avait une longue chevelure bleuté. La jeune femme continue de s'approcher, pas à pas pour ne pas faire peur à l'enfant, elle l'appelle, lui demande si elle va bien.. Mais en échos à ses questions, il n'y a que des pleurs et.. Et un rire.

Les faibles lumières qui éclairaient le couloir s'éteigne tout à coup. La femme se retourne, elle comprend bien trop tard que quelque chose cloche. Loin derrière elle se tient un jeune adolescent, il porte un masque couvrant sa bouche, ses yeux rouges et affamé la scrute. La blonde se met alors à courir vers la petite fille pour s'enfuir avec elle, mais elle tombe face à cette dernière. Une enfant montreuse, mi-ombre mi-humanoïde, un sourire affreux peint sa bouche. Sa peau est craquelée de toute part, laissant échappé des fumées noirâtres qui glissent sur le corps de la jeune femme. Elle se retrouve paralysé par la peur.

??? : Et toi, de quoi as-tu peur Grande Sœur ? Chantonne la petite croque mitaine.

La Blonde tombe alors soudainement. Elle se sent faible et a envie une irrépréhensible envie de dormir. Elle baille, tente vainement de se lever, mais il est inutile de résister, la berceuse des croques mitaines est trop forte pour elle. Elle s'écroule inerte, et s'envole pour le pays des.. Cauchemars.



_______


Il fait sombre dehors, de gros nuages gris menaçant ont cachés le soleil depuis quelques heures. Priecia qui s'était alors assoupi se réveilla en poussant un cri. Elle regarde autour d'elle paniqué. Il faisait jour, elle n'était pas dans le couloir et les deux étranges individus avaient disparus. La bibliothécaire soupira de soulagement. Ce n'était qu'un rêve. Elle prit un instant pour se remettre de ses émotions avant de re-regarder à nouveau autour d'elle.. Elle était dans la bibliothèque. Rien d'anormal en somme.

L'orage commençait à se faire entendre au loin.

Priecia se leva et fit le tour de la bibliothèque pour voir si il y avait des élèves et à sa grande surprise, elle était seule. Complètement seule. C'était rare. Elle entreprit alors de ranger les livres que les élèves avaient laissé traîner. Alors qu'elle commençait à poser sa main sur le troisième livre sans vraiment y porter attention, elle sentit quelque chose d'étrange au contact de la couverture. Ses yeux tombèrent alors sur une vision d'horreur, le livre qu'elle tenait était couvert d'asticots, d'araignées et d'autres rampants visqueux et hideux en tout genre. Elle eut un haut le cœur en laissant tomber le bouquin. Priecia secoua rapidement sa main pour enlever les insectes qui lui étaient grimpés dessus, tout en reposant son regard sur le livre qui.. Qui n'avait rien ? Pas de limaces, d’œufs de larves.. Le livre n'avait rien. Elle recula d'un pas, puis de deux. Elle venait de dormir, elle n'était pas si fatigué que ça pourtant..

L'orage grondait de plus en plus fortement.

La bibliothécaire sursauta en l'entendant. Elle continuait à reculer en fixant le livre qu'elle avait tenu en main. Plus les minutes passaient, plus elle se sentait mal à l'aise. Elle avait la nausée. Priecia avait l'impression d'être au milieu d'une mer de foule sans fin. Elle avait même l'impression qu'on la poussait et puis il y avait cette odeur nauséabonde.. C'est en posant son regard sur les fenêtres qu'elle vit avec horreur qu'elle n'était pas toute seule. La blonde porta sa main devant sa bouche, paniqué, comme pour s'empêcher de crier face à cette vision horrifique.. Et peut être par peur de se faire remarquer. Elle était loin d'être seule. Ses yeux ne lâchaient plus les vitres, la sentiment de peur grandissait de plus en plus dans son cœur. Elle tremblait. Autour d'elle se baladait des personnes, dont le corps était en putréfaction. Des vers sortaient ici et la de leur corps, et certains avaient des membres qui leurs tombaient, mais cela n'interrompait en rien leur funeste marche. Dans cette mer sans vie et cadavérique, Priecia reconnu des membres de sa famille. C'est le cœur serré par la tristesse et la peur, qu'elle s’aperçut que ceux ci lui s'approchaient d'elle et la suppliaient de les rejoindre. Elle ne parvenait pas à bouger, ses jambes refusaient d'obéir. Ses yeux étaient embués de larmes. Elle voulait juste que tout ça s'arrête sur le champ. Son cœur ne fit qu'un tour lorsque l'un deux la toucha. La bibliothécaire hurla et se mit à courir dans le fond de la bibliothèque. Elle trébucha lourdement au sol, toujours en sanglot, elle tenta de reprendre sa course, mais elle semblait se heurter à un mur. Son premier réflexe est de regarder le reflet dans la fenêtre la plus proche d'elle, et d'y constater avec soulagement, qu'il n'y a plus personne. Cependant, elle ne se sent pas plus en sécurité. Cherchant à savoir pourquoi elle est bloquée, elle finit par voir qu'elle est emprisonnée dans un piège à démon.

L'orage éclate.

Il est si fort, si puissant. Une tempête se prépare. Les vitres se brisent, le vent souffle fort dans la bibliothèque, si fort que les livres s'envolent et certains blessent Priecia. Les éclairs vont et viennent, toujours plus fortement et l'un deux s’abat dans la salle. Priecia se recroquevillât comme elle pouvait de peur de se faire toucher par ce dernier en plus des livres. Elle sentit comme une odeur de.. Fumée? La bibliothèque prenait feu. Impuissante elle regardait ses précieux livres brulés à une vitesse ahurissante. Elle hurlait, hurlait de toute ses forces. Mais personne ne répondait à ses appels futiles. La peur la dévorait de l'intérieur. Elle allait mourir. Ici. Comme ça. Brûler comme l'un de livres. Elle sanglotait sans pouvoir s'arrêter. Oh, elle tenta bien d'utiliser ses pouvoirs pour se protéger.. Mais ils étaient si faibles. Et soudain, alors que tout espoir semblait perdu. Quelqu'un entra en hurlant le nom de la bibliothécaire. cette voix, elle aurait pu la reconnaître entre mille. C'était celle de Shygana. L'homme accourrait vers elle, et Priecia lui sommait de partir, c'était trop dangereux. Les flammes ardentes et comme animés d'une volonté propre, dévoraient tout sur leur passage. Mais l'homme refusa de l'écouter, et s'aventura d'avantage dans la bibliothèque enflammée. Après quelques petites minutes qui semblaient interminables pour Priecia, elle le vit enfin, les vêtements brûlés de toute part. Il n'avait rien. La bibliothécaire se contenait comme elle pouvait, prise entre un sentiment de joie et de peur. Elle se disait que tout allait prendre fin clignant des yeux un instant, laissant des dernières larmes couler et.. Un hurlement se fit entendre. Priecia leva la tête en direction de Shygana.. Il.. Il était bloqué sous une lourde étagère. Il n'arrivait pas à sortir de la. Il était bloqué. Priecia, se retrouva une nouvelle fois avec son impuissance, coincé dans le piège à démon. Pleurant toute les larmes de son corps.


Tu es faible.

Tu es si faible.

Ouvre les yeux.

Regarde le.

C'est de TA faute.

De ta faute Priecia.


Alors qu'elle pleurait à s'en désécher le corps, elle regardait à contre cœur, Shygana se tordre de douleur et hurler à la mort.



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Priecia Ark
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MessageSujet: Re: Et toi, de quoi as-tu peur Grande Sœur ?   Mar 26 Jan - 14:43

Il était environ 16h lorsque la jeune bibliothécaire décida d’enfin rentrer de son entrainement quotidien, complètement épuisée mais plutôt contente de ce dernier. Elle était parvenu à parer diverses attaques contre son partenaire d’entrainement, qu’elle avait plus de mal à éviter en temps normal. C’est donc dans cet état qu’elle remonta dans sa chambre de l’aile sud où elle prit une très rapide douche avant de s’habiller de vêtements propres. Une fois habillée, elle prit un livre sur une étagère et s’installa dans un fauteuil proche de sa fenêtre et se mit à lire. Elle lut un bon moment, si longtemps que le ciel s’assombrit de plus en plus. Alors qu’elle s’apprêtait à entamer un énième chapitre, elle crut tout d’abord entendre un bruit inhabituel. Y prêtant plus d’attention, elle comprit qu’il s’agissait de pleurs. Intriguée, elle posa son livre dans le fauteuil et sortie de sa chambre, se dirigeant vers la source des pleurs.
Elle arriva bientôt devant une chambre dont la porte était entre ouverte. Elle poussa le battant et entra dans la pièce. A l’intérieur ? Une jeune fille, de dos, une longue chevelure bleutée ondulant dans son dos. Elle semblait nue aux premiers abords, et la bibliothécaire continua d’avancer, se demandant ce qui avait bien pu arriver à cette jeune fille, et surtout, ce qu’elle faisait ici. En tant que membre des responsables de cette aile, elle ne se souvenait plus avoir vu cette jeune fille, fait bien étrange.

- Bonjour ? Est-ce que tu vas bien ? Que se passe-t-il ?

Elle allait poser sa main sur son épaule, rassurante, lorsqu’il se passa quelque chose de bien étrange. La lumière dans le couloir s’éteignit subitement, et lorsque Priecia se retourna, soudainement inquiète, une sombre figure aux yeux rouges et masquée d’un masque sur le bas du visage fit son apparition. Cherchant alors à protéger la jeune fille de cette possible créature aux intentions malveillantes, elle courut vers elle, mais tomba au sol, devant une enfant qui fit battre son cœur de peur. Dans l’impossibilité de bouger, sans doute à cause de la peur, elle ne put qu’écouter les paroles de cette effrayante créature. Elle fut alors prise d’un vertige, et tomba dans la fatigue aussi soudainement qu’une brique tombe d’une ruine.
Elle se réveilla plusieurs heures plus tard, dans un sursaut et un cri, dans sa bibliothèque à première vue. Un soupir de soulagement s’échappa d’entre ses lèvres, son esprit se tourna bien évidemment vers l’évidence d’un rêve aux sensations très réaliste. Après un regard autour d’elle, elle se leva et commença à ranger des livres sans doute laissé là par les étudiants qui illuminaient la bibliothèque de leur absence. Elle n’avait plus l’habitude d’être seule ici, puisque les élèves avaient reprit l’habitude de venir fouiller dans les livres pour travailler leurs devoirs. Du moins, c’est ce qu’ils essayaient de lui faire croire. Bon nombres des étudiantes féminines étaient là pour en apprendre plus sur cette rivale qui sortait avec leur professeur bien aimé. Quant aux autres, ils attendaient un nouvel incident dans sa bibliothèque.
Alors que la pièce était plongée dans le silence le plus total, un grondement sourd se fit entendre au loin. Diable ! Un orage se préparait ! Après ce mauvais rêve déroutant, il fallait que le ciel lui « tombe » sur la tête. Bien que commençait à surmonter sa peur des orages pour utiliser l’énergie des éclairs avec son épée, les forts orages ne la laissaient pas indifférente, bien au contraire !

Au bout de quelques livres rangés, elle en attrapa un qu’elle ne gardait pas bien longtemps dans la main. Elle sentit du mouvement sur la couverture, et en baissant le regard dessus, eu l’horreur de voir des asticots, des araignées et des créatures rampantes qu’elle ne put identifier. Parcourut d’un frisson de terreur, elle poussa un léger cri et jeta le livre au sol avant de secouer ses bras pour se débarrasser de ses immondes créatures qui venaient de grimper sur ses bras nus. Après avoir surmonté un haut de cœur, elle reposa son regard émeraude sur le livre. Il est net et propre. Elle secoua légèrement la tête, comme pour se remettre les idées en place. Allons bon, elle devait encore être sous le choc de son mauvais rêve…
Un grondement plus violent se fit entendre, faisant sursauter la jeune femme qui reculait du livre, au cas où. Bien qu’elle ne voie plus rien sur la couverture en cuir de l’ouvrage, elle ne se sentait pas bien, comme si cette simple vision avait provoqué un bouleversement si violent en elle que son corps n’arrivait plus à suivre. Un pas. Un second. Plus elle reculait, et plus elle avait cette impression étrange que l’air de putréfiait. Un troisième pas la conduisit devant la fenêtre vers laquelle elle se retourna.

Grossière erreur …

Elle porta sa main à sa bouche pour ne pas crier, mais ce qu’elle vit de l’autre côté de l’épaisse fenêtre luire tourna l’estomac. Un tremblement s’ajouta à son malsaine lorsqu’elle reconnut les créatures qui se tenaient face à elle : ses parents, sa grand-mère, un vieil ami, tous des gens morts, qui se promenaient devant elle, perdant pour certains des membres de leur corps, tous grouillant d’asticots. Son regard se remplit de larmes, et elle tenta même de reculer lorsque les âmes de ses proches la supplièrent de la rejoindre dans la mort. Elle ne savait pas ce qu’il se passait, mais tout cela ne pouvait être dû au hasard. Mais son cerveau était pour le moment bien trop pétrifié par la peur pour tourner normalement. Son corps refusait de bouger, jusqu’à ce que le cadavre en décomposition de sa mère la toucha du bout de ses doigts glacés, dont il en manquait d’ailleurs quelques-uns. Elle poussa un nouveau cri, qui s’apparentait plus à un hurlement de terreur, et parvint enfin à décider son corps à courir vers le fond de la bibliothèque. Malheureusement, elle se heurta à ce qui semblait être un mur invisible, dans qu’elle ne puisse changer de direction. Elle était bloquée dans une sorte de cage invisible, très certainement un piège à démon.

Dehors, l’orage se fait plus hargneux, plus proche que jamais. Si proche que la jeune bibliothécaire à l’impression qu’elle va se faire foudroyée dans sa prison invisible. Mais cette prison ne semble pas bloquer les éléments non organiques, puisque les fenêtres se brisèrent, et le vent s’engouffra dans la bibliothèque, provoquant l’envol des centaines de livres, qui traversent la barrière pour couper la jeune femme. Se demandant bien ce qui pouvait provoquer un tel acharnement sur sa personne, se recroquevillant sur elle-même, les mains au-dessus de sa tête pour se protéger des éclairs qui ne tarderaient certainement plus à la toucher. Mais cet instant n’arriva guère. En revanche, elle vit soudain la bibliothèque prendre feu sous ses yeux, la fumée qu’ils dégageaient lui piquant les yeux et la faisant d’avantage pleurer. Elle voyait les flammes se rapprocher, et se mit à hurler, demandant de l’aide à qui pouvait l’entendre. Mais elle avait beau hurler à s’en écorcher la gorge. Elle n’avait jamais vraiment pensé au moment de sa mort, mais maintenant, elle se disait bien qu’elle n’avait pas envie de mourir. Elle venait de rouvrir son cœur à un homme, qui lui avait ouvert le sien, et ne voulait pas l’en priver maintenant. Mais que pouvait-elle bien faire, coincée dans ce piège, et prête à brûler vive ? Des larmes roulaient sur ses joues, et la fumée commençait à s’insinuer dans ses poumons. Brûlée vive ou étouffée ? Elle ne savait comment allait finir cette grande aventure, mais il était certain qu’elle serait très bientôt terminée… La rage de vivre se fit ressentir une rare fois, lorsqu’elle tenta de créer une bulle pouvant au moins la protéger de la fumée, mais cette dernière ne se forma pas, sans doute à cause du monde d’oxygène qui se faisait sentir dans la pièce. Elle se recroquevilla de nouveau sur elle-même, attendant une mort qui sonnait à sa porte, prête à l’accueillir.

Shyagana …

Elle ne put en cet instant tourner ses pensées que vers l’homme qu’elle aimait et dont elle allait être séparée à jamais, du moins, c’est ce qu’elle croyait, puisqu’une voix se fit entendre, formulant son prénom. Elle releva la tête et plissa les yeux dans une vaine tentative de découvrir le visage de son sauveur, mais reconnu rapidement Shygana. Des larmes roulèrent davantage, et lorsqu’elle vit les langues enflammées lécher le sol et le plafond devant lui, c’est dans un souffle qu’elle prit la parole.

- Va-t’en, laisse-moi, c’est trop dangereux !!!

Mais n’écoutant certainement que son cœur, il ne l’écouta pas et se glissa davantage dans la bibliothèque, les flammes léchant son corps sur son passage. Elle le perdit de vu, et son cœur cessa de battre dans sa poitrine, jusqu’à ce que son corps réapparaisse brûlé de toute part au niveau des vêtements, mais le corps apparemment intact. Ne voulant pas espérer trop vite, et de peur qu’il se fasse tout de même mal, elle baissa son regard au sol, résistant à l’envie de se jeter sur la muraille invisible en tentant de s’en échapper, elle entendit un hurlement qui lui glaça le sang une fois de plus. Elle se redressa, inquiète, et son cœur se brisa dans sa poitrine lorsqu’elle le vit bloquer sous une étagère. Elle s’effondra au sol, impuissante, ne pouvait rien faire pour lui venir en aide, et très certainement condamné à le voir périr sous les flammes par sa faute, à cause de l’amour qu’il lui portait.

Elle pleura autant que la fumée lui permettait de le faire, se maudissant d’être si faible et si inutile, se rassurant sur le fait que bientôt toute douleur disparaitrait, et qu’elle aurait enfin le châtiment tant mérité ! Pour toutes les morts qu’elle avait causés, directement ou non, il fallait bien qu’elle paye un jour. Pour la mort d’Hyaweh, Saphire, Elund, tous les autres, et même pour Shyga, elle allait passer l’éternité dans les flammes, telle la démone qu’elle n’avait jamais voulu être mais qu’elle était cependant.
Une voix se fit alors s’entendre dans son esprit, très certainement la première de toute une éternité de torture. A chaque phrase, elle s’effondrait davantage, à chaque mot, elle se haïssait encore plus, à chaque syllabe, son cœur en miette haïssait cette vie de faiblesse et d’impuissance qui avait conduit à la mort de tant de ses proches. En revenant au lycée en tant que bibliothécaire, elle voulait devenir plus forte et protéger ceux qu’elle aimait, mais comme pour bien des choses, elle avait échouée. Mais cette fois, c’était la dernière fois qu’elle échouait puisque la mort lui tendait les bras. Elle regarda une dernière fois le visage de Shygana, tordu de douleur, et son corps s’affala au sol, sans force, très certainement les fumées qui avaient accomplies leur tâche…
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MessageSujet: Re: Et toi, de quoi as-tu peur Grande Sœur ?   Sam 6 Fév - 12:14

Et toi, de quoi as-tu peur Grande Sœur ?


ft. Priecia Ark





Les murmures se faisaient plus lancinants dans la tête de Priecia. Toujours plus blessant et s’insinuant dans son esprit de tel sorte que la demi-démone ne puisse en penser autrement. Un serpent bleuté l'enlacer de ses froides écailles. Il s'enroula autour de son cou, l'obligeant à observer la scène. Ses crocs menaçants et dégoulinants de venins l'incitèrent à ne pas fermer les yeux sous peine d'être violemment mordu en plein visage. Ainsi, Priecia fut contrainte de regarder Shygana être consommer par les flammes, bientôt plus aucun son ne se dégageait de sa bouche. La bibliothécaire regardait de ses yeux impuissants, le corps complètement calciné de son aimé. Le serpent semblait rire à son oreille, la demi-démone, était si abattu qu'elle ne réagissait même plus. Elle sentait le serpent serrer sa gorge au fil des minutes.

Avait-elle peur de mourir ?

En cet instant, non. Elle qui avait tout perdu, la mort ne serait qu'une délivrance. Plus de morts, plus de souffrance. Le serpent desserra un instant son emprise pour lui murmurer des dernières paroles :

??? : Tu mourras, comme tu as vécu : en faible.

Et il avait raison. Mais que pouvait-elle faire..? C'est ce qu'elle était faible. Le reptile s'en alla, glissant sur le sol. Les yeux de Priecia le suivit sans vraiment le vouloir. Son regard tomba sur une paire de talons noirs. La jeune femme ensanglanté leva la tête au fur et à mesure que le serpent grimpait sur ce nouvel arrivant. Elle n'en revenait pas. Devant-elle se tenait.. Elle même. Tout du monde, une version démoniaque d'elle. La démone, qui caressait le serpent d'une main, regardait son double
en piteuse état. Elle se tenait la, droite et fière. Priecia ne pouvait détacher son regard d'elle.. Elle, dont la puissance dépassait la sienne. Elle le sentait.. Elle.. Elle l'enviait. Priecia voulait cette puissance. Elle voulait être forte. Elle aurait donné n'importe quoi pour l'obtenir. Le double démoniaque s'approcha d'elle, plus elle s'approchait plus Priecia ressentait cette aura écrasante sur son corps et son esprit. Le piège a démon avait disparut, et la démone saisit fermement Priecia par le cou, venant la plaquer contre le mur le plus proche. Elle était si forte.. Visiblement, le double démoniaque souhaitait détruire la Priecia originelle. Ses yeux noirs étaient plantés les émeraudes de son opposé. Elle avait l'air invincible.. Le cœur de Priecia s'emplissait alors de ténèbres, tandis que son double prit la parole.

Priecia Démoniaque : Deviens moi.


Puis ce fut le néant. Tout avait disparut autour d'elle.

Absolument tout.

La bibliothèque, les flammes, l'odeur de chair fumée, le serpent, Shygana, et cette Priecia démoniaque.

Tout.

La jeune femme fut aspiré par des ombres, recouvrant son corps et dans un dernier cri de rage et de peur.

Elle se réveilla, en sueur, dans sa chambre. Cauchemar ou réalité, elle ne le sera jamais vraiment. Mais une chose était bien réelle, sa soif de pouvoir et de puissance et éliminé cette Priecia faible qu'elle ne supportait plus d'être.

Dans le couloir, on pouvait entendre raisonner des pas et une voix aïgu chantonner. Priecia se leva en vitesse, manquant de trébucher en ouvrant la porte de sa chambre. Au loin elle aperçut, deux entités mi-humaines mi-ombres, ces dernières se retournèrent, des sourires carnassiers se dessinèrent sur leur visage, puis ils continuèrent leur chemin, main dans la main, disparaissant comme elles étaient apparut.. Dans l'ombre de la Nuit.



Conclusion du Maitre des Lieux :

Suite à ce rp, voici les contraintes imposés pour tes futurs rps :

• Constamment sur tes gardes/Ronger par la peur.
• Impossibilité de dormir tant que la terreur règne dans ton cœur.
• A cause de la fatigue, ton personnage sera moins jouasse et plus agressive
• Hallucinations auditives et visuelles.
• Une envie grandissante de vouloir plus de puissance.


Ces effets dureront trois rps (rp solo accepté) et je vérifiai personnellement que tu appliques ce qui vient de t'être imposé.

Bon courage!




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